Portrait Laurence herbier
Juin 29, 2022 meganeforestier 0 comments
Témoignage d’un Arcadien : Laurence

Témoignage d'un Arcadien : Laurence

Laurence travaille dans les ateliers L’Herbier de France depuis 2008. Si vous consommez nos tisanes, il est possible que ce soit elle (il y a 16 personnes qui travaillent à l’atelier Herbier) qui ait mis vos plantes dans les sachets. Concrètement, les plantes séchées passent dans une doseuse avant d'atterrir dans un sachet kraft, au juste poids ! Ensuite, le sachet est scellé et mis dans un bac avec ses copains pour être rangé dans nos stocks. Laurence, en tant qu’opératrice de conditionnement, vérifie que la doseuse soit au bon poids, rajoute des plantes lorsqu’il y a besoin et vérifie que les sachets soient bien scellés. 

Laurence se charge aussi de l’étiquetage des sachets. Grâce à l’étiqueteuse, elle appose nos belles étiquettes sur les sachets kraft. Une opération qui demande un minimum de contrôle : alignement de l’étiquette, quantité produite, etc. Le tout dans la joie et la bonne humeur.

Il faut dire que travailler au milieu des plantes, de leurs senteurs, au sein d’une équipe soudée permet d’envisager ses journées avec plus de gaieté. 

Et puis l’esprit d’Arcadie semble important pour elle : la possibilité de construire son poste de travail, à tous les niveaux. En effet, c’est une particularité d’Arcadie, son système de gouvernance en Holacracy. Chacun est autonome sur son poste et a son propre périmètre d’autorité. Car à nos yeux, celui qui est sur le terrain, au quotidien, sait mieux que ceux qui n’y sont pas ! 

Laurence partage des valeurs qui sont chères à Arcadie : le partage, l’ouverture. Ce qui fait sens à Arcadie résonne aussi en elle, et c’est cela qui lui plaît, au-delà de l’aspect purement technique de son poste et des conditions de travail. 

Enfin, il y a aussi les découvertes : des nouvelles saveurs, de nouveaux produits, de nouveaux projets ! 

Conditionnement Herbier de France semi-automatique
Ateliers L'Herbier de France : le romarin est vidé dans la doseuse semi-automatique (en haut). Ici Sophie remplit les sachets un à un.

“L’odeur est toujours agréable”

bâtiment exterieur écologique arcadie épices bio

Les bureaux d'Arcadie

“C’est souple, c’est malléable, c’est ouvert d’esprit, c’est très cocooning”

Merci à Laurence pour sa fidélité envers Arcadie et sa participation à des projets d’envergure (on vous en reparle bientôt).

Mégane Forestier

Auteur de l'article : Mégane Forestier

Communicante de formation & par passion, je suis à Arcadie pour faire rayonner la raison d’être et partager avec nos parties prenantes nos valeurs et nos engagements. Afficionada des technologies numériques, je mets mes compétences et mon exigence de transparence au service d’une entreprise engagée.

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Equipe Phael Flor Madagascar Epices Bio
Monter une filière en commerce équitable : un long fleuve tranquille ?

Monter une filière en commerce équitable : un long fleuve tranquille ?

Le commerce équitable a le vent en poupe ces dernières années et vous êtes de plus en plus nombreux à déclarer vouloir consommer plus responsable (et aussi à le faire vraiment). Mais savez-vous vraiment comment se passe la labellisation d’une filière équitable ? C’est un travail de longue haleine aux enjeux différents selon la provenance des produits. Explications.

Référentiels, labels : comment s’y retrouver ?

Tous les labels du commerce équitable ne se valent pas, nous vous l’avons expliqué ici (lien vers l’article “la nécessité du commerce équitable”).En effet, le commerce équitable n’est pas une pratique unique. Si tous les labels s’appuient sur des engagements communs (par exemple la recherche d’un prix rémunérateur pour les producteurs), les référentiels (= le cahier des charges précis) diffèrent sensiblement. Les labels appartiennent à des organisations  qui peuvent faire appel à des organismes certificateurs qui doivent s’assurer, au travers d’audits réguliers, que les acteurs engagés dans le partenariat respectent le référentiel . Ils sont les garanties, visibles pour vous, consommateurs, des engagements contractés par les acteurs. Ils peuvent être à l’initiative d’une entreprise privée, d’une association ou de pouvoirs publics. Par exemple, le label Biopartenaire est piloté par une association d’entreprises de la bio), et s’appuie sur le référentiel FFL (FairForLife) si l’on est sur un commerce “Nord/Sud”, ou FiABLE si on est sur un commerce “Nord/Nord”. L’organisme qui se charge des contrôles est Ecocert. Le référentiel FFL appartient à Ecocert, et le référentiel FiABLE à Biopartenaire.

Le commerce Nord/Sud fait référence au commerce entre une entreprise d’un pays industrialisé et des producteurs en voie de développement. Le commerce Nord/Nord se développe entre entreprises et producteurs de pays industrialisés.

Pourquoi décide-t-on de labelliser “équitable” une filière plutôt qu’une autre ?

Une filière, qu’est-ce que c’est ? 

Avant de vous exposer les étapes qui mènent à la labellisation commerce équitable, revenons sur le terme de filière. En effet, pour bien des consommateurs, ce terme peut faire peur car il est souvent associé à l’industrie et à des échelles de travail inhumaines, avec moults intermédiaires. Quand on parle de filière équitable à Arcadie, on est très loin de cette représentation. Pour nous, une filière est une organisation de l’amont (les producteurs) vers l’aval (les transformateurs). Il y a parfois des acteurs intermédiaires comme des collecteurs qui regroupent les productions d’un ensemble de producteurs, mais nous sommes même dans ce cas au contact des producteurs. Dans cette définition de la filière, chaque acteur tient une place indispensable pour le bon fonctionnement et nous travaillons tous ensemble dans un même objectif. Il y a donc l’idée de la transparence derrière une filière équitable.

