Tisanes Simples et mélanges L'herbier de France
Juil 26, 2021 meganeforestier 0 comments
Comment déguster une tisane : 5 conseils à suivre !

Peut-être avez-vous déjà été confronté à cette question existentielle : à quelle température dois-je faire infuser ma tisane ? Et d’abord, est-ce que je dois la faire infuser ? Ne devrais-je pas choisir la macération ou la décoction ? Autant de questions que nous passons en revue ici. 

Avant de commencer, dotez-vous de matériel idoine !

Vous allez peut-être avoir le sentiment qu’on cherche la petite bête, mais utiliser une bonne tisanière est important. C’est une question de saveurs avant tout ! En effet, plus la matière de votre tisanière est neutre, moins il y aura de problèmes de saveurs “parasites” ajoutées à votre infusion. A ce titre, 3 types de matières sont préconisées : la terre, la fonte et le verre. Pour ce dernier, attention aux dépôts de tanin ou autres composants de vos plantes. En somme, si une couronne noire commence à se former autour de votre tisanière, il est temps de la laver soigneusement (un petit bain au vinaigre blanc ou à l’acide citrique fera l’affaire).

Ensuite, vient le choix de l’eau ! Nous ne vous recommandons pas de prendre de l’eau en bouteille car on connaît leur fort impact environnemental. Mais, si l’eau du robinet est, de manière générale, très bonne en France, le chlore qu’on lui rajoute pour des raisons sanitaires devient très perceptible (et désagréable) quand on la chauffe. Notre conseil serait donc d’utiliser une eau filtrée. Pour cela, différentes solutions existent : depuis l’appareil que vous branchez sur votre chaudière, jusqu’à des billes de céramique en passant par du charbon de bambou ou encore des carafes filtrantes. Trouvez celle qui vous convient le plus.

Enfin, parlons de la bouilloire ! Évidemment, vous pouvez faire vos infusions à la casserole, elles seront bonnes, n’en doutez pas un instant ! Cependant, le mieux reste de vous équiper d’une bouilloire électrique qui permet de gérer la température à votre place. Explications plus bas !

Infusion Bio Detox Digestion Santé
Infusion Bio Detox Digestion Santé

Choisir la bonne méthode de préparation pour bénéficier de tout le potentiel de la plante

Nous avions déjà fait un article sur les 3 méthodes existantes, nous vous conseillons de le lire si vous découvrez les notions de macération, d’infusion et de décoction.

Quelle méthode choisir ? Cela dépend de plusieurs critères:

  • La partie de la plante : plus elle est coriace, plus il faudra “faire d’efforts” pour en extraire les saveurs. Ainsi, les racines coriaces sont meilleures avec une décoction, et les fleurs délicates sont les plus savoureuses en macération ;
  • La surface de contact : plus les morceaux sont gros, plus on s’oriente vers une décoction.
infusion froide de feuilles de menthe

Pourquoi est-ce important de choisir la bonne méthode ? Tout simplement parce que c’est cela qui va permettre de développer tout le potentiel de la plante. De manière générale, on dit que les fleurs doivent être infusées à 70°C, les feuilles à 80°C et les racines à 90°C. Certaines bouilloires ont un thermomètre intégré voire réglable, ce qui s’avère très pratique si on souhaite être précis. Si vous n’en avez pas, sachez que l’eau bout à 100°C au niveau de la mer, et qu’on perd 1°C tous les 300m. Donc vous aurez une température entre 90°C et 100°C dans les zones habitées en France.

Bien connaître la plante pour déguster une tisane parfaite !

Chaque plante a sa propre composition physico-chimique. Cette dernière définit l’odeur, le goût et la couleur de la matière que vous utilisez. C’est pourquoi on ne peut pas vraiment dire que telle partie de plante est meilleure en infusion qu’en décoction. En effet, la menthe et la mélisse, par exemple, ont des compositions différentes, et une méthode idoine pour l’une, ne l’est peut-être pas pour l’autre.

Ajoutons que cette composition induit un relargage spécifique. Le relargage est le phénomène de sortie des éléments de la plante dans l’eau. Ainsi, la plante induit son mode de préparation et non l’inverse. C’est pour cela que nous vous conseillons de bien vous renseigner sur les plantes que vous utilisez avant de déguster vos tisanes.

Déguster une tisane de plantes fraîches ou de plantes sèches ?

Enfin, cette composition est aussi différente selon l’état de votre plante : sèche ou fraîche ...C’est une affaire de goût évidemment, mais aussi de … relargage. Ainsi, certaines plantes auront plus de saveurs sèches que fraîches, et vice versa. La méthode de préparation idoine sera donc différente selon l’état de votre plante. De manière générale, il est conseillé d’infuser les plantes sèches, mais de faire macérer les plantes fraîches.

Expérimentez et faites selon vos goûts !

“Mélanger” les méthodes pour une dégustation encore plus savoureuse

Si vous êtes attaché aux mélanges de plantes, vous utilisez certainement des plantes aux aspects différents. Ainsi, peut-être mélangez-vous des racines de guimauve avec de la menthe poivrée ? Là aussi, dans l’idéal, il convient de respecter une certaine précaution : “mélanger” les méthodes de préparation. Ainsi, commencez par faire une décoction de racine de guimauve, et ajoutez votre menthe poivrée lorsque vous coupez le feu, pour une infusion. Les saveurs de votre tisane n’en seront que meilleures ! C’est encore une question de relargage.

Tisanes Vrac Lherbier De France
les plantes peuvent se trouver sous différentes formes : racines, sommités fleuries, etc.

Et après la préparation : la dégustation !

Maintenant que vous savez (presque) tout sur les méthodes de préparation des tisanes, passons à la dégustation en elle-même. Dans certains pays, comme la Chine ou le Japon, il s’agit d’un moment important et tout doit être là pour parfaire cet instant. Si vous n’êtes pas tenu à une telle exigence, peut-être qu’une petite anecdote vous permettra de découvrir de nouvelles choses. Le maté est souvent couvert et dégusté à la paille. En effet, le fait de couvrir la tasse permet de laisser un bouquet odorant qui apporte des saveurs supplémentaires. Intéressant, non ?

Ceci étant dit, soulignons que la dégustation d’une tisane peut être l’occasion pour vous de prendre un temps de repos, un temps pour soi. Trouvez donc un endroit dans lequel vous vous sentez bien, prenez quelques respirations profondes et dégustez votre tisane en pleine conscience.

