ARCADIE croquis futurs batiments 2022 projet Ouvert Seuil Architecture illustration Matthieu Marty 800x500
Sep 13, 2021 Martin Lacroix 0 comments
Nouveaux bâtiments épisode 1 # Le rêve

Nouveaux bâtiments épisode 1 # Le rêve

À Arcadie, nous avons la chance de travailler dans des locaux pas communs : conçus avec beaucoup de matériaux naturels, ils ont un bon bilan écologique et sont agréables à habiter. Le bois y est notamment très présent, à l’extérieur comme à l’intérieur. Il y a aussi beaucoup de verdure autour des bâtiments, des endroits pour se poser au calme. Mais tout ceci ne nous suffit plus. Pourquoi ? Que va-t-on faire ?

 

On pousse les murs

Un argument de taille qui nous pousse à mettre en branle un nouveau projet de bâtiments est le manque de place. Notre activité grandit et nous avons besoin de plus d’espace de stockage, de plus d’espace pour les équipes qui elles aussi s’agrandissent. Mais où nous arrêterons-nous ? Bien avant d’avoir des milliers de salariés et d’être cotés en bourse, rassurez-vous.
Nous avons aussi le projet d’ouvrir un magasin d’usine et cela aussi demande de l’espace supplémentaire. Nous avons acquis un terrain adjacent à notre emplacement actuel, nous permettant ainsi d’envisager sérieusement un agrandissement.

Nos stocks sont pleins septembre 2021

Notre cale est pleine et archi pleine ! Ça va bientôt déborder !

Envie d’aller plus loin dans l’exigence liée à nos bâtiments

Depuis la construction de nos derniers bâtiments, diverses rencontres nous ont fait prendre conscience que nous pouvions faire un pas supplémentaire du point de vue de l’impact de nos bâtiments. Et si nous renforcions encore la biodiversité sur le site ? Et si nous économisions encore plus les ressources ? Et si nous rendions notre lieu de travail encore plus agréable à vivre ? Car nous y passons quand même une bonne partie de notre temps…

Habitations en matériaux locaux

L'harmonie entre l'Homme et son environnement peut aussi s'exprimer par l'habitat

Une rencontre et un accompagnant

L’entreprise Pocheco a écrit une très belle histoire dans le Nord de la France : la transformation d’une activité industrielle déclinante (fabrication d’enveloppes) en un projet dynamique, écologique et novateur. Elle a capitalisé son expérience en créant le bureau d’études Ouvert, spécialisé dans l’accompagnement des entreprises et des collectivités dans leur transition écologique. Pour parler de leur démarche, ils utilisent un nouveau mot : l’écolonomie…
Nous sommes allés visiter leur entreprise et avons été conquis : c’est avec eux que nous souhaitons élaborer notre projet de nouveaux bâtiments !

cuve incendie vegetalisee usine Pocheco_photo_Laurent Mayeux_800x500

Vue sur une partie de l'entreprise Pocheco, avec au milieu la jolie cuve végétalisée de réserve incendie (photo Laurent Mayeux)

Mise en place du travail collectif à Arcadie

Chez nous, tous les projets importants sont portés par un collectif. Nous avons la conviction qu’ils sont bien plus performants avec cette façon de faire. C’est pourquoi nous avons constitué un groupe représentatif de la diversité des Arcadiens pour poser les fondations du projet.

Des journées thématiques ont été organisées, lors desquelles Ouvert, associé à l’agence Seuil Architecte et Una,nous a sensibilisés aux enjeux liés au thème du jour (par exemple : la biodiversité), avant de récolter les idées des participants sur ce qu’on pourrait améliorer, mettre en place. Des échanges extrêmement riches ! Qui ont aussi permis à chaque Arcadien de poser un regard neuf sur son lieu de travail.

Ci-dessus : une partie du groupe "Nouveaux bâtiments" sur le terrain récemment acquis, qui va permettre notre agrandissement, avec en arrière-plan nos bâtiments actuels.

Ci-dessous : pour faire jaillir les idées, les différents secteurs d'Arcadie se sont projetés dans le futur, produisant des textes et aussi des formes plus artistiques, voire oniriques...

Dessin Vision Futur Atelier Transfo
Dessin vision futur atelier LHerbier de France 2021

1er résultat : un projet parfumé de rêves...

Sur la base de ce travail collectif, Ouvert / Seuil / Una a planché sur une première proposition, qu’ils sont venus présenter aux Arcadiens en juillet dernier. Parmi les progrès importants à venir, on peut citer la récupération de l’eau de pluie, l’utilisation de l’eau, des végétaux et de la géothermie pour climatiser naturellement les bâtiments, ainsi que la phytoépuration.

Tous les éléments des rêves des Arcadiens n’ont pas pu être intégrés au projet, mais le projet présenté est néanmoins très enthousiasmant !

Et maintenant, il est temps de s’attaquer aux aspects plus techniques, qu’ils soient architecturaux ou financiers. Début espéré des travaux : juin 2022.

ARCADIE site existant 2021 projet Ouvert Seuil Architecture illustration Matthieu Marty 1450px

Croquis des bâtiments actuels (ci-dessus) et du projet (ci-dessous). On peut voir les 2 bâtiments supplémentaires et les principaux aménagements écologiques envisagés (illustrations de Matthieu Marty, cabinets Ouvert + Seuil Architecture).

ARCADIE Projection 2021 projet Ouvert Seuil architecture illustration Matthieu Marty 1500px

Nous vous donnons rendez-vous prochainement pour la suite de cette aventure !

martin lacroix

Auteur de l'article : Martin Lacroix

Écolo (à tendance barjot) et communicant, passionné par les plantes, les humains, les relations entre agriculture et biodiversité. Je dirige le service communication d'Arcadie et suis heureux de mettre mes compétences à disposition d'une entreprise qui incarne de manière authentique la démarche du développement durable. Mon souhait profond est que notre communication contribue - à sa modeste échelle - au changement de société dont nous avons besoin.

Read More
Curry Madras Fort Recette Poisson Riz Denis Faravel 800x500
Sep 03, 2021 Martin Lacroix 0 comments
Le curry est-il une épice ?

En voici une bonne question !!! Et la réponse est… oui et non ! Comment ça, vous n’aimez pas ce genre de réponse ?! Explications…

Le curry est-il une épice ?

Non, le curry n’est pas vraiment une épice

Certains nous diront qu’on pinaille, mais ce qu’on entend le plus souvent par curry est un mélange de plusieurs épices, pas une épice en tant qu’ingrédient unique.

Il existe une infinité de sortes de curry, des plus doux aux plus piquants. Ils varient en fonction des épices disponibles dans chaque région.
 Parmi les ingrédients les plus fréquemment rencontrés dans les currys, on retrouve notamment cumin, moutarde, coriandre, poivre, cardamome, fenugrec, fenouil, piment, poivres, curcuma, gingembre, cannelle, girofle, ail et oignon.