Pourquoi on ne labellise pas toutes les filières en même temps ?

Vous le verrez dans la partie suivante, la labellisation est un projet qui prend beaucoup de temps. C’est pourquoi il nous est impossible de labelliser toutes nos filières en même temps. Nous devons donc prioriser. La primeur revient aux partenariats historiques. En effet, une relation durable et de confiance se noue après plusieurs années de travail commun. Nous avons donc sondé nos plus anciens partenaires afin de savoir si cette démarche pouvait les intéresser. Il est aussi possible que ce soit notre partenaire qui nous sollicite directement pour engager les procédures de labellisation. Dans ce cas-là, nous sommes d’autant plus enthousiastes.

Le second critère concerne les risques de dérives que nous identifions pour certaines de nos matières premières. La vanille par exemple est une plante qui subit les cours du marché financier mondial.En effet, le cours de la vanille s’effondre depuis quelques années. En ce sens, une labellisation équitable systématique permet de garantir à notre partenaire de un prix rémunérateur, loin des aléas du marché financier. Précisons qu’en ce moment, le cours mondial de la vanille s’effondre, alors que le travail de culture et de récolte reste le même. A terme, c’est bien 100% de nos produits et filières que nous souhaitons labelliser “équitable”, même si aujourd’hui cela représente déjà 35% de nos approvisionnements.

carte du monde provenance BP

En 2022, nous avons 17 filières labellisées commerce équitable.

Les grandes étapes de la labellisation “commerce équitable” : exemple du label Biopartenaire

Les exigences du label Biopartenaire avant de monter un projet

Biopartenaire est le label de commerce équitable que nous avons choisi pour une raison simple : il était le seul, à sa création, à réserver la labellisation aux entreprises du circuit spécialisé bio. En d’autres termes, seuls des produits issus de l’agriculture biologique peuvent prétendre apposer ce label. C’est une garantie supplémentaire pour nous de préserver l’environnement et la santé de nos partenaires. 

La seconde exigence concerne le fait que les producteurs doivent monter une structure de regroupement. Cela leur assure d’avoir suffisamment de poids dans les discussions avec les transformateurs (donc Arcadie). Ainsi, la labellisation d’un producteur travaillant seul n’est pas possible pour Biopartenaire. Cela fait sens pour nous puisque de ce regroupement naissent beaucoup de solidarité  et d’échanges florissants entre producteurs. 

Chez Arcadie, nous rajoutons une exigence : avoir déjà noué une relation de confiance avec les producteurs concernés. Nous attendons donc au minimum 2 ans avant de proposer la démarche de labellisation à un fournisseur.

Le calcul des coûts de production

C’est la première étape et ce n’est pas la plus aisée ! Le calcul des coûts de production permet de déterminer le prix plancher, c’est-à-dire le prix en-dessous duquel un producteur ne peut pas vendre le fruit de son travail. Ce calcul demande beaucoup de minutie puisque chaque coût est intégré : travail de la terre, semis, salaires, amortissements, manutention, etc. La plupart des producteurs ne font jamais ce travail, et peuvent avoir des surprises à l’issue de cette opération ! Une fois tout cela calculé et le regroupement de producteurs créé, le dossier d’éligibilité est déposé à Biopartenaire. 

Reunion Annuelle Producteurs Curcuma Madagascar

Le regroupement de producteurs malgaches de curcuma est une association où chacun vote pour les projets qu’il veut voir grandir.

Signature du contrat-cadre et audit Biopartenaire

Le contrat-cadre définit les engagements des parties prenantes : producteurs, regroupement de producteurs, opérateur de production. On y stipule les volumes et le prix de vente, la durée d’engagement, les fonds de développement, etc. 

Pour Biopartenaire, les contrats sont signés pour 3 ans minimum. Cela signifie que les producteurs ont une visibilité sur le volume acheté de leurs récoltes et leurs revenus pendant les trois prochaines années, ce qui est très important pour les investissements. 

Biopartenaire vient ensuite auditer l’opérateur de production et s’assure que le contrat cadre soit bien respecté. Il y a deux audits par an : interne (Biopartenaire) et externe (Ecocert). Concrètement, un agent vérifie chaque critère du cahier des charges FFL ou Fiable. S’il y a moins de 20% de non conformité, la certification est délivrée. S’il y en a plus, les partenaires doivent travailler ensemble pour lever ces erreurs et demander un nouvel audit avant de pouvoir afficher le label.

Contrat Biopartenaire Exemple

Exemple d’un contrat-cadre signé Biopartenaire.

Filière Nord/Nord et filière Nord/Sud : des enjeux différents !

De légères différences sur les cahiers des charges

Si le commerce équitable est avant tout connu pour améliorer la rémunération des producteurs dans les pays à faible niveau de vie, il existe aussi pour les pays à plus haut niveau de vie dans lesquels des prix d’achat rémunérateurs pour les producteurs ne sont pas garantis . Cependant, les exigences ne sont pas les mêmes. Si Biopartenaire ne fait aucune différence sur les exigences agronomiques liées à l’agriculture biologique (la bio de Madagascar est la même que celle de France car le cahier des charges Eurofeuille est le même pour tous), une vigilance accrue est appliquée sur les points suivants pour les partenariats “Nord/Sud” : 

  • Le respect du droit du travail : dans les pays lointains, les personnes travaillant sur les filières n’ont pas toujours les mêmes droits que les travailleurs français. Il y a une attention particulière portée sur ce point, qui dépend du droit international du travail. Ajoutons à cela une attention particulière portée sur la place des femmes. Sur nos filières de Madagascar, ce sont souvent les femmes qui effectuent les tâches agricoles les plus pénibles, et ce sont elles qui gèrent les fonds de développement. 
  • Le fonds de développement : pour les filières Nord/Nord, le fonds de développement correspond à 1% du montant total des achats. Il monte à 5% pour les filières Nord/Sud. En effet, les besoins en termes de conditions “basiques” de vie ne sont pas les mêmes : les producteurs malgaches manquent souvent de services de base, encore plus lorsqu’ils se trouvent dans des régions encore difficiles d’accès. Dans tous les cas, ce sont les producteurs qui gèrent eux-même ce fonds et choisissent les projets sur lesquels ils veulent investir cet argent. 

