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Nos emballages

Nos conditionnements, les matières de nos conditionnements

L’emballage des plantes sous la marque Herbier de France a évolué au fil du temps. Nous avons essayé de le rendre de plus en plus protecteur pour les plantes, et aussi d’utiliser le plus de matières naturelles, aisément recyclables. Ces améliorations sont dépendantes des progrès que fait l’industrie des emballages, elle-même influencée par les critiques et les nouvelles exigences des consommateurs.

Tout dernièrement nous avons pu supprimer la fenêtre en plastique et le cavalier autocollant en PVC. Notre sachet est donc intégralement en papier, une petite exception toutefois pour la bande siliconée que l’on détache de l’étiquette avant de coller celle-ci sur le sachet. Nous menons actuellement une étude pour trouver une solution plus satisfaisante sur le plan écologique.

 

Alors pourquoi abandonner le verre et revenir au plastique pour nos flacons d’épices ?

La raison historique, qui a servi de déclencheur, tient à la difficulté que nous avions à trouver un fournisseur de bouchons pour nos flacons en verre. En effet notre fabricant de flacons en verre ayant décidé d’abandonner la fabrication de notre modèle de flacon, nous étions contraints de nous tourner vers un autre modèle pour lequel nous ne trouvions pas de bouchon à notre goût. 

À cette occasion, nous avons réfléchi à plusieurs hypothèses de remplacement, à une époque où le PET commençait à apparaître sur les rayons, même pour les produits Wéléda par exemple. Comme tout le monde ou presque, nous avions la conviction que le verre était le matériau idéal, écologique, recyclable et propre. Il avait un inconvénient que nous connaissions : les risques d’éclats à l’intérieur d’un flacon neuf. En consultant les documentations que nous avons pu nous procurer, nous sommes allés de surprise en surprise : en particulier nous avons découvert, ce qui est maintenant très connu, que le verre avait plusieurs gros défauts :

  • La consommation d’énergie nécessaire à sa fabrication
  • La consommation d’énergie nécessaire à son transport car le verre est très lourd

Enfin l’analyse du cycle de vie du verre révèle qu’il dégage à peu près 3 fois plus de CO2 que le PET (Pour une bouteille de 1 litre en verre 345g, en PET 126g, cf. étude).

En dehors de son aspect esthétique le verre n’a finalement qu’un seul avantage par rapport au plastique : il est recyclable à l’infini. Le PET n’est recyclable qu’un certain nombre de fois (encore que là aussi les techniques s‘améliorent) ; il a aussi l’avantage d’être utile dans le process d’incinération des déchets. En effet il ne dégage pas de produits toxiques lorsqu’on le brûle, et en élevant la température des déchets à brûler il se substitue au pétrole qui serait utilisé en son absence pour incinérer les déchets. C’est-à-dire que lorsque des déchets sont brûlés, si la température n’est pas assez élevée, soit on utilise du pétrole pour élever cette température, soit c’est le PET qui joue ce rôle.

Évidemment il vaudrait mieux ne pas brûler de déchets. Mais il faudrait surtout faire moins de déchets, et là, la responsabilité des consommateurs est réelle. Par leurs choix de consommation ou de non-consommation, ils orientent les techniques des fabricants, qui trouveront toujours une solution technique adaptée, parce que c’est pour eux une question de survie.

Pour en revenir à nos choix d’emballage, nous avons fait le choix du PET. Comme notre but n’était pas d’améliorer nos marges, mais que de fait cette solution était plus économique que le verre, nous avons choisi de maintenir nos prix, alors que les nouveaux flacons (en PET donc) contenaient 10% de produit en plus.

Ceci dit, le PET est une solution provisoire au problème posé. Nous restons “en veille”, attentifs à l’émergence d’un meilleur système. Nous sommes très heureux de constater que les ventes “en vrac” à destination des consommateurs se développent. On peut rêver qu’un jour les épices se vendront “au poids”, en sachets par exemple, que l’on transvasera en rentrant chez soi, dans des récipients en grès, fabriqués par le potier du coin, fermés par des bouchons de liège… Cela demandera de la main d’oeuvre, mais qui s’en plaindra ?