Au sein de la grande diversité des currys, le garam masala ainsi que le curry de Madras sont très connus.

Le plus souvent présenté sous forme de poudre, le curry existe néanmoins aussi sous forme de pâte.

Curry Cook Tas Vu de dessus photo Martin Lacroix 1000x750

Note curry est une de nos meilleures ventes d'épices

Oui, le curry est une épice

On peut trouver dans le commerce des feuilles de curry. Mais alors, de quoi s’agit-il ?

D’un arbre de nom commun Caloupilé ou Karouvaipilai (nom scientifique Murraya koenigii). Originaire d’Asie tropicale, cet arbre de 2 à 4 m de hauteur a été introduit dans plusieurs pays, notamment à La Réunion et l’Ïle Maurice, où il devient même localement envahissant (du fait de sa forte propagation par rejets).
 Dans ces pays, les feuilles sont le plus souvent utilisées fraîches, directement dans les plats, ou après avoir été grillées. Les feuilles séchées perdent une partie de leurs arômes, mais quand on n'a pas l'arbre sous la main, c'est bien mieux que rien !

arbre de curry

Feuilles fraîches de Caloupilé

Voilà, vous en savez un peu plus sur le(s) curry(s) !
Partez à la découverte de la diversité des currys et - pourquoi pas - créez les vôtres !

Curry_Cook_3_Produits_bio_equitable_filieres_Curcuma_Poivre_noir
Melange Curry Madras Fort Cook 100ml Bio Equitable Biopartenaire
martin lacroix

Auteur de l'article : Martin Lacroix

Écolo (à tendance barjot) et communicant, passionné par les plantes, les humains, les relations entre agriculture et biodiversité. Je dirige le service communication d'Arcadie et suis heureux de mettre mes compétences à disposition d'une entreprise qui incarne de manière authentique la démarche du développement durable. Mon souhait profond est que notre communication contribue - à sa modeste échelle - au changement de société dont nous avons besoin.

Read More
cueillette de plantes sauvages
Juil 15, 2021 Martin Lacroix 0 comments
Cueillir soi-même ses plantes : 5 précautions essentielles

Quoi de plus réjouissant que de récolter des plantes aromatiques et médicinales (PAM) dans la nature ? Cette pratique bénéfique à bien des égards n’est cependant pas exempte de risques, pour vous… ou pour les plantes ! Nous vous donnons ici les principales indications pour des cueillettes en toute sécurité.

 

1/ Identifier les plantes avec certitude

Si une majorité de plantes est facilement identifiable et sans cousine toxique ressemblante, il y a des exceptions. Vérifiez toujours les risques de confusion !

Quelques exemples de confusions risquées :

  • Feuilles d’Ail des ours (très bon) et de Muguet (très toxique). Elles se ressemblent et poussent dans le même milieu. L’Ail des ours est aussi parfois confondu avec la également très toxique Colchique d’automne.
  • Cerfeuil des bois (comestible sauf la racine) et Grande ciguë (très toxique). Cette famille botanique à laquelle appartient la carotte comprend plusieurs espèces très toxiques ressemblant à des espèces comestibles.
  • Fleurs de robinier faux-acacia (comestible savoureux) et de Cytise (très toxique).

Le plus sûr : vous faire accompagner par un cueilleur expérimenté et éviter les plantes difficiles à distinguer de cousines toxiques.

Et surtout, en cas de doute, même le moindre : abstenez-vous ! Il en va de votre santé et de celle de ceux qui consommeront le produit de vos cueillettes.

fleurs de Cityse et fleurs de robinier
des fleurs qui se ressemblent énormément, mais la jaune (Cytise) est toxique tandis que la blanche (Robinier faux-acacia) est comestible.
ouvrage d'identification des plantes
Il est indispensable de se familiariser avec le vocabulaire botanique pour identifier sérieusement les plantes. Quelques bons ouvrages vous y aideront. Les applications de reconnaissance sur téléphone portable se développent mais ne remplacent pas la connaissance de l’anatomie végétale...

2/ Choisir des endroits de récolte non pollués

Encore un risque pour vous et ceux qui consommeront vos cueillettes : la contamination par la pollution de l’environnement. Par précaution, évitez les bords de route, de voies de chemin de fer, de cultures, les abords d’usine ou d’autres bâtiments, des maisons individuelles (oui, vous savez, le voisin qui fait du zèle et traite non seulement son jardin mais tout le voisinage avec des produits toxiques*).

Méfiez-vous des paysages ruraux agréables à l’oeil, comme un beau vallon avec prairies, cultures et haies : qui dit culture dit forte probabilité de traitement.
Il est très rare que ces contaminations entraînent des réactions aiguës, mais autant ramasser des plantes les plus préservées possible.

* Depuis janvier 2019, la détention de pesticides par les particuliers est un délit, mais certains ont fait des stocks… Seuls les produits portant la mention « emploi autorisé dans les jardins » sont encore autorisés à la vente.

haie de prunelier à éviter pour la cueillette de plantes sauvages
cette haie fleurie de Prunellier appelle à la cueillette, mais la culture qui la jouxte doit nous en dissuader
chemin de cueillette de plantes sauvages
si les bords de route regorgent parfois de plantes aromatiques et médicinales, ils sont trop sujets à pollution pour être de bons lieux de cueillette.

3/ Éviter les parasites/moisissures

En plus de la toxicité intrinsèque de certaines plantes, tous les végétaux peuvent porter des hôtes dont les effets sont parfois très indésirables : bactéries, vers, insectes.

Les milieux humides sont encore plus propices à la présence des parasites (comme la Douve du foie, un minuscule ver transmis par le bétail, qui peut occasionner d’importants dégâts sur le foie ou d’autres organes humains).

Pour diminuer très fortement les risques :

  • Évitez les cueillettes dans les zones de pâturage.
  • Cuisez les plantes des zones humides (comme le Cresson de fontaine).
  • Délaissez toute plante attaquée par des moisissures ou des champignons.
  • Récoltez à plus de 50 cm de hauteur (oui, ce n’est pas toujours possible...).

Et de retour de balade (surtout en forêt), pensez bien à vous inspecter (on veut dire le corps, pas juste les vêtements) pour ne pas laisser s’installer une éventuelle tique qui aurait réussi à vous grimper dessus !

pâturage à éviter pour la cueillette de plantes sauvages
évitez les cueillettes en zones pâturées ; le risque de présence de parasites augmente fortement avec celle d’animaux.

4/ Cueillir avec autorisation

Certaines zones protégées sont soumises à limitation ou interdiction de prélèvement (réserves naturelles, parc nationaux...). Renseignez-vous et respectez les consignes.