Conclusions

Déguster une tisane dans les règles de l’art demande un temps de préparation assez important. Cependant, même si votre méthode de préparation n’est pas 100% adéquate, ce n’est pas grave tant que vous appréciez ce que vous faites. Car le maître mot est bien d’apprécier sa tisane. Aussi, nous vous conseillons d'être le plus rigoureux possible tout en vous laissant guider par le plaisir.

Article écrit avec la collaboration de Morgan, Arcadien chevronné en dégustation !

Mégane Forestier

Auteure de l'article : Mégane Forestier

Communicante de formation & par passion, je suis à Arcadie pour faire rayonner la raison d'être et partager avec nos parties prenantes nos valeurs et nos engagements. Afficionada des technologies numériques, je mets mes compétences et mon exigence de transparence au service d'une entreprise engagée.

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cueillette de plantes sauvages
Juil 15, 2021 Martin Lacroix 0 comments
Cueillir soi-même ses plantes : 5 précautions essentielles

Quoi de plus réjouissant que de récolter des plantes aromatiques et médicinales (PAM) dans la nature ? Cette pratique bénéfique à bien des égards n’est cependant pas exempte de risques, pour vous… ou pour les plantes ! Nous vous donnons ici les principales indications pour des cueillettes en toute sécurité.

 

1/ Identifier les plantes avec certitude

Si une majorité de plantes est facilement identifiable et sans cousine toxique ressemblante, il y a des exceptions. Vérifiez toujours les risques de confusion !

Quelques exemples de confusions risquées :

  • Feuilles d’Ail des ours (très bon) et de Muguet (très toxique). Elles se ressemblent et poussent dans le même milieu. L’Ail des ours est aussi parfois confondu avec la également très toxique Colchique d’automne.
  • Cerfeuil des bois (comestible sauf la racine) et Grande ciguë (très toxique). Cette famille botanique à laquelle appartient la carotte comprend plusieurs espèces très toxiques ressemblant à des espèces comestibles.
  • Fleurs de robinier faux-acacia (comestible savoureux) et de Cytise (très toxique).

Le plus sûr : vous faire accompagner par un cueilleur expérimenté et éviter les plantes difficiles à distinguer de cousines toxiques.

Et surtout, en cas de doute, même le moindre : abstenez-vous ! Il en va de votre santé et de celle de ceux qui consommeront le produit de vos cueillettes.

fleurs de Cityse et fleurs de robinier
des fleurs qui se ressemblent énormément, mais la jaune (Cytise) est toxique tandis que la blanche (Robinier faux-acacia) est comestible.
ouvrage d'identification des plantes
Il est indispensable de se familiariser avec le vocabulaire botanique pour identifier sérieusement les plantes. Quelques bons ouvrages vous y aideront. Les applications de reconnaissance sur téléphone portable se développent mais ne remplacent pas la connaissance de l’anatomie végétale...

2/ Choisir des endroits de récolte non pollués

Encore un risque pour vous et ceux qui consommeront vos cueillettes : la contamination par la pollution de l’environnement. Par précaution, évitez les bords de route, de voies de chemin de fer, de cultures, les abords d’usine ou d’autres bâtiments, des maisons individuelles (oui, vous savez, le voisin qui fait du zèle et traite non seulement son jardin mais tout le voisinage avec des produits toxiques*).

Méfiez-vous des paysages ruraux agréables à l’oeil, comme un beau vallon avec prairies, cultures et haies : qui dit culture dit forte probabilité de traitement.
Il est très rare que ces contaminations entraînent des réactions aiguës, mais autant ramasser des plantes les plus préservées possible.

* Depuis janvier 2019, la détention de pesticides par les particuliers est un délit, mais certains ont fait des stocks… Seuls les produits portant la mention « emploi autorisé dans les jardins » sont encore autorisés à la vente.

haie de prunelier à éviter pour la cueillette de plantes sauvages
cette haie fleurie de Prunellier appelle à la cueillette, mais la culture qui la jouxte doit nous en dissuader
chemin de cueillette de plantes sauvages
si les bords de route regorgent parfois de plantes aromatiques et médicinales, ils sont trop sujets à pollution pour être de bons lieux de cueillette.

3/ Éviter les parasites/moisissures

En plus de la toxicité intrinsèque de certaines plantes, tous les végétaux peuvent porter des hôtes dont les effets sont parfois très indésirables : bactéries, vers, insectes.

Les milieux humides sont encore plus propices à la présence des parasites (comme la Douve du foie, un minuscule ver transmis par le bétail, qui peut occasionner d’importants dégâts sur le foie ou d’autres organes humains).

Pour diminuer très fortement les risques :

  • Évitez les cueillettes dans les zones de pâturage.
  • Cuisez les plantes des zones humides (comme le Cresson de fontaine).
  • Délaissez toute plante attaquée par des moisissures ou des champignons.
  • Récoltez à plus de 50 cm de hauteur (oui, ce n’est pas toujours possible...).

Et de retour de balade (surtout en forêt), pensez bien à vous inspecter (on veut dire le corps, pas juste les vêtements) pour ne pas laisser s’installer une éventuelle tique qui aurait réussi à vous grimper dessus !

pâturage à éviter pour la cueillette de plantes sauvages
évitez les cueillettes en zones pâturées ; le risque de présence de parasites augmente fortement avec celle d’animaux.

4/ Cueillir avec autorisation

Certaines zones protégées sont soumises à limitation ou interdiction de prélèvement (réserves naturelles, parc nationaux...). Renseignez-vous et respectez les consignes.

La récolte sur terrains privés, qu’ils soient forestiers ou agricoles, doit recueillir l’autorisation préalable du propriétaire/gestionnaire. Sans quoi le prélèvement est considéré comme un vol, avec les possibles dépôts de plainte et amendes correspondantes.
En contactant le propriétaire, vous éviterez ces tracas, ou une simple remontrance désagréable ; et pourrez même avec un peu de chance sensibiliser votre interlocuteur à la richesse de ses parcelles. Pour de petites quantités, vous avez des chances d’obtenir un accord sans contrepartie autre que de respecter les lieux et de ne pas trop prélever.