Pays du Nord : des agriculteurs au statut économique encore très précaire

Si les agriculteurs des pays “modernisés” vivent dans des conditions meilleures que la plupart de leurs homologues en pays étrangers, ils n’en restent pas moins une des catégories professionnelles les plus défavorisées, surtout lorsqu’on fait le rapport entre temps de travail et rémunération.

Le calcul fin des coûts de production et l’engagement pluriannuel remettent en quelque sorte les pendules à l’heure. Parfois, le prix final du produit augmente considérablement, mais en expliquant aux consommateurs les raisons de ce changement, ces derniers soutiennent la démarche en poursuivant l’achat.

Le fonds de développement est souvent utilisé pour des actions collectives comme des voyages d’études ou autres rencontres entre producteurs, très enrichissantes pour chacun.

La labellisation d’une filière en commerce équitable Biopartenaire demande beaucoup de temps car chaque acteur engagé dans cette démarche doit faire un travail de fond sur les coûts de production, mais aussi du fait de la condition de regroupement des producteurs en collectif. 

Les partenariats Nord-Sud permettent souvent une amélioration très nette des conditions de vie des communautés rurales partenaires, tandis que les partenariats “Nord/Nord” aident à consolider une activité agricole très fragile économiquement.

 En ce qui concerne Biopartenaire, la mention bio, la vente exclusive des produits en magasins 100% bio et des engagements sur les volumes et les prix minimum sur 3 ans ne sont pas négociables. C’est ce qui fait de ce label l’un des plus exigeants du marché, et ce pour quoi nous l’avons choisi depuis 2002 et nous participons fortement à son développement. 

Mégane Forestier

Auteur de l'article : Mégane Forestier

Communicante de formation & par passion, je suis à Arcadie pour faire rayonner la raison d’être et partager avec nos parties prenantes nos valeurs et nos engagements. Afficionada des technologies numériques, je mets mes compétences et mon exigence de transparence au service d’une entreprise engagée.

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grade poivre
Les poivres : des terroirs aux saveurs différentes

Les poivres : des terroirs aux saveurs différentes

Il existe une très grande variété de plantes appelées “poivre”, aux caractéristiques parfois très différentes. Pourtant, une bonne partie d’entre eux proviennent de la même espèce botanique : le poivrier noir, une liane qui pousse sur des terres tropicales et qui se cultive et se récolte aussi de toutes sortes de manières. Pourquoi alors le poivre noir de Kampot est-il si différent du poivre noir de Madagascar ? 

Ouvrières malgaches triant manuellement le poivre (photo Samuel Avril)

Quels points communs entre les différents poivres ?

Les poivres dits verts, blancs, noirs et rouges viennent tous de la même plante : Piper nigrum, le poivrier noir. Il s’agit d’une liane qui a besoin de supports (souvent des arbres) pour pousser et laisser ses fruits (les baies de poivre) s’épanouir. Il est ainsi souvent cultivé sur des tuteurs naturels qui peuvent également produire de la nourriture (on parle de cultures associées, voire d’agroforesterie lorsqu'on associe un végétal ligneux comme un arbre à des cultures comme des céréales ou des cultures maraîchères).  Originaire de la côte de Malabar, le poivrier noir a bénéficié du développement commercial des épices pour devenir, très vite, une épice incontournable. 

C’est la pipérine, une des molécules composant cette plante, qui lui donne ces saveurs piquantes si particulières qu’on ne retrouve pas dans d’autres épices. Pour autant, elle est beaucoup moins forte que la capsaïcine, présente dans les piments et qui est responsable de leur sensation brûlante.

Le poivrier noir est une liane qui pousse dans les climats tropicaux.

Mais des grades différents

Le nom “Poivrier noir” pourrait laisser penser qu’il ne produit que le poivre noir. En réalité, il produit toutes les couleurs de poivre connues, simplement ce sont des grades de cultures différents. Voici, dans l’ordre du moins mâture au plus mâture sur la liane : 

  • Le poivre vert : c’est le fruit pas encore mur ; 
  • Le poivre jaune orangé : il donnera le poivre noir et le poivre blanc. Comment obtient-on une couleur plutôt qu’une autre ? Tout est une question de méthode de séchage (on vous en parle plus bas) ; 
  • Le poivre rouge : à ne pas confondre avec les baies roses (qui viennent de la plante Schinus molle, originaire d’Amérique Latine). C’est le fruit cueilli à pleine maturité. On dit d’ailleurs qu’il s’agirait du meilleur poivre car le fruit a eu le temps de développer tous ses arômes. 
grade poivre

Ici vous pouvez retrouver différents grades de poivres.

Qu’est-ce qui conditionne les spécificités des différents poivres ?

Le climat, le sol  

Pour mieux comprendre les différences entre un poivre de Kampot et un poivre de Madagascar, il faut saisir la notion de terroir. Deux facteurs importants de ce dernier sont le climat et le sol. Reprenons notre exemple : le poivre de Kampot vient du Cambodge, &des régions de Kampot et de Kep. Le second poivre vient d’une île. Si les deux pays d’origine ont des climats tropicaux, les microclimats diffèrent, la terre n’est pas nécessairement la même, et la pluviométrie non plus.  

