cannelle
en bio, les saveurs du monde
Accueil -> Plan du site

Filière safran, Iran


En bref

Pays : Iran
Zones de production : le safran à Sabzevar, au Nord-Est de l'Iran à plus de 1500m d'altitude
Date de début du programme filière équitable : 2014
Nombre de bénéficiaires : une soixantaine de personnes.
Cultures : safran (Crocus sativus)
Surface : 10 ha
Label : labellisé Biopartenaire depuis 2014
Partenariat: contrat d’engagement d’achat de 3 ans (prix et volume), avec un prix rémunérateur pour les producteurs.
Aide au développement : amélioration des réseaux d’irrigation ; actions d’amélioration de l’accès aux soins...
Produits concernés : pistils de safran Cook (entiers et en poudre)


Partenariat

Arcadie s’est associée à une entreprise locale, Nomade Palize, qui a entamé un partenariat avec les producteurs de rose à partir de 2007. À cette époque, des intermédiaires leur achetaient des pétales de rose et les distillaient dans d'autres villages alentours. Les producteurs réalisaient également une petite production artisanale. Sur leur demande, Nomade Palize les a accompagnés dans la création et la construction d'une coopérative et d'une distillerie via un financement d'une partie de la distillerie et l'apport d'un appui technique. 

60% des parts de la coopérative appartiennent aujourd'hui aux producteurs.



Le safran

Le safran une culture en milieu sec mais très dépendante de l’eau…

La culture du safran est ancestrale dans la province du Khorasan. Au nord-est de l’Iran, à environ 1500m d’altitude, cette région est idéale par son climat semi-aride et sec, au sol argileux. Le safran a besoin de beaucoup d'eau (inondation du champ) au moment de la chute de température (autour de 0°C) afin qu'un choc thermique se produise. Ce choc permet l'éclosion de la fleur environ 3 semaines après. Plus il fait froid, plus le choc thermique sera intense, meilleur sera le rendement. L'intervention de l'homme est donc importante à ce moment décisif pour réunir toutes les conditions permettant un bon rendement. Le bulbe de safran doit être planté profondément dans le sol pour supporter les basses températures, de la terre doit être rajoutée tous les ans pour le protéger car il remonte naturellement.

1 ha de culture est nécessaire pour obtenir 10kg de safran.



Les projets de plantation

Trois projets de plantation sont à l’oeuvre pour l’approvisionnement en safran. Le projet d’origine, celui du producteur Mohamad Kohan et sa famille, dans le Khorasan, est labellisé Biopartenaire®depuis 2014.

Deux autres projets se sont joints ensuite : le projet Kalot, labellisé Biopartenaire® en 2017, et le projet Tima Safran, en cours de certification.

Mohamad Kohan cultive le safran avec ses 3 fils, sur 10 ha en bio. En plus du safran (80% des terres), il a des cultures vivrières : blé et orge. Il fonctionne sans intermédiaire, récolte manuellement, sèche à l’air ambiant et conditionne son safran sur place. La récolte nécessite 10 personnes. Depuis plusieurs années, la région subit d’importantes sécheresses, et le fonds de développement a essentiellement servi à acheter de l’eau d’irrigation. 

Nomade Palize gère directement les deux autres projets, Kalotet Tima Safran. Pour respectivement 6 et 12 ha de safran, la société emploie une soixantaine de personnes pour les opérations de culture et de récolte. Un mode d’irrigation plus écologique, par aspersion, a été mis en place. Des méthodes de fertilisation innovantes sont également à l’oeuvre : vermicompost* pour le projet Kalot ; bassin à poissons** pour le projet Tima Safran.

* compost issu du travail de vers à compost

** dont les déjections servent à fertiliser



Aide au développement de la culture du safran

La durée de vie de chaque parcelle de safran est de 5 à 7 ans. On y cultive ensuite du blé, de l’orge, du fourrage – cultures moins exigeantes. Il est donc important de pouvoir agrandir les zones de production, en acquérant de nouvelles parcelles. Nomade Palize a également à cœur d’améliorer la technique de culture du safran, afin d’avoir un impact écologique minimal, notamment sur la gestion de l’eau.

Mohamad Kohan est soutenu par Nomade Palize pour améliorer sa production biologique. Le fonds de développement qui est versé par Arcadie et Nomade Palize sert principalement à l’amélioration de son système d’irrigation : aide à l’approvisionnement en eau pour l’irrigation des parcelles suite à des sécheresses ponctuelles (projet Kohan notamment), amélioration du système d’irrigation par l’achat de tuyaux (limitation de l’évaporation et de l’infiltration dans les sols). En 2015, il est utilisé pour aider à aménager un atelier spécifique pour le safran, en 2016 pour acheter du fumier. Un spécialiste de la culture du safran a par ailleurs été engagé par Nomade Palize pour suivre et accompagner Mohamad et sa famille.

Sur les deux autres projets, récents, les actions de soutien au développement ne sont pas encore en place.