La récolte sur terrains privés, qu’ils soient forestiers ou agricoles, doit recueillir l’autorisation préalable du propriétaire/gestionnaire. Sans quoi le prélèvement est considéré comme un vol, avec les possibles dépôts de plainte et amendes correspondantes.
En contactant le propriétaire, vous éviterez ces tracas, ou une simple remontrance désagréable ; et pourrez même avec un peu de chance sensibiliser votre interlocuteur à la richesse de ses parcelles. Pour de petites quantités, vous avez des chances d’obtenir un accord sans contrepartie autre que de respecter les lieux et de ne pas trop prélever.

Chez certains peuples, l’autorisation est demandée à la plante elle-même, ou du moins un remerciement lui est adressé pour la vie qu’elle représente et qui va être prélevée. Ce que certains considèrent comme du sentimentalisme peut aussi être vu comme une sagesse et une conscience devenues malheureusement trop rares.

foret et champs, demander l'autorisation pour faire votre cueillette suavage
Les forêts et les zones agricoles sont souvent des endroits privés ; il est nécessaire de demander l'autorisation avant d'effectuer vos cueillettes. ça mar

5/ Prélever avec parcimonie

Voici un risque qui concerne les plantes que vous allez prélever dans votre environnement. Ces ressources ne sont pas infinies ; chacun a sa part de responsabilité pour garantir leur préservation.

  • Ne ramassez pas une plante isolée que vous n’aviez jamais vu auparavant dans votre région.
  • Renseignez-vous sur les plantes protégées ou rares. Ce serait tellement dommage de contribuer involontairement à la disparition de certaines plantes !
  • Ces précautions prises, choisissez des endroits de prélèvements où la plante est abondante, et ne prélevez pas plus d’⅓ des plantes présentes.
  • Ne prélevez que la partie que vous allez utiliser et s’il s’agit d’une récolte détruisant la plante (racine, écorce), prélevez encore moins.
  • Enfin, ne prélevez que la quantité que vous êtes sûr de pouvoir préparer, quelle que soit la suite des opérations (cuisson, séchage etc).
fruit des églantiers cueillette de plantes sauvage
Ici, une belle station pour prélever une partie (⅓ max) des fruits de l’églantier (rosier sauvage), les cynorrhodons.

En suivant ces recommandations, vous garantissez une cueillette sans risque pour vous-même, pour les consommateurs de vos récoltes ou pour les précieuses plantes que nous aimons tant. Bonnes cueillettes et soyez prudents !

martin lacroix

Auteur de l'article : Martin Lacroix

écolo (à tendance barjot) et communicant, passionné par les plantes, les humains, les relations entre agriculture et biodiversité. Je dirige le service communication d'Arcadie et suis heureux de mettre mes compétences à disposition d'une entreprise qui incarne de manière authentique la démarche du développement durable. Mon souhait profond est que notre communication contribue - à sa modeste échelle - au changement de société dont nous avons besoin.

Read More
Domaines d'action et piliers de l'économie circulaire. Source Ademe
Juin 18, 2021 Martin Lacroix 0 comments
(ECO-CONCEPTION) #1 L’éco-conception : indissociable de l’économie circulaire

(ECO-CONCEPTION) #1 L'éco-conception : indissociable de l'économie circulaire

L'eco-conception est un sujet complexe que nous ne pouvions traiter en un seul article. C'est pourquoi nous vous proposons une série de plusieurs épisodes sur ce sujet. Commençons par expliquer ce qu'est l'économie circulaire et quels sont ses enjeux actuels.

Urgence : sortir de l’économie “linéaire”

La conscience grandissante de l’urgence à s’engager dans une transition écologique et sociale pousse le secteur économique à remettre de plus en plus fortement en question ses fonctionnements.
Le concept d’économie circulaire, décrit à la fin des années 1980, vise à limiter le gaspillage des ressources et les impacts environnementaux des produits, en augmentant leur efficacité à tous les stades de l’économie. Plus concrètement, cette approche vise à réduire l’exploitation des ressources et à faire durer, ainsi qu’à réutiliser ou recycler plutôt que jeter.
Il est opposé à celui de l'économie “linéaire”, basée sur le fonctionnement suivant : “je conçois - je consomme rapidement - je jette”.

Domaines d'action et piliers de l'économie circulaire. Source Ademe

Piliers et de l'économie circulaire (source : ADEME)

Notions d’économie circulaire

Parmi les mutations à opérer, la conception des produits dans un objectif de longue durée de vie, qui implique des matériaux de qualité et une “réparabilité” (exemple : rendre facile le changement de la batterie d’un téléphone portable...). Mais tous les produits ne sont pas concernés : lorsque vous buvez un jus de fruits, la bouteille vide n’est pas cassée mais vous n’en avez plus l’usage initial.
S’ouvrent alors les voies du réemploi (la bouteille est récupérée et remplie du même produit) ou de la réutilisation (je garde la bouteille comme carafe d’eau). Pour les objets plus complexes, le “remanufacturing” est possible (exemple : récupérer des ordinateurs usagés et en refaire de “nouveaux” à partir des éléments qui fonctionnent encore). Le recyclage ne devrait intervenir qu’après avoir épuisé toutes ces possibilités.

Révolutionnaire, l‘économie circulaire ? Pas si sûr… La réparation, le recyclage, le réemploi, la réutilisation étaient des pratiques courantes jusqu’au milieu du XXe siècle (1). L’évolution de l’économie au cours de la seconde moitié du 20è siècle est plutôt allée dans le mauvais sens et il est grand temps d’inverser la tendance, sans toutefois revenir aux modèles anciens d’économie circulaire, qui ne pourraient répondre aux enjeux actuels.

Exemple de représentation des phases de la vie d'un produit source (source : Cahiers du développement durable.be)

L’eco-conception s’intègre à l’économie circulaire

L’eco-conception est une approche de la conception des produits qui correspond aux objectifs de l’économie circulaire. Elle intègre des notions autres que la seule rentabilité économique et l’efficacité d’utilisation : l’impact sur les ressources naturelles pour la fabrication du produit, sa durée de vie, ses possibilités de seconde vie ou de recyclage sont pris en compte.

De plus en plus d'entreprises s’engagent à faire évoluer la conception de leurs produits pour diminuer leurs impacts écologiques. Elles dépendent d’évolutions à plus grande échelle, comme la disponibilité en certains matériaux, l’amélioration des filières de réemploi, de réutilisation et de recyclage.

Ref. :

1 - L’économie circulaire : mise en perspective historique et enjeux contemporains. Publié par Franck AGGERI | N° 498 - INTELLIGENCE ARTIFICIELLE / ÉCONOMIE CIRCULAIRE

martin lacroix

Auteur de l'article : Martin Lacroix

écolo (à tendance barjot) et communicant, passionné par les plantes, les humains, les relations entre agriculture et biodiversité. Je dirige le service communication d'Arcadie et suis heureux de mettre mes compétences à disposition d'une entreprise qui incarne de manière authentique la démarche du développement durable. Mon souhait profond est que notre communication contribue - à sa modeste échelle - au changement de société dont nous avons besoin.