La période de récolte et  de séchage 

La saison des pluies a une forte incidence sur la préparation du poivre. En effet, si le séchage se fait durant les pluies, le poivre se gorge d’humidité, ce qui peut altérer son profil microbiologique et organoleptique. À Madagascar, la récolte se fait à partir d’octobre et le séchage se termine fin novembre tandis que la saison des pluies débute vers décembre. Un timing serré, mais il est important de comprendre que le poivre doit être bien séché avant les pluies. 

C’est d’ailleurs le type de séchage qui donne une “couleur de poivre” différente : 

  • Le poivre vert est cueilli encore jeune, et son séchage est artificiellement accéléré par déshydratation ou lyophilisation ; 
  • Le poivre noir est le résultat d’un séchage naturel (au soleil) de la baie cueillie jaune/orangée ; une légère fermentation est stoppée par le séchageLe poivre blanc est en réalité la baie débarrassée de sa chair (on appelle aussi cette dernière péricarpe). Pour faire cela, les baies doivent être trempées 24 à 48h dans de l’eau ; 
  • Le poivre rouge est lui aussi séché naturellement au soleil, mais cette fois-ci le fruit est récolté à sa pleine maturité. Il conserve une teinte rougeâtre après séchage.

D’une région de production à une autre, les méthodes et conditions de séchage varient donc, contribuant à la diversité des saveurs.

L'égrappage du poivre est une activité physique intense (photo Samuel Avril)

Sur une grappe de poivre, on trouve souvent des baies à des maturités différentes. Une phase cruciale de tri est effectuée juste après récolte pour séparer à la fois les maturités différentes, mais aussi les calibres/densités.

Les saveurs des poivres

Avant de faire un tour rapide des saveurs de nos différents poivres, sachez que tous les poivres n’ont pas un aspect piquant et brûlant fort. En général, les poivres verts et rouges brûlent très légèrement, voire pas du tout. C’est le poivre noir qui est le plus fort, et cela est dû notamment au séchage naturel en plein soleil.Quant au poivre blanc, il est beaucoup plus subtil, moins piquant, presque doux. 

Le poivre vert d’Inde 

Notre poivre vert nous vient du Kérala, dans le sud-est de l’Inde. Ce partenariat date de 2002, et a été labellisé Biopartenaire (commerce équitable) en 2005. Le poivre vert des Jardins de Nellyiampathy (lien vers page filière https://www.arcadie.fr/the-cafe-des-jardins-de-nelliyampathy-inde/ ) , est cultivé selon les principes de la biodynamie. Récolté encore jeune sur la liane, c’est un poivre aux saveurs boisées, résineuses et rondes. Sa puissance aromatique monte lentement en bouche, et il est très peu piquant. Idéal donc pour découvrir le poivre si vous n’aimez pas trop les sensations fortes. 

Poivre Vert Lyophilisé Cook 100ml Bio Equitable Biopartenaire Demeter

Le poivre de Kampot

Le poivre de Kampot est commercialisé en poivre rouge ou noir. Le premier a une odeur de piment métallique, et laisse une sensation de grillé en bouche. Le piquant monte en bouche mais redescend rapidement. Le poivre noir de Kampot, au contraire, laisse le piquant se développer et rester. On sent également des notes mentholées et florales. 

POivre noir de Kampot IGP bio Cook
poivre rouge de Kampot IGP bio Cook

Le poivre blanc du Sri Lanka

Le fait de tremper le poivre pendant un à deux jours dans l’eau entraîne une perte de pipérine. Il est donc peu piquant. En fait, la sensation de piquant vient par vague légère, laissant toute la place pour apprécier la rondeur et les notes zestées.

Le poivre noir de Madagascar

La terre rouge de Madagascar donne un aspect souffré à ce poivre noir d’exception. Très puissant, chaud en bouche et crissant, il a aussi des notes métalliques, boisées et légèrement mentholées. 

Notre poivre de Madagascar nous vient d’un partenariat datant de 2012 . Depuis 2017, c’est une filière labellisée commerce équitable (Biopartenaire)   (Lien vers la filière  ​​https://www.arcadie.fr/poivre-et-vanille-madagascar/ )

Poivre Noir Grains Cook 100ml Bio Equitable Biopartenaire Madagascar

Le poivrier noir, liane poussant dans les climats tropicaux, nous offre des grades de poivres différents que chacun peut apprécier en fonction de ses goûts. Les terroirs, subtiles combinaisons du climat, des sols et des savoir-faire, nous offrent des poivres tous différents, chacun adapté à des usages particuliers. Tous s’apprécient mieux entiers, à moudre au dernier moment pour une saveur plus intense.. Si toutefois vous préférez la poudre, ajoutez-la au dernier moment afin d’éviter de perdre des saveurs. 

Mégane Forestier

Auteure de l'article : Mégane Forestier

Communicante de formation & par passion, je suis à Arcadie pour faire rayonner la raison d’être et partager avec nos parties prenantes nos valeurs et nos engagements. Afficionada des technologies numériques, je mets mes compétences et mon exigence de transparence au service d’une entreprise engagée.

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sumac des corroyeurs
Le sumac, une épice méconnue aux saveurs surprenantes

Le sumac, une épice méconnue aux saveurs surprenantes

D'où vient le sumac ?

Le sumac des corroyeurs vient de l’arbuste Rhus coriaria originaire des pourtours de la Méditerranée. C’est la baie de l’arbuste qui est utilisée comme épice. Elle est séchée et réduite en poudre. Le mot “Sumac” est dérivé de l’Araméen, et signifie “rouge”. Effectivement, cette baie est d’un rouge très profond.