Chez certains peuples, l’autorisation est demandée à la plante elle-même, ou du moins un remerciement lui est adressé pour la vie qu’elle représente et qui va être prélevée. Ce que certains considèrent comme du sentimentalisme peut aussi être vu comme une sagesse et une conscience devenues malheureusement trop rares.

foret et champs, demander l'autorisation pour faire votre cueillette suavage
Les forêts et les zones agricoles sont souvent des endroits privés ; il est nécessaire de demander l'autorisation avant d'effectuer vos cueillettes. ça mar

5/ Prélever avec parcimonie

Voici un risque qui concerne les plantes que vous allez prélever dans votre environnement. Ces ressources ne sont pas infinies ; chacun a sa part de responsabilité pour garantir leur préservation.

  • Ne ramassez pas une plante isolée que vous n’aviez jamais vu auparavant dans votre région.
  • Renseignez-vous sur les plantes protégées ou rares. Ce serait tellement dommage de contribuer involontairement à la disparition de certaines plantes !
  • Ces précautions prises, choisissez des endroits de prélèvements où la plante est abondante, et ne prélevez pas plus d’⅓ des plantes présentes.
  • Ne prélevez que la partie que vous allez utiliser et s’il s’agit d’une récolte détruisant la plante (racine, écorce), prélevez encore moins.
  • Enfin, ne prélevez que la quantité que vous êtes sûr de pouvoir préparer, quelle que soit la suite des opérations (cuisson, séchage etc).
fruit des églantiers cueillette de plantes sauvage
Ici, une belle station pour prélever une partie (⅓ max) des fruits de l’églantier (rosier sauvage), les cynorrhodons.

En suivant ces recommandations, vous garantissez une cueillette sans risque pour vous-même, pour les consommateurs de vos récoltes ou pour les précieuses plantes que nous aimons tant. Bonnes cueillettes et soyez prudents !

martin lacroix

Auteur de l'article : Martin Lacroix

écolo (à tendance barjot) et communicant, passionné par les plantes, les humains, les relations entre agriculture et biodiversité. Je dirige le service communication d'Arcadie et suis heureux de mettre mes compétences à disposition d'une entreprise qui incarne de manière authentique la démarche du développement durable. Mon souhait profond est que notre communication contribue - à sa modeste échelle - au changement de société dont nous avons besoin.

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Infusion glacée sureau et fraises
Juil 09, 2021 meganeforestier 0 comments
Comment utiliser les épices et plantes pour aromatiser votre eau fraîche ?

Si vous avez envie de changer des sodas habituels et autres boissons sucrées, pourquoi ne pas essayer d'aromatiser votre eau fraîche avec des épices et des plantes ? Dans cet article, nous vous donnons quelques clés d’une infusion fraîche réussie !

 

Comment utiliser les épices et plantes pour aromatiser votre eau fraîche ?

Le mariage des saveurs : tout un art !

Lorsqu'on commence à vouloir confectionner ses propres tisanes à base de plantes et/ou d’épices, il est tout à fait possible de le faire de manière instinctive. Mais connaître certains principes peut vous permettre d’améliorer sensiblement vos préparations. Le premier d’entre eux porte sur la combinaison des saveurs. Il y a trois facteurs à prendre en compte dans la composition d’une tisane :

  • La matière “primordiale” : elle est présente à 70-80% dans votre tisane et représente la saveur que vous souhaitez à tout prix retrouver ;
  • La matière “soutien” : se retrouve entre 15 et 20% de votre préparation et vient, comme son nom l’indique, soutenir la matière primordiale. Il est donc important que ses saveurs ne viennent pas gommer celles de votre matière principale ;
  • La matière “catalysante” (entre 5 et 10% de votre mélange) permet le déploiement du système olfactif. Elle soutient la matière...soutien ! Et apporte des odeurs qui viennent soutenir quelque chose d’important pour votre préparation et sa dégustation.

Ces trois facteurs sont assez faciles à mettre en pratique si l’on a en tête un autre principe : la saisonnalité.

les 3 matières premières pour une infusion maison réussie
les 3 matières premières pour une infusion maison réussie

Saisonnalité & saveurs : comment choisir les bonnes épices et plantes ?

En effet, aromatiser votre eau fraîche avec des plantes et/ou des épices peut se faire en conscience des saisons. Pour cela, rien ne vaut de se fier à un calendrier de fruits et légumes de saison ! Cela paraît bête, et pourtant certaines matières ont des échos avec des fruits (et des légumes !). Aussi, si vous aimez marier les fruits et les épices ou plantes, et que vous manquez de créativité, fiez-vous à un calendrier saisonnier !

Certaines épices sont dites "chaudes'', tandis que d’autres sont dites “froides”. Cela vient des saveurs (nous parlons bien ici en termes culinaires et non médicaux) qu’elles développent. En effet, les premières se déploient extrêmement vite et sont donc très puissantes : cannelle, badiane, réglisse, etc. Ces épices sont parfaites pour tenir chaud en hiver. Les secondes, dites “froides”, ont des saveurs plus latentes : cardamome, baies roses, poivre de timut, etc. Ces dernières accompagnent très bien des boissons fraîches.

Enfin, dernier paramètre important : l’imaginaire. Fiez-vous à votre créativité, qui sera elle-même guidée par l’imaginaire développé par certaines saveurs. Ainsi, mélanger le gingembre, la menthe et le citron fera apparaître une sensation de pétillement, ce qui est plus adapté à une boisson fraîche que le réconfort sucré (= retour en enfance) apporté par la cannelle (parfait pour un chocolat chaud lors d’un temps froid et pluvieux !).

Infusion glacée sureau et fraises
Infusion glacée sureau et fraises

Quel type de préparation pour une tisane glacée optimale ?

Une fois que vous avez choisi vos matières pour votre mélange, il vous reste à choisir le type de préparation : macération, infusion ou décoction ? Sur cette question précise, nous avions déjà écrit un article afin de vous aider dans votre choix. Mais apportons tout de même quelques précisions : l’infusion diffusera des saveurs de manière très puissante, elle est donc parfaite si vous aimez les tisanes qui ont du pep’s ! Ajoutons également que les couleurs ne seront pas les mêmes : plus présentes et plus sombres à chaud !

Enfin, notre conseil : si vos matières sont sèches, leurs saveurs seront mieux diffusées à chaud qu’à froid ; infusez puis laissez refroidir. Privilégiez cependant la macération pour des matières premières fraîches.

