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Finances Chapitre 1

 

Le financement d’une coopérative est assez simple : Les agriculteurs sont payés sur le produit des ventes, ils assurent le financement eux-mêmes. Du moins c’est la théorie. Aussitôt que c’est possible, la coopérative essaye de payer les producteurs un peu plus tôt, avant même que les récoltes soient complètement vendues.

 

Cette organisation sociale suppose une grande confiance entre les membres de la coopérative, entre ceux qui sont producteurs et les éventuels salariés qui se chargent de la vente. En effet, un producteur indépendant peut espérer vendre ses récoltes à un tarif plus élevé, s’il trouve lui-même son client, qu’un producteur adhérent d’une coopérative. Même si la coopérative lui rend le service de stocker ses plantes jusqu’au moment où elles sont vendues, de chercher aussi des clients pour des lots que lui-même aurait du mal à écouler, le différentiel entre les deux tarifs, ajouté à un délai de paiement qui s’allonge, devient rédhibitoire et le producteur tente alors de vendre ses récoltes de son côté, ruinant alors les efforts de la coopérative pour élaborer un programme et trouver une clientèle pérenne.

De plus, au sein d’une coopérative, les rôles se distribuent peu à peu, en fonction des compétences. Assez vite ceux qui sont doués pour le commerce cessent de produire, et un fossé se creuse entre les deux. Ceux qui sont dans le champ n’ont pas conscience de la réalité économique, ceux qui sont dans les bureaux oublient les difficultés liées à la météo, aux parasites....

Au moment où l’Herbier des Pyrénées commence à avoir des difficultés à écouler son stock, rares sont les producteurs qui continuent de faire confiance à la coopérative. La plupart s’en éloigne et tente de soncôté l’aventure de la “vente directe”.