Le sumac est historiquement utilisé au Moyen-Orient ; notamment au LIban, en Syrie, en Turquie et en Iran. Il fait partie des ingrédients entrant dans la composition du mélange za’atar. Dans l’Antiquité les Romains l’utilisaient comme agent acidifiant et colorant dans leur cuisine mais aussi en médecine. Les feuilles sont utilisées pour tanner le cuir (d’où son nom “des corroyeurs” qui désigne les personnes chargées du tannage).

sumac des corroyeurs
Le sumac des corroyeurs doit son nom à sa couleur, signifiant "rouge" en Araméen, mais aussi au fait qu'on tannait le cuir avec ses feuilles (les personnes en charge du tannage étaient appelées corroyeurs)

Les saveurs du sumac

Le sumac a un goût fruité et acidulé, avec des notes astringentes. Très concentré en sodium, c’est aussi une épice aux saveurs salées. Elle rappelle le vinaigre balsamique ou le citron, dont elle est un très bon substitut.

On peut également retrouver de légères notes boisées et florales.

Dans quels plats utiliser le sumac ?

En Iran, et de manière générale au Moyen-Orient, le sumac est utilisé comme un assaisonnement du quotidien au même titre que le sel et le poivre dans nos cuisines occidentales. On le propose donc à tous les convives, à saupoudrer au dernier moment.

Le sumac s’utilise donc sur des plats d’inspiration orientale, mais vous pouvez aussi le mettre dans vos vinaigrettes ou en remplacement du sel et du citron.

De manière générale, le sumac est une épice qui se marie bien à la cuisine salée : saupoudré sur des légumes-racines ou sur des condiments (comme le houmous), avec des tomates farcies, en grillades sur de la viande, ou dans les yaourts et fromages.

Le sumac s’ajoute en fin de cuisson, saupoudrez simplement votre plat afin de lui permettre de développer toutes ses saveurs.

Mast-o-Laboo, betterave au yaourt
Mast-o-Laboo, betterave au yaourt ©Photos Delphine Pocard

Avec quelles autres épices utiliser le sumac ?

Le sumac étant une épice très acide, il peut être intéressant de l’associer avec d’autres plantes qui viendront contrebalancer les arômes forts, parfois tranchants de cette épice :

  • La coriandre ajoute des notes florales et fraîches rappelant l’eucalyptus. Pour accentuer encore plus ces saveurs, vous pouvez aussi utiliser de la cardamome.
  • La noix de muscade vient ajouter des saveurs rondes, qui réchauffent.
  • La cannelle apporte de la douceur, de la rondeur et accentue les notes boisées du sumac.
  • L'anis ajoute des nuances de vanille, de cacao et de cerise. Vous pouvez, ici, remplacer l’anis par la vanille.
  • Le piment de la Jamaïque apporte un côté poivré et réchauffant.
Cuisses de poulet au sumac
Cuisses de poulet au sumac ©Photos Delphine Pocard

Retrouvez notre sumac bio d'Iran sur notre boutique en ligne ou en magasins bio.

sumac bio Cook
Mégane Forestier

Auteure de l'article : Mégane Forestier

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Arcadie Balle Plastique Naturel Recyclage
Les déchets à Arcadie

Les déchets à Arcadie

Les déchets, un enjeu de taille pour une entreprise de l’agroalimentaire

Toute entreprise produit des déchets. Ce sont généralement des emballages que vous, consommateurs, ne voyez pas, mais qui répondent à certains enjeux. Ces derniers sont au nombre de quatre :

  • L’hygiène : afin de préserver la salubrité des produits ;
  • La sécurité : pour protéger les collaborateurs ;
  • La qualité : les emballages protègent les matières premières des agressions extérieures et des risques d’altération ;
  • La logistique : faciliter les manipulations, la manutention, la rapidité des opérations logistiques, etc.

Dans tous les cas, le raisonnement que nous mettons en place est en premier lieu la suppression du déchet, chaque fois que cela est possible. Cela demande une veille constante afin de découvrir de nouveaux concepts qui peuvent parfois bouleverser notre manière de travailler. Le cap à suivre est de supprimer tout déchet généré par notre activité.

Lorsque cela n’est pas possible, on essaye d’en diminuer l’impact : on cherche à réduire la quantité de déchet (par exemple, nous avons pu diminuer l’épaisseur de notre film palette pour une fonctionnalité identique) ou bien on opte pour des matériaux recyclés, ou plus facilement recyclables)

La démarche globale d’Arcadie et les avancées réalisées

Nous nous challengeons quotidiennement pour diminuer le plastique : le supprimer, en réduire la quantité, le substituer par des matériaux dont les filières de recyclage sont plus accessibles et vertueuses. Nous avons par exemple changé nos supports d’étiquettes en PET (non recyclable sous ce format) pour de la glassine, un papier de texture très fine traité à la glycérine, recyclable : 2T de glassine ont été valorisées pour recyclage sur 2021. 2 tonnes qui ne seront pas destinées à l’enfouissement (déchets ultimes : DIB) et qui bénéficieront d’une revalorisation.

Quand ce genre de solution pas (encore) envisageable, nous faisons le choix de nous orienter vers du plastique recyclé : 100% de nos flacons PET (une sorte de plastique) sont du PET recyclé.

Aujourd’hui, beaucoup de nos déchets sont mieux valorisés grâce à un effort logistique : la mise en place de bennes basculantes a permis notamment d’améliorer les conditions de manutention des contenants de matières à trier, et donc de favoriser un tri optimum à plusieurs niveaux de l’entreprise. Nous collectons ainsi par exemple beaucoup mieux nos biodéchets (= déchets organiques : poussières d’épices, de plantes, lots abimés…) que ce soit dans les ateliers de production ou dans les espaces communs (cuisine : restes alimentaires). Déchet qui deviendra compost et sera destiné à nourrir les terres locales particulièrement pauvres et en demande de matières organiques.