Quelques idées de recettes pour aromatiser votre eau fraîche. Quant à trouver la matière primordiale, de soutien et catalysante, notre conseil est simple : testez en fonction de vos envies :

  • hibiscus, ananas, vanille
  • pomme, verveine, menthe, anis
  • hibiscus, framboise, rose
  • fraise, hibiscus, basilic
  • citronnelle, pomme, romarin
  • abricot, lavande,/ romarin
  • carotte, gingembre, pomme

En résumé

Que vous soyez ou non débutant dans la confection de vos propres tisanes, ayez toujours en tête la formule des trois matières qui donneront des saveurs équilibrées à vos préparations. Mais faites également confiance à votre instinct et à votre créativité pour développer les associations de saveurs qui vous raviront le plus.

Enfin, en été plus qu’en n’importe quelle saison, ne buvez pas que des boissons aromatisées : privilégiez l’eau ! Cet article a pour but de vous ouvrir des alternatives aux sodas et sirops, non de remplacer l’eau dans sa forme la plus simple. Elle reste le liquide le plus adapté à notre corps.
Dans tous les cas, lancez-vous, testez et voyez ce qui vous convient le mieux !

Mégane Forestier

Auteure de l'article : Mégane Forestier

Communicante de formation & par passion, je suis à Arcadie pour faire rayonner la raison d'être et partager avec nos parties prenantes nos valeurs et nos engagements. Afficionada des technologies numériques, je mets mes compétences et mon exigence de transparence au service d'une entreprise engagée.

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extraction de la vanille
Fabrication de notre arôme vanille : la simplicité en ligne de mire

Chez Cook, nous mettons un point d’honneur à concevoir des arômes les plus naturels possible. Cela signifie que nous n’ajoutons pas d’additifs ou d’exhausteurs de goût. Notre arôme de vanille ne contient donc que deux choses : la gousse et l’éthanol, composé essentiel pour extraire toutes les saveurs de la vanille. Mais comment arrive-t-on de la gousse à un arôme ? Les réponses dans cet article.

 

Fabrication de notre arôme vanille : la simplicité en ligne de mire

Les étapes d’avant fabrication : analyses et coupes des gousses.

La première étape avant même de débuter la fabrication de notre arôme vanille est l’analyse de la gousse. Il s’agit ici de mesurer son taux d’humidité et sa concentration en vanilline. En effet, ces taux sont importants pour anticiper la concentration de notre produit final. Vous l’aurez deviné : plus le taux de vanilline est élevé, meilleur sera notre arôme vanille.

Après l’analyse, la coupe des gousses. Cette dernière a une influence sur la qualité du produit. Plus les morceaux sont petits, plus ils seront en contact avec le solvant (l’éthanol) et donc meilleure sera l’extraction.

Si la coupe est trop fine, il peut y avoir un problème d’encombrement des filtres. Tout l’art consiste donc à trouver le point d’équilibre et à homogénéiser les cuves. Pour tout vous dire, c’est une étape que nous travaillons encore au broyage car nous ne sommes pas encore pleinement satisfait des résultats d’homogénéisation.

lot de gousses de vanille coupées
Réception des gousses de vanille coupées
gousses de vanille coupées
Les gousses de vanille sont coupées finement, sans être totalement broyées afin de faciliter l'homogénéisation dans les cuves.

Bains pour nos gousses : un arôme vanille très concentré et non comestible

Une fois les gousses coupées, ces dernières sont transférées à l’atelier des arômes (à quelques dizaines de mètres de là) où elles vont faire trempette dans des cuves chauffantes de 300L. L’eau est chauffée et mélangée avec 40% d’éthanol. Ce dernier est un composant essentiel car c’est lui qui permettra la meilleure extraction de la vanilline. Si nous chauffons l’eau, c’est pour donner un produit d’encore plus grande qualité.
Les gousses trempent pendant 24h, et nous prenons soin de mélanger de temps en temps en journée pour que l’extrait soit encore plus concentré.
Une fois ce temps passé, nous enlevons le jus et le gardons précieusement. Quant aux gousses, elles repartent pour un nouveau bain ! Cette fois-ci, nous ne mettons que de l’eau que nous chauffons à une certaine température pendant 24h. Pourquoi pas d’éthanol me diriez-vous ? Tout simplement parce que nous ne voulons pas un extrait très concentré en alcool…

gousses de vanille placées dans les cuves chauffées
Les gousses de vanille coupées sont placées dans les cuves chauffantes avec de l'eau et de l'éthanol

Presser les gousses pour en extraire la substantifique moelle

Maintenant que nos gousses ont fait trempette, nous les pressons. Cela nous donne un 3ème jus. Mais cette opération n’est pas si simple car le fait de presser autant la vanille amène les graines dans les filtres. Il faut alors nettoyer ceux-ci et recommencer. L’opération peut donc durer toute une journée.

extraction de la vanille
Les gousses de vanille trempent durant 24h avec un mélange d'eau et d'éthanol. L'opération est réitérée une seconde fois, sans éthanol, pour 24h encore.

Homogénéiser l’arôme vanille et l'envoyer au conditionnement

Il est enfin temps de passer à l’étape finale : le mélange des jus. Nous en avons donc 3 : celui de la première extraction, fortement concentré en éthanol, celui de la seconde extraction qui ne contient que de l’eau et de la vanille, et le dernier jus après pression de nos gousses. Nous mélangeons le tout dans une cuve de 1000L. Mais encore une fois, ce n’est pas si simple… En effet, les jus contiennent encore de la matière solide. Il faut donc laisser le temps au mélange de décanter. Au bout de 24-48h la matière restante vient se déposer au fond de la cuve. On peut alors prendre l’extrait limpide et… l’analyser.
Ces analyses ont pour but de vérifier le taux d’éthanol. Nous ne voulons pas qu’il dépasse 18%. Nous vérifions aussi le degré Brix qui est un indicateur de concentration du sucre. Plus ce dernier est élevé, plus l'arôme vanille est concentré. Enfin, nous vérifions le pPH et la densité. Ces taux sont décidés en amont, via la fiche technique du produit. Cela nous permet de démontrer notre qualité auprès de nos clients et de vous assurer un produit fini stable et excellent.
Enfin, nous envoyons un échantillon pour analyse de vanilline pour notre service qualité. L'extrait peut enfin partir dans nos ateliers pour être conditionné en produit fini, celui que vous connaissez si bien.

récupération du jus pour homogénéisation et conditionnement de l'arôme vanille
Une fois les deux bains faits, le jus est placé dans une cuve et laissé au repos pendant 24 à 48h afin de laisser le temps à la matière dure de se déposer au fond.