Read More
désherbage d'une parcelle de thym bio dans le tarn
Juin 04, 2021 Martin Lacroix 0 comments
Notre vision de la bio : ce n’est pas une option !

Depuis toujours, le choix de la bio est pour nous un choix exclusif avec 100% de nos produits certifiés bio depuis la création de la coopérative de producteurs en 1985. Et à l’heure où le dérèglement climatique devient une réalité que nous pouvons toucher du doigt tous les jours, ce choix sans compromis nous apparaît encore plus indispensable.
La bio n’est pas un simple sigle qualité, une option que nous pourrions choisir parmi d’autres, selon notre envie du moment. La bio est la seule solution pour sauver l’humanité, et il faut cesser de toute urgence de déverser des millions de tonnes de pesticides (15 millions de tonnes de pesticides par an, et 150 millions de tonnes d’engrais chimiques), qui tuent la flore, la faune et transforment les terres arables en poussière morte.

Notre vision de la bio : ce n'est pas une option !

Le Bio ou La Bio ?

LE Bio peut être défini comme l’aspect réglementaire et pratique du label “Agriculture Biologique” : les cahiers des charges et autres règlements.

LA Bio est en revanche l’esprit de l’agriculture biologique, la philosophie qui sous-tend cette démarche. Elle va au-delà d’un simple ensemble de règles techniques. Il s’agit d’une vision de l’agriculture - et même de l’alimentation - dans laquelle les pratiques agricoles respectent l’environnement et les êtres humains, avec des filières dont chaque maillon de la chaîne (producteurs, transformateurs, distributeurs) respecte les mêmes engagements.

Nos fondateurs, très engagés dans la bio

Avant de créer Arcadie, Cook et L’Herbier de France, Dominique et Bernard Kimmel ont effectué un “retour à la terre” au début des années 1980. Ils ont produit des plantes aromatiques et médicinales en agriculture biologique dans l’Aude et ont même participé à l’élaboration du premier cahier des charges pour la culture AB de ces productions !

Dominique et Bernard ont réussi à transmettre leur passion et leurs valeurs à leurs équipes et cela explique en partie pourquoi notre lien à la terre est encore bien présent après leur départ, malgré la taille grandissante de notre entreprise.

Dominique et Bernard Kimmel furent eux-mêmes agriculteurs bio avant de créer Arcadie, Cook et L’Herbier de France en 1990.

Bio et commerce équitable devraient être indissociables

Les partenariats avec nos fournisseurs ont toujours été au cœur de nos préoccupations. Nous cherchons le bon équilibre, avec des prix suffisamment rémunérateurs pour les agriculteurs.

Pour nous, une agriculture biologique avec des prix d’achats insuffisants est un non-sens. Le modèle de l’agriculture chimique (qui nous l’espérons, ne s’appellera plus un jour “agriculture conventionnelle”), en plus de polluer notre environnement et de détruire la fertilité des terres et la biodiversité, rémunère souvent très mal les agriculteurs (qui ne survivent alors que grâce aux primes de la Politique Agricole Commune).

De même, une production agricole qui serait certifiée “commerce équitable” mais avec les méthodes de l’agriculture chimique n’a pas de sens selon nous : est-il vraiment équitable de laisser les agriculteurs s’empoisonner (ainsi que l’environnement) avec des produits chimiques ?

logo Biopartenaire commerce équitable et bio
Le label Biopartenaire® est le seul label de commerce équitable uniquement réservé aux productions issues de l’agriculture biologique.

C’est pourquoi nous avons choisi d’engager nos approvisionnements dans la labellisation Biopartenaire®. Ce label certifie en commerce équitable uniquement les productions issues de l’agriculture biologique. Fin 2021, nous devrions atteindre 50% de nos volumes labellisés Biopartenaire® .

La véritable durabilité est à la fois économique, environnementale et sociale

La véritable durabilité n’est atteinte que lorsque ces 3 domaines sont pris en compte : l’environnement, les aspects sociaux et bien sûr la dimension économique.

Par notre engagement d’achat pour minimum 3 ans, sur des prix et des volumes rémunérateurs, le côté “économique” est atteint avec un contrat Biopartenaire®. Pour évaluer ce prix juste, un calcul fin des coûts de production est effectué par le producteur.

La pratique de l’agriculture biologique est garante de la durabilité environnementale.

Quant à l’aspect social, chaque partie d’un partenariat Biopartenaire® s’engage à avancer dans une démarche globale de progrès social. Un “fonds de développement” de 1 à 5 % du montant annuel du contrat, géré par les producteurs, facilite la mise en place des progrès sociaux.

Schema developpement durable
Schéma conventionnel du développement durable (Source : Ministère de l’écologie et du développement durable et commissariat général du Plan

Les productions doivent être au maximum locales

Il est urgent de relocaliser tout ce qui peut l’être. Pour répondre à la demande actuelle française en plantes aromatiques et médicinales, les capacités de cueillette ou de production en France sont actuellement insuffisantes.

Nous déployons ainsi beaucoup d’énergie pour participer à la construction de nouvelles filières agricoles pour ces productions, comme par exemple pour la filière “plantes de garrigues en régions Sud et Occitanie”.

désherbage d'une parcelle de thym bio dans le tarn
Désherbage d’une parcelle de thym chez une agricultrice de notre filière “plantes de garrigues” (photo Martin Lacroix)

Biodiversité agricole : un enjeu crucial à mieux prendre en compte

La biodiversité est capitale pour la durabilité de l’agriculture :

+ de biodiversité = + de fertilité ;

+ de biodiversité = meilleure adaptation des plantes/animaux à leur environnement (variétés et races anciennes plus rustiques) ;

+ de biodiversité = + de régulations naturelles = moins de maladies.

Si les pratiques de l’agriculture biologique favorisent la biodiversité et la fertilité des sols, d’autres approches complémentaires plus spécialement focalisées sur l’ensemble de la biodiversité sont intéressantes pour améliorer encore cet aspect. Parmi elles, le Biodiscore, mis au point par un de nos partenaires, semble une piste intéressante pour évaluer les systèmes agricoles en matière de biodiversité et les améliorer.

Il est nécessaire d’aller au-delà du label “agriculture biologique”

Au-delà du respect des cahiers des charges de l’agriculture biologique (contrôlé par un organisme externe indépendant), nous sommes très attentifs aux risques de contamination des produits issus de nos producteurs par des pesticides issus de cultures non bio proches : nous vérifions les éventuelles contaminations par la recherche systématique de plusieurs centaines de molécules pesticides de synthèse.

Nous sommes également très exigeants sur les qualités sanitaire et organoleptique (saveur, odeur) des productions.

parcelles de thym bio
Les productions issues de l’agriculture biologique ne sont malheureusement pas exemptes de risque de contamination (photo Maxime Beaufey)

Nous souhaitons enfin favoriser au maximum une agriculture paysanne, avec des fermes à taille humaine, et accentuons la prise en compte de la biodiversité dans les zones de production ou de cueillette.