Nos flacons sont en PET 100% recyclés.
Nos flacons sont en PET 100% recyclés. Photo Max Beaufey

La sensibilisation au coeur de notre démarche de gestion des déchets

Chaque Arcadien est sensibilisé à la gestion des déchets. En octobre 2020, Géraldine, responsable RSE, est passée voir chaque bureau et atelier afin de leur expliquer le nouveau tri des déchets mis en place. Plus qu'une sensibilisation, c’est une véritable exigence que chaque collaborateur inclut ces nouvelles habitudes dans ses procédures de travail.
Géraldine a également demandé à chacun de se responsabiliser et de challenger toute la chaîne de valeur (fournisseurs, prestataires, clients,...). C’est ainsi que le service “Informatique” a fait remonter à l’un de ses fournisseurs de matériel que les cartons de livraison étaient souvent beaucoup trop grands eu égard aux produits qu’ils contenaient. Résultat : le fournisseur a fait des efforts pour réduire la taille de ses colis. Un petit pas, mais c’est aussi comme cela qu’on avance.

Conclusion : limites extérieures et avancée réglementaire

Les déchets produits par une entreprise de notre taille (120 collaborateurs salariés) constituent un volume important. A Arcadie, ces déchets font l’objet d’une réelle réflexion afin de les éliminer, les substituer ou les réduire. Cependant, ils répondent souvent à des enjeux liés à notre activité et chaque réflexion amène vers une complexité plus grande. Les objectifs ambitieux qui sont désormais fixés par loi AGEC (loi antigaspillage pour une économie circulaire) vont obliger les industriels à travailler notamment sur les déchets plastiques d’ici 2025.

Ces mesures sont importantes et vont permettre, nous l’espérons, de pousser toute la chaîne de valeur (fournisseurs, prestataires, clients) à faire des propositions innovantes en termes de performance environnementale. Car aujourd’hui, nous nous heurtons encore à des fournisseurs ou prestataires qui n’ont pas encore réfléchi à des manières différentes de faire les choses, et donc ne peuvent pas nous proposer de changement de concepts

Mégane Forestier

Auteure de l'article : Mégane Forestier

Communicante de formation & par passion, je suis à Arcadie pour faire rayonner la raison d'être et partager avec nos parties prenantes nos valeurs et nos engagements. Afficionada des technologies numériques, je mets mes compétences et mon exigence de transparence au service d'une entreprise engagée.

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cueillette du cynorrhodon
La cueillette du cynorrhodon : rencontre avec Medhi

Medhi Bozendorf est cueilleur de cynorrhodon à la SICARAPPAM, la coopérative de cueilleurs (et cultivateurs) du Massif Central avec laquelle nous travaillons pour bon nombre de PAM (plantes aromatiques et médicinales) depuis 1998. Cette filière est labellisée Biopartenaire, c’est-à-dire que – entre autres – nous sommes engagés sur une durée de 3 ans renouvelables avec des volumes et des prix fixés ensemble, en amont.

Portrait d’un cueilleur – et pas n’importe lequel ! – qui nous relate la cueillette de ce petit fruit rouge si précieux.

La cueillette du cynorrhodon : rencontre avec Medhi

Medhi Bozendorf, ou « Monsieur Cynorrhodon »

Medhi est Monsieur Cynorrhodon à la SICARAPPAM. Il s’est spécialisé dans cette cueillette et il est devenu le plus gros cueilleur de cynorrhodons de la SICARAPPAM, avec 400 kg de petits fruits frais cueillis chaque année, soit 200 kg une fois séchés.

Voilà 10 ans que Medhi exerce ce travail. Il a découvert la SICARAPPAM grâce à des collègues cueilleurs, et il a commencé avec l’aubépine, le frêne et le hêtre. Aujourd’hui, Medhi est aussi salarié sur une exploitation viticole, et il ne lui reste plus qu’un peu de temps en fin d’automne, pour récolter des plantes sauvages : cette période coïncide avec la cueillette du cynorrhodon.

« Je ne fais plus que ça, après les vendanges, et avant la reprise de l’activité de taille de la vigne. Ça permet d’arrondir mes fins de mois ! ».

Le cynorhodon, (faux) fruit de l’églantier

Cynorrhodon (ou cynorhodon avec un seul “r“, c’est ok aussi) est le drôle de nom du fruit d’un petit rosier sauvage, l’églantier, encore assez répandu dans nos campagnes. Cette baie rouge est aussi appelée “poils à gratter“ ou “gratte-cul“ à cause des poils irritants qu’elle contient.

le cynorrhodon, fruit de l'aglantier
Rosa canina, l’églantier sauvage et ses petits cynorrhodons Crédits Photo ©Max Beaufey

Le terme cynorrhodon désigne plus généralement les fruits de tous les rosiers (genre Rosa de la famille des Rosacées), mais dans notre cas on parle bien de l’églantier, le rosier sauvage.

Pourquoi parle-t-on de « faux » fruit ?

Botaniquement parlant, le fruit est issu du développement de l’organe sexué femelle de la plante (les carpelles) ; pour l’églantier, les “vrais-fruits“ sont les poils urticants (et la petite graine au bout) ; ici il y a un autre organe de la plante qui s’est développé suite à la fécondation : la base de la fleur (qu’on appelle réceptacle). C’est elle qui donne toute la partie charnue, rouge, comestible, de la baie. L’ensemble est appelé « faux-fruit ».

Une vraie gourmandise !

Le cynorrhodon est réputé riche en vitamines C et B.

Il se consomme en hiver, après les 1res gelées (c’est à ce stade qu’il devient pulpeux). Notre cueilleur Medhi s’en régale pendant toute sa cueillette : consommé immédiatement, au pied de l’arbre, c’est toujours meilleur ! On peut également en faire des confitures.

« C’est vraiment une gourmandise » relate Medhi, qui a trouvé sa technique : il presse le fruit entre 3 doigts et parvient à en extraire la pulpe délicieuse, sans les pépins.

« C’est comme un bonbon Arlequin acidulé ».

Chaque année au mois de novembre, Medhi profite de la cueillette pour se faire une cure vitaminée bienvenue !