Evolution du processus de fabrication de l’arôme vanille

Comme vous l’avez vu, notre arôme vanille subit deux bains et encore plus d’analyses. Ces dernières ne servent pas qu’à attester de la qualité de notre produit. En effet, leur but est aussi de nous permettre d’améliorer le processus de fabrication. En ce sens, ce sont ces analyses qui nous ont permis de faire évoluer le processus vers celui que je viens de vous écrire.
Évidemment, notre processus actuel n’est pas parfait et nous travaillons sans cesse pour l’améliorer.
Mais nous sommes fiers de vous présenter un produit aussi naturel que possible et espérons que vous saurez l’apprécier et l’utiliser. Ce sera d’ailleurs l’objet de notre prochain article.

Mégane Forestier

Auteure de l'article : Mégane Forestier

Communicante de formation & par passion, je suis à Arcadie pour faire rayonner la raison d'être et partager avec nos parties prenantes nos valeurs et nos engagements. Afficionada des technologies numériques, je mets mes compétences et mon exigence de transparence au service d'une entreprise engagée.

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romarin cook
Avr 02, 2021 cdefeche 0 comments
Le romarin : de la terre au flacon

Le romarin : de la terre au flacon

Fin février, c’est l’époque de la récolte du romarin à la ferme d’Arcadie à St Etienne de l’Olm (Gard). C’est aussi la 1re récolte qui ouvre la saison, et signe du printemps qui arrive ! Viendront ensuite le thym, l’origan puis la sarriette.
Plante emblématique des petits et grands maux d’hiver, goûteuse en tisane, nous vous proposons aujourd’hui de suivre le romarin du champ jusqu’au conditionnement final…

 

Belle culture de romarin

A la ferme d’Arcadie, les plants mis en culture sont issus de pépinière (des bébés romarins quoi !). On compte 10 000 à 12 000 plants pour une parcelle de 1 ha (1ha = 100m * 100m = 10 000 m2).
Les premières années de culture du romarin sont les plus fastidieuses : entre la préparation du sol, la plantation, et les désherbages qui vont suivre, la culture prend beaucoup de temps pour… ne pas récolter grand-chose !! Tant que les plants sont petits et ne couvrent pas suffisamment le sol, les autres herbes en profitent pour prendre leur part… ce qui induit un désherbage d’autant plus important !

parcelle de peuplier
Jeune parcelle de romarin de 1 an et demi. Ferme d’Arcadie, mars 2020. Les entre-rangs (les plus larges) ont été couverts par un semis d’engrais verts : des plantes protégeant et amendant le sol. On devine ici un mélange d’une graminée et d’une légumineuse, assez classique. Cette parcelle ne pourra pas encore faire l’objet d’une récolte mais sera seulement étêtée pour renforcer les plants. Il va falloir attendre encore un an pour récolter. 

Il faut attendre 3-4 ans pour que la plante atteigne son max de développement. Le romarin sera récolté une dizaine d’années, parfois moins, parfois un peu plus selon les conditions de sol, l’entretien de la culture, etc. Puis les plants de romarin vont commencer à fatiguer et produire moins de feuilles : la culture touchera à sa fin. Le sol sera ensuite laissé au repos quelques années, peut-être aidé d’un “engrais vert“ (un semis de plantes ayant des fonctions régénérantes), avant de pouvoir accueillir une autre culture, de préférence autre que le romarin (la diversité est toujours une bonne option !).

Des producteurs locaux pour notre romarin

En 2020, les 9,5 tonnes de romarin vendues par Arcadie en commerce bio spécialisé – c’est-à-dire tout le romarin que vous trouvez en magasin !, en pur et dans les mélanges, sous les marques Cook et L’Herbier de France – ces 9,5 tonnes de romarin donc, ont été produites par les agriculteurs de la filière régionale, dans les régions Occitanie et PACA.
Sur le terrain, cela correspond à 6 producteurs et 12 hectares. Chacun de ces producteurs cultive entre 1 et 3 ha de romarin pour Arcadie, avec des parcelles qui font en moyenne 1 ha.
Du local dont nous sommes fiers !

Vive la 1ère récolte !

parcelle de romarin sur le point d'être récoltée
Même parcelle de la ferme d’Arcadie, 1 an plus tard, en février 2021 : après presque 2 ans et demi en terre, les plants sont enfin prêts pour une 1re récolte !
Récolte d'une parcelle de romarin
La récolte est mécanique (ici, à la ferme, avec Yoachim). Sont visibles les rangs déjà récoltés, et ceux restant à faire. Toutes les herbes indésirables doivent être écartées afin de ne récolter si possible QUE le romarin : sinon les étapes de tri après récolte seront d’autant plus fastidieuses… voire la récolte inutilisable pour l’herboristerie !

Opérations post-récolte : sécher, battre, trier

La récolte est mise à sécher. En février, selon la météo, en plus des ventilations, il faut parfois actionner des réchauffeurs afin que la plante sèche correctement sans risque de noircir ni de fermenter.

Séchage du romarin au hangar d'Arcadie
Au hangar d’Arcadie : les séchoirs sont faits de claies en inox recouvertes de fins filets sur lesquels sont étalées les branches de romarin immédiatement après récolte. Une ventilation permet d’améliorer la circulation de l’air.

Puis le romarin passe par une étape de battage : batteurs et contre-batteurs vont permettre de bien séparer les tiges des feuilles et réaliser un premier tri.

Battage du romarin
La production une fois sèche passe par l’étape de battage (ici toujours au hangar de la ferme) : les tiges sèches sont séparées des feuilles et évacuées.

Enfin la récolte est triée : des systèmes de grands tamis successifs permettent encore d’affiner le tri et d’obtenir la feuille entière indemne d’autres éléments indésirables.

Tri du romarin
L’impressionnante trieuse à Arcadie ! Au 1er plan, un aménagement réalisé récemment pour pouvoir alimenter la trieuse directement avec les big-bag. La matière monte ensuite à la trieuse (verte, au fond) via un tapis roulant. Puis passe par différents tamis. Plusieurs sorties (les différents sacs), que surveille Stéphane, récupèrent différentes qualités (feuilles entières, coupées, etc.). Les déchets (autres herbes, feuilles mortes, restes de tige, etc) pourront rejoindre le bac de biodéchets et alimenter…  le compost !