Notre vision de la bio c’est donc une agriculture durable, qui prend soin de l’environnement (fertilité des sols, absence de pollution, maintien d’une grande biodiversité) mais également des Hommes (conditions de travail dignes, rémunération suffisante, haute qualité des produits). Et au-delà de l’agriculture, il s’agit d’une chaîne d’acteurs solidaires et engagés, depuis les agriculteurs jusqu’aux magasins où vous trouvez nos produits.

C’est avec joie que nous progressons chaque jour vers cet idéal, avec l’aide de l’ensemble de nos partenaires.

Sources :

https://www.agencebio.org/questions/quelle-difference-entre-le-logo-ab-et-le-logo-europeen-ab/

https://www.quechoisir.org/conseils-produits-bio-dans-la-jungle-des-labels-n45768/

https://auris-finance.fr/normes-biologiques/

martin lacroix

Auteur de l'article : Martin Lacroix

écolo (à tendance barjot) et communicant, passionné par les plantes, les humains, les relations entre agriculture et biodiversité. Je dirige le service communication d'Arcadie et suis heureux de mettre mes compétences à disposition d'une entreprise qui incarne de manière authentique la démarche du développement durable. Mon souhait profond est que notre communication contribue - à sa modeste échelle - au changement de société dont nous avons besoin.

Read More
Gachis_Epices_Image_Mise_En_Avant
Mar 26, 2021 Martin Lacroix 0 comments
10 astuces pour ne pas gâcher vos épices

10 astuces pour ne pas gâcher vos épices

N’avez-vous pas déjà vécu cette scène : vous arrivez dans une location de vacances, ou un logement de particulier pour une nuit, voire chez des amis, vous allez dans la cuisine, et là vous découvrez un flacon de poivre qui semble comme usé par les siècles.
(Discrètement) vous l’ouvrez et approchez précautionneusement les narines de l’ouverture. Au mieux, rien ne se passe. Au pire, une odeur désagréable, ou juste la sensation piquante, sans plus aucun parfum.

Allez, de temps en temps, une bonne surprise vous attend. Le flacon était trompeur : fraîchement rechargé, son contenu n’a rien à voir avec l’aspect élimé de son contenant. Mais trop souvent, l’intérieur n’est guère plus reluisant que l’extérieur.

Quel dommage, d’autant plus lorsqu’il s’agit de produits résultats d’une grande somme de travail de tout une chaîne de personnes, depuis la production agricole jusqu’aux magasins.

La grande question du jour est donc : comment éviter de gâcher vos épices ?

1. Conervez-les dans de bonnes conditions

Comme pour de nombreuses denrées alimentaires, les principales causes de dégradation des épices sont la chaleur et l’humidité. Choisissez donc avec soin leur endroit de stockage, si possible également à l’abri de la lumière (cette dernière ne dégradera que la partie externe en contact avec elle). Et fermez bien les couvercles !

2. Choisissez les formes qui se dégradent le moins vite

Une règle simple à retenir : plus un produit alimentaire est fractionné en petits morceaux, plus sa dégradation gustative sera rapide (la fragmentation multiplie la surface en contact avec l’air et donc avec les réactions naturelles chimiques et autres de dégradation).

Donc, lorsque vous le pouvez, achetez les épices sous leur forme non moulue, qui se conservera plus longtemps. Cela vous demande de posséder un bon moulin ainsi qu’une bonne râpe (pour la muscade par exemple), mais c’est un investissement modéré et très rentable : qui dit meilleure conservation dit saveurs plus intenses plus longtemps.

3. Achetez des quantités adaptées à votre consommation

Mais qu’est-ce que c’est que cette marque qui ne pousse pas à la consommation !? On aura tout vu… Nous sommes très heureux que vous achetiez nos produits,mais encore plus que vous ne les gâchiez pas. Donc, veillez à acheter des quantités raisonnables, en rapport avec votre consommation. Si vous souhaitez développer votre utilisation des épices - ce qui nous semble une très bonne idée pour vous et ceux qui partagent votre logement - allez-y progressivement.
 Nous vous proposons plusieurs conditionnements, adaptés à différents niveaux d’utilisation.

4. Pensez à utiliser vos épices tous les jours

Cela peut sembler très bête à rappeler, mais nos observations nous incitent à le répéter : même conservées dans de bonnes conditions, les épices ne sont pas éternelles. Après plusieurs années de stockage, elles risquent d’avoir perdu la majeure partie de leurs saveurs, voire de devenir immangeables.
Nous achetons souvent un flacon d’épices dans l’optique de préparer un plat particulier. Pour ne pas gâcher ce qui reste dans le flacon, il faut penser à l’utiliser à nouveau par la suite. Pour cela, deux atouts majeurs : garder les épices bien visibles dans votre cuisine et planifier vos préparations culinaires.
Si vos épices sont cachées au fond du placard, la probabilité de les gâcher augmente significativement. Si vous cuisinez toujours au dernier moment, vous risquez de choisir très souvent les mêmes épices.
Pour vous aider à utiliser plus souvent vos épices, nous avons mis au point spécialement pour vous un moteur de recherche par épice sur ce site. Vous tapez le nom de l’épice, vous sélectionnez (ou pas) le type de plat recherché, vous ajoutez vos éventuelles intolérances alimentaires, vous appuyez sur le bouton recherche : les recettes correspondant à vos critères apparaîtront !

Et le reste du web regorge également de bonne idées culinaires, avec un grand nombre d’épices. Cela demande juste un peu d’anticipation.
Libérez-vous des canons culinaires, libérez-vous des étiquettes : mélange “couscous” dans vos pâtes, mélange “pâtes” dans votre riz, soyez fous ! Utilisez des épices pour vos plats les plus simples : courgettes au paprika, salade d'endives à l’ail des ours etc etc : la créativité n’a de limites que celles de votre imagination et de vos habitudes alimentaires !

5. Dosez suffisamment

Les débutants en assaisonnement sont souvent très prudents avec les quantités. Si cela est sage pour les épices brûlantes ou piquantes, ça peut s’avérer contre-productif pour des épices plus douces. Le risque est la déception d’une saveur peu relevée, qui tient juste à un dosage trop peu important.
Donc testez, et n’hésitez pas à mettre une petite cuillère de plus. Vous pouvez aussi préparer 2 versions du même plat, une plus piquante ou relevée pour les palais habitués, une autre moins concentrée pour les palais très sensibles.
Et pour celles et ceux qui aiment les épices en très petites quantités, vous serez ravi-e-s d'apprendre que nous proposerons dans les prochains mois un présentoir vrac en magasin, pour vous servir exactement la quantité que vous souhaitez, dans le contenant que vous préférez...

Gachis_Epices_Bonne_Dose_IMG_5725

6. Partagez, échangez

Lorsque vous constatez que vous ne réussissez pas à utiliser toutes vos épices, avez-vous déjà pensé à les proposer à votre entourage ? Rien de plus facile qu’un petit flacon à transporter, à donner à un collègue, une ami, quelqu’un de votre famille. Vous pourrez lui faire découvrir de nouvelles saveurs tout en évitant le gâchis.