Une récolte hivernale et piquante

Comme beaucoup de cueilleurs de la SICARAPPAM, Medhi cueille ses plantes autour de chez lui, dans le Massif-Central. Le cynorrhodon lui prend 30 à 40 jours, en novembre-décembre. Medhi attend que les fruits soient bien rouges, et c’est parti !

le cynorrhodon peut être récolté
Des fruits bien rouges ? L’heure de la cueillette a sonné pour Medhi ! Crédits Photo ©Max Beaufey

Son équipement ? Un sac à dos derrière, un petit panier de récolte devant, suspendu grâce à un harnais de débroussailleuse. Et une paire de lunettes :l’églantier est épineux, et la sécurité des yeux est primordiale pendant la cueillette.

Medhi cueille le cynorrhodon à la main
L’équipement du cueilleur de cynorrhodon : un panier à l’avant… Crédits Photo ©Max Beaufey
Medhi cueille le cynorrhodon avec peu de matériel
... un sac à dos à l’arrière... Crédits Photo ©Max Beaufey
Medhi cueille le cynorrhodon avec peu de matériel
... et la paire de lunettes indispensable pour protéger les yeux ! Crédits Photo ©Max Beaufey

En revanche, Medhi ne porte pas de gants ; ceux-ci lui éviteraient les 20 à 30 min passées chaque soir à se retirer les épines des mains, mais « avec des gants, on n’a pas le toucher nécessaire», explique-t-il.

« Je cueille une dizaine de cynorrhodons que je cale dans le creux de chaque main, avant de les vider dans le panier, ça m’évite des allers-retours incessants entre l’arbuste et le panier ; avec des gants, ce serait impossible ».

Medhi cueille le cynorrhodon à la main
La cueillette de cynorrhodons nécessite un doigté fin ; avec des gants, c’est trop compliqué. Crédits Photo ©Max Beaufey

Medhi cueille entre 25 et 30 kg de baies fraîches chaque jour. Son panier en contient 3 à 3,5 kg une fois plein, puis est vidé dans le sac à dos. Et quand le sac à dos est plein à son tour (2 paniers suffisent !), il est temps de retourner à la voiture pour remplir un sac plus gros encore.

medhi met le cynorrhodon dans un sac pour l'apporter chez lui
Retour à la voiture pour vider le petit panier de récolte dans un plus gros sac. Crédits Photo ©Max Beaufey

Chaque soir la récolte est étalée dans son séchoir (voir plus bas). Et rebelote le lendemain !

Bien choisir ses sites, bien choisir ses fruits…

Pour trouver des sites préservés, « on a un œil qui cherche » dit Medhi ; tous les cueilleurs développent cette capacité à toujours être à l'affût, même inconsciemment, et repérer les zones les plus propices pour leurs futures cueillettes.

Les cueilleurs ont toujours “un oeil qui cherche !
Les cueilleurs ont toujours “un oeil qui cherche ! Crédits Photo ©Max Beaufey

Ensuite, comme pour toutes les récoltes sauvages, les organismes certificateurs de l’agriculture biologique demandent avant cueillette la position GPS de tous les sites identifiés ; ceux-ci ne peuvent être au bord d’une voie ferrée, d’une autoroute. Chaque année, quelques sites sont contrôlés au hasard ; en plus des informations disponibles sur les cartes topographiques, le contrôleur vient vérifier sur le terrain qu’il n’y a pas sur site ou à proximité une source de pollution potentielle.

Le choix des fruits ? « Il y a plusieurs variétés, explique Medhi.

Je trouve des fruits parfois très allongés, d’autres fois des gros, ou des très petits. Je choisis ceux qui paraissent bien fournis, visuellement. Plus les fruits sont gros, plus je peux remplir vite mon panier ! Mais le plus important, c’est la couleur : je ne commence la cueillette que lorsque les fruits sont bien rouges ».

Dans le panier du cueilleur : une sélection des fruits les plus charnus rencontrés
Dans le panier du cueilleur : une sélection des fruits les plus charnus rencontrés Crédits Photo ©Max Beaufey

Après la récolte, séchage chez le cueilleur…

Le séchage fait partie intégrante du travail du cueilleur, et chaque cueilleur a son propre séchoir. Medhi a construit le sien sur un ancien châssis de caravane, et en est plutôt satisfait. A tel point qu’on lui envoie parfois de futurs postulants-cueilleurs qui veulent s’équiper, pour qu’ils voient son installation.

Chaque soir, Medhi étale sa récolte du jour dans des cagettes, mises au séchoir, mais la ventilation proprement dite ne sera déclenchée qu’au bout du 10e jour, pour économiser quelques jours où le séchage “naturel“, sans ventilation électrique ni réchauffeur suffit.

Au 10e jour, en plus de  la ventilation de l’air, un système de chauffage monte la température à 28°C ; c’est un maximum : au-delà, les baies risquent de noircir.

Le choix des fruits ? « Il y a plusieurs variétés, explique Medhi.

Je trouve des fruits parfois très allongés, d’autres fois des gros, ou des très petits. Je choisis ceux qui paraissent bien fournis, visuellement. Plus les fruits sont gros, plus je peux remplir vite mon panier ! Mais le plus important, c’est la couleur : je ne commence la cueillette que lorsque les fruits sont bien rouges ».

De retour chez lui, Medhi étale les fruits dans des cagettes”
De retour chez lui, Medhi étale les fruits dans des cagettes Crédits Photo ©Max Beaufey
Puis il les met au séchoir : un caisson ventilé
Puis il les met au séchoir : un caisson ventilé Crédits Photo ©Max Beaufey

Le séchoir va ensuite tourner en continu pendant environ 40 jours, jusqu’à ce que la dernière récolte de cynorhodon soit bien sèche, soit environ 20 jours après.

Je sais que les fruits sont bien secs quand ils sont bien durs, et cassent si je les presse entre mes doigts.