Vérification qualité et analyses

Comme tous les lots de matière entrant à Arcadie, le romarin apporté à l’entreprise pour transformation et conditionnement est alors échantillonné pour envoi en laboratoire : le romarin ne continuera son chemin que s’il passe nos critères stricts en matière de pesticides (un article paraîtra bientôt sur ce point important !), sans traces de développements microbiologiques (moisissures ou autres) et sans gluten.
Sa qualité organoleptique et visuelle est également étudiée : un cahier des charges est édité par Arcadie et transmis à tous les producteurs en amont du partenariat.

Produits

Dans les ateliers de conditionnement, le romarin pur peut prendre 3 directions :

  • Les sachets pour tisane L’Herbier de France,
  • Les flacons de 100 mL Cook
  • Les sachets éco-recharge de 25g Cook.

Dans ces différents conditionnements, le romarin peut aussi prendre plusieurs formes : en feuilles entières (plutôt pour les sachets Herbier de France), en feuilles coupées (0,3 à 1 cm), et encore plus petits : en flocons (0,1 à 0,3 cm - dans les flacons Cook par ex.).

Enfin, il peut aussi être mélangé à d’autres plantes pour intégrer nos mélanges (promis, on fera un article spécifique sur le travail de transformation / mélange à Arcadie !) : Mélanges Barbecue, Arrabiata, Paëlla & Riz, sans oublier les Herbes de Provence de chez Cook… Côté L’Herbier de France, le mélange pour tisane contenant du romarin est forcément… L’Hivernale (sachets vrac ou boites infusettes) !

Conditionnement aux ateliers L'Herbier de France

Conditionnement Herbier de France semi-automatique
Ateliers L'Herbier de France : le romarin est vidé dans la doseuse semi-automatique (en haut). Ici Sophie remplit les sachets un à un.
soudage des sachets après remplissage
Les équipes tournent par 2 à différents postes : après le remplissage, Laury Anne soude les sachets.
Mise en carton des sachets Herbier de France de romarin
Puis changements de postes : les sachets de romarin sont rassemblés par lots de 6 (Laury Anne est maintenant à la “fardeleuse“) puis mis en carton étiqueté (Sophie).

Et c’est reparti pour une nouvelle série de sachets…
Les postes sont semi-automatiques. En 1h, 380-400 sachets sont remplis, fermés, rassemblés, encartonnés et rejoignent le stock des produits finis.

Conditionnement Cook

A Arcadie il y a 2 lignes automatisées pour remplir les flacons Cook de 100mL. Les opérateurs surveillent que toutes les étapes se passent bien : remplissage des flacons, colle de l’opercule, fermeture du bouchon, étiquetage, puis mise en carton. La cadence ? 28 flacons sortent chaque minute, soit 1680 flacons par heure. C’est sans compter aller chercher la matière première dans le stock, en alimenter la chaîne de conditionnement, ranger les cartons dans le stock de produits finis, tout nettoyer avant conditionnement d’une autre matière… et les interventions de maintenance diverses et variées nécessaire ça et là, régulièrement !

Conditionnement du romarin chez Cook
Les caisses en plastiques sont là pour récupérer tous les flacons éjectés par pression d’air car non conformes : présence d’éléments métalliques (un aimant les détecte systématiquement), poids non conforme, etc…
Conditionnement du romarin chez Cook
En bout des deux chaînes Cook, la mise en carton. Ici Stéphane et Laurent.
Ensacheuse pour les éco-recharges Cook
Et voici la toute nouvelle ensacheuse d’Arcadie ! Notre romarin peut ainsi vous être proposé en sachets éco-recharge, un emballage contenant très peu de plastique - et bientôt plus du tout !! Ici Clément (en haut) vérifie le bon fonctionnement des doseurs, Nicolas (en bas) règle les paramètres… Matthieu (du service Informatique) n’est jamais loin car il y a encore quelques petits ajustements à faire, qui relèvent de son domaine. Comme régler l’imprimante à étiquettes.

Préparation de commandes et expédition

Le service commerce aux préparations des commandes
Pendant ce temps, Ghislaine et Malika de notre service commercial saisissent les commandes clients.
Expédition des commandes
Les cartons sont ensuite rangés dans le stock “produits finis“, par ordre alphabétique s’il vous plaît : les préparateurs de commande y naviguent comme des poissons dans l’eau, pour aller récupérer tous les produits commandés ! Les stocks de produits finis s’étagent sur 3 niveaux ! Il ne faut pas s’y perdre ! Ici, Julia et Audrey mettent sur leurs chariots ce qui est demandé par chaque client, que ce soit pour les petites commandes avec les clients particuliers, ou les plus grosses commandes des magasins… Les colis sont ensuite empaquetés, et emportés chaque jour par les transporteurs…

Voilà ! Arcadie a presque terminé son boulot ! Le romarin n’est plus très loin de votre assiette ou de votre eau chaude…
Presque ?
Arcadie vous accompagne encore avec ses idées recettes et autres préparations, ses communiqués, son service après-vente… et prend volontiers tous vos retours, pour améliorer ce qui doit encore l’être, et consolider le meilleur !!

romarin cook

Auteure de l'article : Cécile Defèche

Agronome de formation, je suis responsable de la ferme d'Arcadie qui englobe l'activité agricole sur les plantes aromatiques et médicinales et la gestion des espaces de "terre libre" autour des bâtiments industriels. Pas peu fière de travailler dans une entreprise qui prend autant soin de la terre (la Terre) et de la vie... Ma casquette de communicante me permet aussi de vous informer, de la manière la plus transparente possible, des belles avancées d'Arcadie et de ses partenaires... (et quand il y en a, aussi des bugs de passage). Célébrer la beauté du monde, la vie et... la préserver !!

