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Filière rose de Damas, safran


Pays :Iran
Zones de production : la rose de Damas est cultivée dans la région de Joswsheghan et le safran à Sabzevar, au Nord-Est de l'Iran à plus de 1500m d'altitude
Date de début du programme filière équitable : 2009 pour la rose, 2014 pour le safran
Nombre de bénéficiaires : 150 producteurs cultivant pour la rose, dont 13 producteurs sont suivis et certifiés ESR. Une famille entière pour le safran, soit environ 20 personnes pendant la récolte.
Cultures : rosier de Damas (Rosa Damascena) et le safran (Crocus Sativus)
Produits concernés : hydrolat de rose, pistils de safran
Surface : 80 ha pour la rose, 10 ha pour le safran

Arcadie s’est associée à une entreprise locale, Nomade Palize, qui a entamé un partenariat avec les producteurs de rose à partir de 2007. À cette époque, des intermédiaires leur achetaient des pétales de rose et les distillaient dans d'autres villages alentours. Les producteurs réalisaient également une petite production artisanale. Sur leur demande, Nomade Palize les a accompagné dans la création et la construction d'une coopérative et d'une distillerie via un financement d'une partie de la distillerie et l'apport d'un appui technique. 

60% des parts de la coopérative appartiennent aujourd'hui aux producteurs.

La rose de Damas

Les roses sont cultivées depuis des siècles en Iran. Cette culture traditionnelle, dont la vente constitue la principale source de revenus des producteurs, est en effet bien adaptée au climat froid et sec d'altitude.

La rose de Damas est présente de façon significative dans plusieurs régions d'Iran où les cultures sont toutes situées entre 2000 et 3000 mètres d'altitude. Les champs sont regroupés autour de points d'eau et les roses sont tributaires de systèmes d'irrigation souvent anciens. L'altitude et l'aridité du climat dû à la sécheresse de l'air, permettent aux roses de se développer sans recours à des produits phytosanitaires. Les pétales des roses sont récoltées quotidiennement entre mai et fin juin et transportées aussitôt à la distillerie comprenant 6 alambics. Chaque alambic peut contenir une tonne de pétales de rose. Mélangées avec une tonne d'eau bouillie et refroidie à la vapeur, on obtient 1 tonne d'hydrolat de rose et 0,10 kg d'huile essentielle.

Programme  Bio Biopartenaire

Outre l'aide apportée à la construction de la distillerie et au montage de la coopérative, cette filière travaille sur les axes de développement suivants avec les producteurs :

-Mise en place d'un appui technique aux producteurs (gestion des ressources en eau,...) via la mise à disposition d'un ingénieur rattaché au ministère de l'agriculture et rémunéré par les acheteurs.

-Engagement sur le long terme par un contrat collectif. 

-Fourniture de sacs en tissus de couleur distincte pour la cueillette et le transport jusqu'à la distillerie afin d'éviter tout mélange et contamination avec la production non biologique

-Aide au financement d'équipement d'irrigation sur les parcelles de certains producteurs et d'un dispensaire de premiers soins au sein du village.

-Amélioration des routes menant au village grâce au soutien du ministère de l'agriculture.

Fonds de développement

Le fond de développement de cette filière a permis de développer différentes actions ces dernières années :

 -2010 : Participation à la construction en dur du réseau d’irrigation de certaines parcelles de rosier dans le but d’éviter l’évaporation et l’infiltration de l’eau dans le sol.

- 2011 : Participation à la construction d’un dispensaire pour les soins médicaux.

- 2012 : Participation à la mise en place de cours de soutien en anglais et informatique, sports et loisirs pour les enfants du village pendant les vacances scolaires d’été, et renouvellement de la participation à la suite de la construction du dispensaire.

- 2013: Comme pour l’année précédente, participation à la mise en place de cours de soutien en anglais et informatique, sports et loisirs pour les enfants du village pendant les vacances scolaires d’été.


Le safran

La culture du safran est ancestrale, idéale dans un climat semi aride et sec, au sol argileux. Le safran a besoin de beaucoup d'eau (inondation du champ) au moment de la chute de température (autour de 0°C) afin qu'un choc thermique se produise. Ce choc permet l'éclosion de la fleur environ 3 semaines après. Plus il fait froid, plus le rendement est prometteur car plus le choc thermique sera intense. L'intervention de l'homme est donc importante à ce niveau pour réunir toutes les conditions permettant un bon rendement. Le bulbe de safran doit être planté profondemment dans le sol pour supporter les basses températures, de la terre doit être rajoutée tous les ans pour le protéger car il remonte naturellement.

1 ha de culture est nécéssaire pour obtenir 10kg de safran.

Fond de développement

- 2013: Aide à l'approvisionnement en eau pour l'irrigation des parcelles suite à une sécheresse ponctuelle

- 2014: Amélioration du système d'irrigation par l'achat de tuyaux afin d'optimiser la consommation d'eau.