Les fruits secs seront livrés à la SICARAPPAM.

Les fruits après séchage
Les fruits après séchage Crédits Photo ©Max Beaufey

Chaque cueilleur s’engage sur une certaine quantité. Cette année 2021, les cynorhodons se sont faits plus rares ; était-ce le résultat des gelées tardives de printemps ? Medhi s’était engagé sur 200 kg en sec, et il a tout de même pu en livrer 188 kg à l’automne 2021, mais c'était un défi. Début décembre, il devait reprendre la taille de la vigne, sa “saison“ de cueillette était déjà terminée, et son objectif atteint !

… enfin, mondage, calibrage puis mise en sac à la SICARAPPAM !

Les cynorrhodons secs livrés à la coopérative par les cueilleurs sont passés à la mondeuse pour enlever les petites feuilles, les petites brindilles ou autres débris et corps étranger.

Ils passent ensuite au “sasseur“ pour être calibrés, puis mis en sacs. Ils sont alors prêts à être distribués chez les différents utilisateurs, dont Arcadie.

ensemble convoyeur-mondeuse-sasseur
Les outils utilisés à la SICARAPPAM après séchage et livraison par les cueilleurs : un convoyeur (rouge et gris) fait monter la récolte, qui descend ensuite dans la mondeuse (vert foncé) puis passe dans le sasseur (vert clair). Crédit photo ©SICARAPPAM
mondeuse
La mondeuse, aussi appelée Effeuilleuse par soufflerie, ou encore Séparateur pneumatique, permet de séparer les éléments légers des éléments plus lourds grâce à un système de ventilation ; pour les cynorrhodons, cela permet de retirer les éventuelles feuilles (légères) mélangées aux fruits (plus lourds) Crédit photo ©SICARAPPAM
sasseur
Le sasseur, ou “trieur”, ou “crible” permet de calibrer la récolte, via des tamis successifs ; dans le cas du cynorrhodon, les trop petites baies, graines et baies cassées sont ainsi mises de côté, ainsi que d’autres indésirables éventuels Crédit photo ©SICARAPPAM

Et côté Arcadie / L’Herbier de France ?

Préparé en décoction, il apporte une touche acidulée très appréciable à votre tisane.

Vous pouvez aussi le réhydrater en le faisant tremper dans de l’eau pendant 48h pour le savourer tel quel.

Rien ne vaut le cynorrhodon frais, mais pour en profiter toute l’année, le séchage est précieux !

Arcadie a besoin de 400 kg de cynorrhodon (poids sec !) chaque année, et s’approvisionne exclusivement à la SICARAPPAM.

Sauf en 2021 qui a été un peu particulière (une année où les besoins en « vitalité » ont été sur-multipliés ?) : les besoins sont montés à 500 kg et Arcadie a dû trouver exceptionnellement un complément chez un autre fournisseur (français).

Le cynorrhodon se retrouve dans 2 produits L’Herbier de France. Il constitue 30% du mélange “Vitalité“ sous forme de morceaux, dans lequel il rejoint l’hibiscus, le cassis et le thym. Et il peut être consommé en “pur“ en fruits entiers.

Place du cynorrhodon à la SICARAPPAM

A la SICARAPPAM, une vingtaine de cueilleurs s’est engagée sur du cynorrhodon en 2021, destiné à l’herboristerie ou à la cosmétique. Ce cynorrhodon est proposé sous deux formes : en baie entière (c’est ce qu’achète Arcadie pour ses tisanes) et en baie éclatée : sans les graines et les poils contenus à l’intérieur.

Seul Medhi est “mono plante“, la plupart des autres cueilleurs réalisent leur chiffre d’affaires avec des plantes récoltées surtout au printemps-été voire début d’automne.

En 2019 et 2020, les besoins de la SICARAPPAM n’étaient pas suffisants pour que cela soit intéressant pour Medhi : il n’a pas cueilli. Entre le coût de la certification bio, le temps passé, et le coût de fonctionnement du séchoir, Medhi ne cueille que pour un minimum de volume…

En 2021, la demande a augmenté (la SICARAPPAM avait besoin d’environ 850 kg de baies sèches), et Medhi a repris sa cueillette, s’engageant pour 200kg.

Puisse cet article vous permettre de vous relier à Medhi, et à ses collègues, au moment de savourer cette précieuse petite baie rouge, au goût acidulé. Et de vous relier aussi aux grands espaces de nature parcourus par Medhi pour cueillir les baies.

« Je viens des Ardennes, un pays de nature, et je suis plutôt un solitaire. Passer des journées seul à cueillir, en pleine nature, est globalement un grand plaisir pour moi, d’autant plus que ça me procure un complément de revenu appréciable. En revanche, c’est beaucoup moins drôle quand il pleut, qu’il fait très froid… ou quand je ne trouve pas ce que je veux. Quand je rentre d’une journée sans avoir pu cueillir autant que je le voulais, c’est plus difficile ! »

Au-delà de sa richesse nutritionnelle, la précieuse petite baie rouge porte toute cette histoire, toute cette nature, l’histoire des cueilleurs, et la nature du Massif Central.

églantier à l'état sauvage
Des grands espaces de nature autour de Medhi, cueilleur de cynorrhodons Crédits Photo ©Max Beaufey

Auteure de l'article : Cécile Defèche

Agronome de formation, je suis responsable de la ferme d'Arcadie qui englobe l'activité agricole sur les plantes aromatiques et médicinales et la gestion des espaces de "terre libre" autour des bâtiments industriels. Pas peu fière de travailler dans une entreprise qui prend autant soin de la terre (la Terre) et de la vie... Ma casquette de communicante me permet aussi de vous informer, de la manière la plus transparente possible, des belles avancées d'Arcadie et de ses partenaires... (et quand il y en a, aussi des bugs de passage). Célébrer la beauté du monde, la vie et... la préserver !!

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