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Gachis_Epices_Image_Mise_En_Avant
Mar 26, 2021 Martin Lacroix 0 comments
10 astuces pour ne pas gâcher vos épices

10 astuces pour ne pas gâcher vos épices

N’avez-vous pas déjà vécu cette scène : vous arrivez dans une location de vacances, ou un logement de particulier pour une nuit, voire chez des amis, vous allez dans la cuisine, et là vous découvrez un flacon de poivre qui semble comme usé par les siècles.
(Discrètement) vous l’ouvrez et approchez précautionneusement les narines de l’ouverture. Au mieux, rien ne se passe. Au pire, une odeur désagréable, ou juste la sensation piquante, sans plus aucun parfum.

Allez, de temps en temps, une bonne surprise vous attend. Le flacon était trompeur : fraîchement rechargé, son contenu n’a rien à voir avec l’aspect élimé de son contenant. Mais trop souvent, l’intérieur n’est guère plus reluisant que l’extérieur.

Quel dommage, d’autant plus lorsqu’il s’agit de produits résultats d’une grande somme de travail de tout une chaîne de personnes, depuis la production agricole jusqu’aux magasins.

La grande question du jour est donc : comment éviter de gâcher vos épices ?

1. Conervez-les dans de bonnes conditions

Comme pour de nombreuses denrées alimentaires, les principales causes de dégradation des épices sont la chaleur et l’humidité. Choisissez donc avec soin leur endroit de stockage, si possible également à l’abri de la lumière (cette dernière ne dégradera que la partie externe en contact avec elle). Et fermez bien les couvercles !

2. Choisissez les formes qui se dégradent le moins vite

Une règle simple à retenir : plus un produit alimentaire est fractionné en petits morceaux, plus sa dégradation gustative sera rapide (la fragmentation multiplie la surface en contact avec l’air et donc avec les réactions naturelles chimiques et autres de dégradation).

Donc, lorsque vous le pouvez, achetez les épices sous leur forme non moulue, qui se conservera plus longtemps. Cela vous demande de posséder un bon moulin ainsi qu’une bonne râpe (pour la muscade par exemple), mais c’est un investissement modéré et très rentable : qui dit meilleure conservation dit saveurs plus intenses plus longtemps.

3. Achetez des quantités adaptées à votre consommation

Mais qu’est-ce que c’est que cette marque qui ne pousse pas à la consommation !? On aura tout vu… Nous sommes très heureux que vous achetiez nos produits,mais encore plus que vous ne les gâchiez pas. Donc, veillez à acheter des quantités raisonnables, en rapport avec votre consommation. Si vous souhaitez développer votre utilisation des épices - ce qui nous semble une très bonne idée pour vous et ceux qui partagent votre logement - allez-y progressivement.
 Nous vous proposons plusieurs conditionnements, adaptés à différents niveaux d’utilisation.

4. Pensez à utiliser vos épices tous les jours

Cela peut sembler très bête à rappeler, mais nos observations nous incitent à le répéter : même conservées dans de bonnes conditions, les épices ne sont pas éternelles. Après plusieurs années de stockage, elles risquent d’avoir perdu la majeure partie de leurs saveurs, voire de devenir immangeables.
Nous achetons souvent un flacon d’épices dans l’optique de préparer un plat particulier. Pour ne pas gâcher ce qui reste dans le flacon, il faut penser à l’utiliser à nouveau par la suite. Pour cela, deux atouts majeurs : garder les épices bien visibles dans votre cuisine et planifier vos préparations culinaires.
Si vos épices sont cachées au fond du placard, la probabilité de les gâcher augmente significativement. Si vous cuisinez toujours au dernier moment, vous risquez de choisir très souvent les mêmes épices.
Pour vous aider à utiliser plus souvent vos épices, nous avons mis au point spécialement pour vous un moteur de recherche par épice sur ce site. Vous tapez le nom de l’épice, vous sélectionnez (ou pas) le type de plat recherché, vous ajoutez vos éventuelles intolérances alimentaires, vous appuyez sur le bouton recherche : les recettes correspondant à vos critères apparaîtront !

Et le reste du web regorge également de bonne idées culinaires, avec un grand nombre d’épices. Cela demande juste un peu d’anticipation.
Libérez-vous des canons culinaires, libérez-vous des étiquettes : mélange “couscous” dans vos pâtes, mélange “pâtes” dans votre riz, soyez fous ! Utilisez des épices pour vos plats les plus simples : courgettes au paprika, salade d'endives à l’ail des ours etc etc : la créativité n’a de limites que celles de votre imagination et de vos habitudes alimentaires !

5. Dosez suffisamment

Les débutants en assaisonnement sont souvent très prudents avec les quantités. Si cela est sage pour les épices brûlantes ou piquantes, ça peut s’avérer contre-productif pour des épices plus douces. Le risque est la déception d’une saveur peu relevée, qui tient juste à un dosage trop peu important.
Donc testez, et n’hésitez pas à mettre une petite cuillère de plus. Vous pouvez aussi préparer 2 versions du même plat, une plus piquante ou relevée pour les palais habitués, une autre moins concentrée pour les palais très sensibles.
Et pour celles et ceux qui aiment les épices en très petites quantités, vous serez ravi-e-s d'apprendre que nous proposerons dans les prochains mois un présentoir vrac en magasin, pour vous servir exactement la quantité que vous souhaitez, dans le contenant que vous préférez...

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6. Partagez, échangez

Lorsque vous constatez que vous ne réussissez pas à utiliser toutes vos épices, avez-vous déjà pensé à les proposer à votre entourage ? Rien de plus facile qu’un petit flacon à transporter, à donner à un collègue, une ami, quelqu’un de votre famille. Vous pourrez lui faire découvrir de nouvelles saveurs tout en évitant le gâchis.

7. Rendez visible et étiquettez bien !

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Dans un tiroir, des étiquettes placées sur les bouchons s’avèrent bien pratiques...

Conserver correctement les épices et les garder visibles peut de prime abord sembler contradictoire. Il faut nuancer quelque peu notre propos. La lumière dégrade certes un peu les épices, mais peu en comparaison de la chaleur et de l’humidité. Si vous gardez bien vos couvercles fermés, même avec des flacons translucides (ce qui est les cas de nos flacons Cook ou d’autres contenants en plastique transparent ou en verre) vous pouvez laisser vos épices hors des placards ou tiroirs, à condition de ne pas les stocker trop près d'une source de chaleur ou d’humidité. 
L'étiquetage de vos flacons peut jouer un rôle déterminant, surtout si vous avez une belle collection : si vos épices sont rangées dans un tiroir, un système d’étiquettes sur le bouchon des flacons vous permet de repérer vos épices sans avoir à les soulever une à une, pratique qui s’avère très fastidieuse a-delà de 5 flacons.
Si c’est un placard qui les accueille, l’étiquetage par le dessus peut encore fonctionner pour quelques flacons. Au-delà, un plateau tournant ou un étagement est nécessaire si vous ne voulez pas risquer d'oublier les flacons qui sont le plus au fond...

