cannelle
en bio, les saveurs du monde

girofle

Pays : Madagascar

Date de début du programme équitable : 2004

Culture : giroflier 

Épices fournies : De cette filière, Arcadie importe la vanille, le girofle labellisé Biopartenaire, mais aussi la muscade, le macis en bio.

 Arcadie s’est associée à l’entreprise Golgemma afin de structurer une filière, pour produire de la vanille et des clous de girofle bios et équitables. La vanille, suite à la crise, n'est plus à ce jour labelisée Biopartenaire.

Partenaires locaux 

Cette filière comprend plusieurs partenaires : Golgemma, Arcadie, une société locale : Parapharma, et des producteurs réunis en associations paysannes, pour 75% environ, ou des producteurs isolés et indépendants.

Enjeux

Cette filière travaille sur divers points de développement, au delà d’une juste rémunération, à savoir :

• Des règles de vente précises et connues des producteurs dès le début de la campagne.

• Des interlocuteurs uniques et fiables.

• La possibilité d’obtenir des avances sur production lorsque cela est nécessaire.

• Un paiement immédiat.

• Des visites régulières favorisant l’accès à des documents et un appui technique qui permet d’améliorer la qualité et la quantité, autrement dit la rentabilité de la plantation.

• Des bonus reversés aux producteurs en période de soudure.

• Une incitation à s’associer en groupements paysans pour pouvoir initier de nouveaux projets (extensions, coopératives, pépinières en commun).

Arcadie et Golgemma s’engagent également à un soutien technique sur place, par l’apport de spécialistes et techniciens qui forment les paysans, fournissent des documents didactiques et informatifs, et assurent un contrôle qualité par la formation continue sur le terrain lors de la collecte par les sous-collecteurs, lors de la visite des paysans sur le site de préparation, enfin lors des préparations et durant la maturation précédent l’exportation.

Fond de développement

Cette filière a obtenu, lors de la campagne 2011, une prime qui a permis de financer 4000 pieds de girofliers distribués aux associations de producteurs du Sud-Est de Madagascar en août 2012, qui les ont plantés afin de pérenniser sur le long terme les productions de clous de girofle.

Description du programme

- Apport de critères d’hygiène dans la production de vanille et girofle.

- Mise en place de productions biologiques et formations sur les critères de ces productions.

- Aide à la pérénisation des arbres sur le long terme.

Le girofle :

Le girofle est originaire des Moluques (Indonésie). C’est un arbre pouvant atteindre 15 mètres qui peut être cultivé dans toutes les zones tropicales.

Le clou de girofle est le produit le plus connu ; c’est le bouton floral séché. Mais le giroflier est aussi à l’origine d’autres produits :

  • L’huile essentielle de clou de girofle
  • L’huile essentielle de griffe (c’est la tige des boutons floraux)
  • L’huile essentielle de feuilles (pour la grande proportion d’eugénol qu’elle contient).

Le clou de girofle bien connu comme épice est étonnamment largement plus utilisé en quantité pour la confection de cigarettes « Kretek » en Indonésie.

À Madagascar, il a été introduit par les colons français comme la majorité des produits de rente.

La production :

Le giroflier se multiplie généralement à partir de la graine appelée aussi antofle. Bien souvent ce sont des sauvageons qui germent naturellement sous les girofliers où l’on a oublié de récolter quelques clous qui développent alors leur fruit.

On peut, bien entendu, produire de jeunes plants en pépinière à partir de l’antofle plantée dès qu’elle est mûre car le pouvoir germinatif décroît très rapidement. L’arbre supporte différents types de sols mais il produira bien mieux sur des sols plus fertiles. A la plantation du jeune arbre, un apport de fumier ou compost accélère la croissance et hâte la mise en production qui démarre à l’âge de 4 ou 5 ans.

Le giroflier ne nécessite aucune taille et seul un désherbage est nécessaire de temps à autre. Cela permet également de fertiliser l’arbre en ramenant les déchets à son pied. Les racines étant superficielles, elles peuvent facilement exploiter cette fertilité rapportée.

C’est à l’âge de 20 ans que l’arbre produit le plus et il peut vivre jusqu’à 80 ans. Une bonne production est de l’ordre de 20kg de clous frais soit environ 10kg de clous sec.

Souvent, après une bonne année, les 2 ou 3 années suivantes sont médiocres. C’est le seul vrai problème de cette culture.

Si l’arbre est planté pour la production de feuille, sa culture est incompatible avec la production de clous car les ramures fortement sollicitées ne développent jamais d’inflorescence.

À Madagascar, dans certaines régions, les producteurs essaient de mélanger les deux productions (feuilles et clou) mais ce n’est jamais une opération rentable. Cette pratique est surtout dictée par la nécessité de générer des revenus rapidement sans penser que la récolte de clou sera compromise.

La préparation

La cueillette du girofle est une opération laborieuse car les clous sont répartis sur toute la canopée par grappe de 8 à 12.

Un bon cueilleur peut récolter 10 à 20kg de clous et griffes frais par jour.

Le travail suivant, effectué à la main par les cultivateurs eux-mêmes, consiste à séparer les clous de leur griffe, grappe par grappe. Ceux-ci sont mis à sécher séparément au soleil pendant 4 ou 5 jours. Ils ont alors un taux d’humidité de 20 à 25% et sont vendus à ce stade aux collecteurs qui devront parfaire le séchage pour arriver à la norme de 12% à 16% d’humidité.

La qualité est surtout fonction de la maturité du clou.