7. Rendez visible et étiquettez bien !

Gachis_Epices_Rangement_Tiroir_Etiquettes_Sur_Bouchons_IMG_5725

Dans un tiroir, des étiquettes placées sur les bouchons s’avèrent bien pratiques...

Conserver correctement les épices et les garder visibles peut de prime abord sembler contradictoire. Il faut nuancer quelque peu notre propos. La lumière dégrade certes un peu les épices, mais peu en comparaison de la chaleur et de l’humidité. Si vous gardez bien vos couvercles fermés, même avec des flacons translucides (ce qui est les cas de nos flacons Cook ou d’autres contenants en plastique transparent ou en verre) vous pouvez laisser vos épices hors des placards ou tiroirs, à condition de ne pas les stocker trop près d'une source de chaleur ou d’humidité. 
L'étiquetage de vos flacons peut jouer un rôle déterminant, surtout si vous avez une belle collection : si vos épices sont rangées dans un tiroir, un système d’étiquettes sur le bouchon des flacons vous permet de repérer vos épices sans avoir à les soulever une à une, pratique qui s’avère très fastidieuse a-delà de 5 flacons.
Si c’est un placard qui les accueille, l’étiquetage par le dessus peut encore fonctionner pour quelques flacons. Au-delà, un plateau tournant ou un étagement est nécessaire si vous ne voulez pas risquer d'oublier les flacons qui sont le plus au fond...

8. Dédiez-leur un mobilier de rangement !

Vous pouvez également dédier une petite étagère spécialement à vos épices. Elles le méritent bien, elles qui mettent tant de saveurs et de couleurs dans votre alimentation ! Une étagère murale très peu profonde mais avec pas mal de rayonnages fera parfaitement l’affaire. Si vous souhaitez la placer à proximité de votre cuisinière ou plaque de cuisson, des modèles vitrés vous permettront de réduire l'exposition à l’humidité, surtout si vous n’avez pas de hotte aspirante.

9. Tenez les bouchons toujours propres et fermés

Règle de base : gardez vos flacons toujours bien fermés. Cela semble facile, mais il se peut que les bouchons se salissent un peu au fur et à mesure de leur utilisation, surtout pour les poudres. Veillez donc à retirer régulièrement la poudre qui est restée sur la surface de votre bouchon verseur, sans quoi son accumulation peut compromettre la bonne fermeture du flacon.

10. Regardez la DDM et fiez-vous à vos papilles

Si vous transvasez dans des contenants différents vos épices, pensez à y reporter la date de durabilité minimale. Elle est normalement inscrite sur le flacon que vous aviez préalablement acheté. Même si, au-delà de cette date, les épices restent comestibles (1), leurs propriétés gustatives ne sont plus les mêmes. Ce serait dommage de passer à côté de cette info !
Enfin, en cas de doute, goûtez le produit concerné. Si vous le connaissez, vous saurez s’il est s’il n’est vraiment plus bon ou s’il est simplement moins puissant qu’auparavant. Dans ce dernier cas, vous doserez un peu plus qu’à votre habitude pour parvenir à la même intensité aromatique.

(1) Il est important de bien distinguer DDM (date de durabilité minimale) et DLC (date limite de consommation).
La DLC concerne les aliments frais, vendus dans les rayons réfrigérés des magasins et grandes surfaces comme les viandes, les poissons, certains produits laitiers ou de charcuterie. Consommer un aliment de ces catégories après cette date peut comprendre des dangers pour la santé. Cette date est du type jour/mois/année.
La DDM indique quant à elle la durée pendant laquelle le produit garde toutes ses qualités. Le consommer au-delà de cette date n’engendre pas de risque pour la santé mais le produit sera simplement moins savoureux, moins bon. Cette date est du type mois/année.

N° de lot à gauche et DDM à droite...

Munis de toutes ces informations, vous voilà désormais mieux ”équipés” pour éviter de gâcher vos épices. Nous comptons sur vous !

 

martin lacroix

Auteur de l'article : Martin Lacroix

Ecolo (à tendance barjot) et communicant, passionné par les plantes, les humains, les relations entre agriculture et biodiversité. Je dirige le service communication d'Arcadie et suis heureux de mettre mes compétences à disposition d'une entreprise qui incarne de manière authentique la démarche du développement durable. Mon souhait profond est que notre communication contribue - à sa modeste échelle - au changement de société dont nous avons besoin.

Read More
Oxyde_Ethylene_Image_Article_Blog_2 copie
Mar 19, 2021 Martin Lacroix 0 comments
Oxyde d’éthylène : nos produits sont-ils concernés ?

Nouveau scandale alimentaire : l’oxyde éthylène (ETO), un désinfectant gazeux classé cancérogène, majoritairement utilisé pour désinfecter le matériel médical, interdit pour les usages alimentaires dans l’Union européenne depuis 1991, a été retrouvé l’automne dernier dans des graines de sésame originaires d’Inde. Parmi les lots concernés figurent des lots issus de l’agriculture biologique.

Oxyde d'éthylène : nos produits sont-ils concernés ?

Quelques données sur l'oxyde d'éthylène

Synthétisé pour la première fois en 1859, l’oxyde éthylène (ETO) se déploie pendant la première guerre mondiale, avec un double usage comme ingrédient de fabrication d'un réfrigérant (l'éthylène glycol) mais aussi d'une arme chimique tristement célèbre : le gaz moutarde.
En 1938, une méthode de stérilisation des épices à l'oxyde d'éthylène est brevetée aux États-Unis.
Les propriétés fongicides et bactéricides de cette molécule sont également appréciées pour la désinfection du matériel médical (utilisation qui perdure actuellement).
Également utilisé pour fabriquer de nombreux autres produits chimiques, il est le 14è produit chimique le plus fabriqué au monde (1).

Scandale sanitaire dans l'agro-alimentaire

Classé cancérogène, l'oxyde d'éthylène est interdit pour les usages alimentaires dans l’Union européenne depuis 1991.
Et pourtant : il est retrouvé à l’automne 2020 dans des graines de sésame originaires d’Inde. Parmi les lots concernés figurent des lots issus de l’agriculture biologique.

Des centaines de produits contenant du sésame font ainsi l’objet de retraits des magasins.

D’autres catégories de produits dont des mélanges d’épices indiens sont ensuite citées comme sujettes à cette contamination, ainsi que d’autres provenances que l’Inde.

Nos produits sont-ils concernés ?

Nous souhaitons par cet article vous rassurer sur notre vigilance la plus haute à l’égard de cette problématique et vous informer sur les actions que nous mettons en place.

 

1) L’Inde, principale origine des contaminations, est une provenance très minoritaire dans nos approvisionnements. 

2) Nous avons mis à jour notre plan de contrôle pour y ajouter la détection de cette molécule pour les lots à risque vis-à-vis de cette problématique. Cela concerne l’ensemble de nos matières en provenance d’Inde, mais aussi quelques autres origines, au fur et à mesure des données qui remontent de la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) et des organisations professionnelles de notre secteur.
Nous sommes également en lien étroit avec nos fournisseurs afin qu’ils nous fassent part de leurs garanties concernant les risques de contamination par l’ETO.

3) Sur la vingtaine d’analyses commandées à ce jour (laboratoire Eurofins), toutes sont conformes (en-deçà des seuils). Aucun de nos produits n’a été rappelé. Des analyses menées par la Direction des Fraudes sur notre thé (d’origine Inde) sont également conformes.
D’autres analyses sont en cours (parmi lesquelles l'ensemble de nos matières en stock en provenance d'Inde), le délai s’étant considérablement rallongé du fait du surcroît de demandes (à la date de cette publication, le délai est d'une dizaine de jours).

 

Cet allongement du délai d’analyses est susceptible d’entraîner des ruptures ponctuelles sur certains de nos produits et nous nous en excusons par avance. Nous restons mobilisés pour vous garantir le maximum de sécurité sur nos produits.

(1) Site internet d'Andersen Europe, mars 2021 : https://www.anderseneurope.fr/eto-sterilisation/ethylene-oxide/facts-about-eto

 

 

 

 

martin lacroix

Auteur de l'article : Martin Lacroix

Biologiste de formation, passionné par la transmission, par les sujets de l'alimentation, l'agriculture bio, la biodiversité et plus largement le développement durable, je suis responsable du service communication d'Arcadie. Témoigner des efforts constants de notre entreprise pour mieux préserver l'Homme et l'environnement, rendre consommateurs et autres clients plus conscients des enjeux de notre secteur d'activité, telles sont les missions dont je m'acquitte avec joie chaque jour.

Read More
Thym Couv Article Sauvage Cultive
Mar 05, 2021 Martin Lacroix 0 comments
Plantes sauvages ou plantes cultivées ?

Plantes sauvages ou cultivées ?

Nous savons la plupart du temps, pour nos aliments, si ceux-ci proviennent d’une origine sauvage ou cultivée. De nos jours, la très grande majorité de notre nourriture provient de l'agriculture. Qu’en est-il de nos épices et de nos plantes aromatiques et médicinales ? Quelles conséquences cela peut-il avoir ?

“Purement sauvages“

Cette catégorie regroupe les plantes dont la ressource sauvage est suffisamment abondante pour ne pas avoir à les cultiver, ainsi que celles dont la culture a parfois été tentée, mais en vain.

Un plus grand nombre de plantes médicinales sont concernées que les épices, mais il y en a quand même quelques-unes.

Quelques exemples :

- Ail des ours.       - Bruyère.
- Valériane            - Gentiane.
- Genièvre.            - Reine des prés.

Reine_des_prés_photo_MaxCasa_IMG_0021
Racine de gentiane jaune cueilleur coopérative SICARRAPAM L'Herbier de France photo Max Casa

Sauvages et cultivées

On retrouve dans cette catégorie des espèces végétales qui sont présentes à l’état sauvage dans leurs milieux et climats de prédilection, mais qui peuvent néanmoins être cultivées.

La culture permet de produire des quantités importantes lorsque les quantités disponibles en “sauvage” ne suffisent pas pour répondre à la demande.

Cultiver peut ainsi contribuer à préserver les ressources sauvages souvent mises à mal par des prélèvements humains excessifs.

Enfin, cela permet aussi d’implanter des espèces qui ne sont pas présentes spontanément dans une localité mais peuvent être adaptées aux conditions locales.

Quelques épices sont concernées, ainsi qu’un nombre non négligeable de plantes médicinales. Quelques exemples :

- Fenouil            - Ortie
- Romarin          - Thym
- Sarriette          - Camomille matricaire
- Framboisier    - Pissenlit

Les Herbes de Provence peuplent spontanément les garrigues, mais peuvent aussi très bien se cultiver.
Ici une jeune culture de romarin sur notre ferme.
Photo Maxcasa.

 

Cueillette de framboisier sauvage par des cueilleurs de la coopérative Sicarrapam. La culture du framboisier est également engagée par la coopérative pour compléter les volumes "sauvages".
Photo Maxcasa.

 

Uniquement cultivées

Un grand nombre de plantes cultivées se sont éloignées de leurs origines sauvages : on ne retrouve dans la nature que des espèces proches, dont elles ont lentement dérivé au fil de la longue sélection agronomique par l’Homme.

- Gingembre        - Basilic        - Cardamome

- Curcuma            - Cumin        - Safran

gingembre_madagascar_champ

Curcuma frais juste tranché - Madagascar

 

 

Complémentarités “sauvage“ / “cultivé”

Les complémentarités entre les origines “sauvage” et “cultivée” sont intéressantes :

  • Les plantes cultivées sont souvent plus volumineuses que leurs cousines sauvages, plus caloriques. Elles remplissent nos assiettes.
  • Les sauvages sont souvent plus concentrées en nutriments, et/ou possèdent des nutriments que les plantes cultivées n’ont pas.

Quelles différences entre “sauvage” et “cultivé” pour une même espèce ?

Pour une même plante, le fait de la récolter dans son milieu naturel ou dans une culture peut avoir plusieurs répercussions.

 

Le milieu naturel évoque la pureté, l’absence de pollution. Cela est vrai dans un certain nombre de cas, mais il faut rester très prudent. Toutes les zones naturelles proches de zones agricoles sont susceptibles d'être contaminées par des pesticides, soit directement par la propagation aérienne lors des épandages, soit par le biais des eaux qui s’écoulent depuis les zones de traitement.
Les zones naturelles peuvent aussi parfois dissimuler d’autres sources de pollution : anciennes extractions minières ou autres dépôts potentiellement toxiques. Sachez également que les forêts sont pour l’immense majorité des zones exploitées pour le bois, parfois traitées lors de certaines phases de culture (ce n’est que depuis fin 2019 que les forêts publiques ne font plus l’objet de traitements phytosanitaires). Bref : renseignez-vous bien avant d’effectuer des cueillettes en milieu “naturel”. Les cueilleurs avec lesquels nous travaillons sont évidemment rôdés quant à cette problématique.

La culture, si elle est biologique, n’utilise pas de produits phytosanitaires de synthèse. Les agriculteurs bio sont par ailleurs fortement sensibilisés au risque de contamination par l’environnement.

Dans un cas comme dans l’autre, nous sommes de notre côté très vigilants quant au risque de contamination et faisons effectuer des analyses systématiques sur un très large spectre de molécules.

Cynorrhodons_IMG_8957_800x533

Très présent dans les haies, l'églantier peut être sujet à des pollutions par les champs voisins. Il convient de le récolter loin des zones de culture.

Romarin sauvage en fleur dans le Gard

Romarin sauvage en fleurs

Du point de vue des composants utiles des plantes (vitamines, oligo-éléments, huiles essentielles...) la différence au sein d’une même espèce entre sa version “sauvage” et “cultivée” n’est pas si évidente. On peut facilement présumer que la plante dans son environnement sauvage sera à son optimum en termes de concentration en nutriments, mais ça n’est pas forcément le cas. Les modalités de culture vont fortement influer sur la concentration finale en composés actifs.

Nos origines “sauvage” et “cultivée”

Pour nos épices Cook, donc, vous l’aurez compris, la très grande majorité de nos produits provient de plantes cultivées. Parmi les rares récoltes sauvages, citons l’ail des ours et la baie de genièvre.

Pour nos tisanes L’Herbier de France, ce sont 11 espèces qui sont uniquement issues de cueillette sauvage, parmi lesquelles l’aubépine, la reine des prés, la bruyère. 4 autres plantes sont d’origine sauvage ou cultivée selon les disponibilités (chiendent, framboisier, myrtillier, sauge).

Sauvage, cultivée, chaque origine présente ses avantages et ses inconvénients.
Une judicieuse complémentarité de ces "sources" de plantes permet à la fois une préservation de la ressource et une production répondant à la demande.
Des cultures bien menées produisent des plantes de grande qualité...

Read More
gingembre
Les intérêts du gingembre en cuisine

Qui ne connaît pas aujourd’hui le gingembre ? Cette plante exotique est presque devenue un produit de consommation courante dans notre pays. Pourtant, il s’agit bien d’un produit exceptionnel et qui nous vient de loin. Quels sont ses intérêts ? Une réputation millénaire Le gingembre étant utilisé par l’Homme depuis plusieurs millénaires comme plante alimentaire […]

Read More
rhizome de curcuma tout juste déraciné
Fév 05, 2021 Martin Lacroix 0 comments
Le curcuma malgache du champ au flacon

Le curcuma n'est pas implanté depuis très longtemps à Madagascar : les paysans le cultivent depuis les années 1990 et il n'est devenu une culture d'assez grande ampleur commerciale qu’au début des années 2000. Son itinéraire technique (= ensemble des opérations agricoles nécessaires à sa culture) est cependant bien maîtrisé.
Nous sommes fiers du partenariat de longue durée établi avec l’entreprise Phaël Flor et l’association de producteurs Tsinirala et vous invitons à découvrir cette filière ici.
Et pour l’heure, focalisons-nous sur cette noble plante ! Découvrons ensemble son parcours du champ à l’assiette.

 

Le curcuma au champ

Le curcuma fait partie de ces plantes qui sont reproduites par multiplication végétative : plutôt que de semer des graines issues des fruits, c’est une partie de la plante qui est mise en terre (selon les cas un rameau, un bout de tige, un fragment de racine). Pour le curcuma, c’est le rhizome (la tige renflée souterraine que nous consommons) qui est replanté.
La culture est entièrement manuelle.
Les rhizomes sont disposés tous les 40 cm environ. La période de plantation se situe autour de la fin août à fin septembre, mais peut être décalée selon le climat de l’année (elle a été retardée en 2020).
Les principales opérations entre la plantation et la récolte consistent à désherber la parcelle. Le sarclage est utilisé dans cet objectif : un outil à lame est passé en surface et coupe ou arrache les plantes non désirées. Jusqu’à 3 sarclages sont pratiqués pendant les 7 à 8 mois de croissance de la plante.

La récolte débute à partir du mois de mai, simplement effectuée à la bêche. Elle est échelonnée selon les possibilités de réception pour la préparation ultérieure.
2 années de culture du curcuma sont effectuées, auxquelles succèdent une année de culture de riz, maïs ou manioc, puis quelques années de jachère pour laisser la terre se reposer et reconstituer sa fertilité.

 

Préparation après récolte à Madagascar

Les rhizomes sont lavés une première fois dans le fleuve, pour enlever le plus gros de la terre. Ils sont ensuite acheminés en pirogue vers le lieu de collecte, et chargés dans des camions direction l’usine de Phaël Flor.
A l’usine, après vérification de la qualité des lots, le curcuma est à nouveau lavé et aussi brossé. Il est ensuite découpé en fines tranches (chips). La phase suivante est le séchage, qui a lieu d’abord en intérieur dans des cuves avec injection d’air chaud, puis en extérieur grâce à la seule action du soleil. Cette étape prend environ 3 jours.
Une fois le séchage achevé, un travail minutieux de tri est effectué, afin d’écarter les éventuels corps étrangers qui ont pu se déposer pendant le séchage extérieur.
Les chips de curcuma sont alors chargés sur des containers, prêts à partir sur les flots, direction la France.
Le voyage en mer dure environ 7 semaines.
Arrivés au port de Fos-sur-Mer, les containers sont hissés sur des camions pour arriver à nos locaux dans le Gard.

 

Préparation aux ateliers Cook

C’est un des grands moments de l’année que la réception du curcuma à Arcadie ! Tout d’abord, on décharge : c’est physique et poussiéreux (nous expérimentons de nouveaux conditionnements pour éviter ces désagréments).
Après les vérifications “qualité” habituelles (contrôles visuel, olfactif et analyses), les lots sont débloqués et peuvent rejoindre le stock “matières premières”.
Au fur et à mesure de nos besoins, nous procédons au broyage des chips séchées de curcuma, qui deviennent alors la fine poudre que vous connaissez. La propriété colorante du curcuma est éclatante à ce stade : pas besoin d’interroger nos collègues jaunis de la tête aux pieds sur la nature de leur activité pendant les périodes de broyage du curcuma...
Enfin, la poudre de curcuma est conditionnée dans nos différents flacons. Elle rejoint les stocks de produits finis et est prête à être envoyée dans les magasins ou directement chez vous !

 

De votre panier à votre assiette

Vous avez acheté notre curcuma bio et équitable dans votre magasin bio - nous ne sommes pas présents en grandes surfaces - ou sur internet. Très bonne idée ! Reste à l’utiliser, car sachant mieux tout le travail qu’il y a derrière ce petit flacon, vous ne le gâcherez pas ! Pour vous y aider, nous vous proposons de nombreuses recettes sur notre site (section “recettes”) ou dans nos carnets recettes disponibles en magasin ou en lecture numérique.

Nous espérons que ce voyage autour du parcours du curcuma vous a plu et vous donnons rendez-vous pour un prochain “du champ à l’assiette” !

Le parcours du curcuma en images

Pour laisser les images défiler, retirez votre pointeur de souris de l'image

Read More
Facebook
Panier
Il n'y a pas d'articles dans le panier !
Continuer mes achats

Warning: call_user_func_array() expects parameter 1 to be a valid callback, class 'DPC_Module_Professional_Microdata' does not have a method 'proceedMicrodataPerson' in /var/www/html/wp-includes/class-wp-hook.php on line 286