8. Dédiez-leur un mobilier de rangement !

Vous pouvez également dédier une petite étagère spécialement à vos épices. Elles le méritent bien, elles qui mettent tant de saveurs et de couleurs dans votre alimentation ! Une étagère murale très peu profonde mais avec pas mal de rayonnages fera parfaitement l’affaire. Si vous souhaitez la placer à proximité de votre cuisinière ou plaque de cuisson, des modèles vitrés vous permettront de réduire l'exposition à l’humidité, surtout si vous n’avez pas de hotte aspirante.

9. Tenez les bouchons toujours propres et fermés

Règle de base : gardez vos flacons toujours bien fermés. Cela semble facile, mais il se peut que les bouchons se salissent un peu au fur et à mesure de leur utilisation, surtout pour les poudres. Veillez donc à retirer régulièrement la poudre qui est restée sur la surface de votre bouchon verseur, sans quoi son accumulation peut compromettre la bonne fermeture du flacon.

10. Regardez la DDM et fiez-vous à vos papilles

Si vous transvasez dans des contenants différents vos épices, pensez à y reporter la date de durabilité minimale. Elle est normalement inscrite sur le flacon que vous aviez préalablement acheté. Même si, au-delà de cette date, les épices restent comestibles (1), leurs propriétés gustatives ne sont plus les mêmes. Ce serait dommage de passer à côté de cette info !
Enfin, en cas de doute, goûtez le produit concerné. Si vous le connaissez, vous saurez s’il est s’il n’est vraiment plus bon ou s’il est simplement moins puissant qu’auparavant. Dans ce dernier cas, vous doserez un peu plus qu’à votre habitude pour parvenir à la même intensité aromatique.

(1) Il est important de bien distinguer DDM (date de durabilité minimale) et DLC (date limite de consommation).
La DLC concerne les aliments frais, vendus dans les rayons réfrigérés des magasins et grandes surfaces comme les viandes, les poissons, certains produits laitiers ou de charcuterie. Consommer un aliment de ces catégories après cette date peut comprendre des dangers pour la santé. Cette date est du type jour/mois/année.
La DDM indique quant à elle la durée pendant laquelle le produit garde toutes ses qualités. Le consommer au-delà de cette date n’engendre pas de risque pour la santé mais le produit sera simplement moins savoureux, moins bon. Cette date est du type mois/année.

N° de lot à gauche et DDM à droite...

Munis de toutes ces informations, vous voilà désormais mieux ”équipés” pour éviter de gâcher vos épices. Nous comptons sur vous !

 

martin lacroix

Auteur de l'article : Martin Lacroix

Ecolo (à tendance barjot) et communicant, passionné par les plantes, les humains, les relations entre agriculture et biodiversité. Je dirige le service communication d'Arcadie et suis heureux de mettre mes compétences à disposition d'une entreprise qui incarne de manière authentique la démarche du développement durable. Mon souhait profond est que notre communication contribue - à sa modeste échelle - au changement de société dont nous avons besoin.

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Thym Couv Article Sauvage Cultive
Mar 05, 2021 Martin Lacroix 0 comments
Plantes sauvages ou plantes cultivées ?

Plantes sauvages ou cultivées ?

Nous savons la plupart du temps, pour nos aliments, si ceux-ci proviennent d’une origine sauvage ou cultivée. De nos jours, la très grande majorité de notre nourriture provient de l'agriculture. Qu’en est-il de nos épices et de nos plantes aromatiques et médicinales ? Quelles conséquences cela peut-il avoir ?

“Purement sauvages“

Cette catégorie regroupe les plantes dont la ressource sauvage est suffisamment abondante pour ne pas avoir à les cultiver, ainsi que celles dont la culture a parfois été tentée, mais en vain.

Un plus grand nombre de plantes médicinales sont concernées que les épices, mais il y en a quand même quelques-unes.

Quelques exemples :

- Ail des ours.       - Bruyère.
- Valériane            - Gentiane.
- Genièvre.            - Reine des prés.

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Racine de gentiane jaune cueilleur coopérative SICARRAPAM L'Herbier de France photo Max Casa

Sauvages et cultivées

On retrouve dans cette catégorie des espèces végétales qui sont présentes à l’état sauvage dans leurs milieux et climats de prédilection, mais qui peuvent néanmoins être cultivées.

La culture permet de produire des quantités importantes lorsque les quantités disponibles en “sauvage” ne suffisent pas pour répondre à la demande.

Cultiver peut ainsi contribuer à préserver les ressources sauvages souvent mises à mal par des prélèvements humains excessifs.

Enfin, cela permet aussi d’implanter des espèces qui ne sont pas présentes spontanément dans une localité mais peuvent être adaptées aux conditions locales.

Quelques épices sont concernées, ainsi qu’un nombre non négligeable de plantes médicinales. Quelques exemples :

- Fenouil            - Ortie
- Romarin          - Thym
- Sarriette          - Camomille matricaire
- Framboisier    - Pissenlit

Les Herbes de Provence peuplent spontanément les garrigues, mais peuvent aussi très bien se cultiver.
Ici une jeune culture de romarin sur notre ferme.
Photo Maxcasa.

 

Cueillette de framboisier sauvage par des cueilleurs de la coopérative Sicarrapam. La culture du framboisier est également engagée par la coopérative pour compléter les volumes "sauvages".
Photo Maxcasa.

 

Uniquement cultivées

Un grand nombre de plantes cultivées se sont éloignées de leurs origines sauvages : on ne retrouve dans la nature que des espèces proches, dont elles ont lentement dérivé au fil de la longue sélection agronomique par l’Homme.

- Gingembre        - Basilic        - Cardamome

- Curcuma            - Cumin        - Safran

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Curcuma frais juste tranché - Madagascar

 

 

Complémentarités “sauvage“ / “cultivé”

Les complémentarités entre les origines “sauvage” et “cultivée” sont intéressantes :

  • Les plantes cultivées sont souvent plus volumineuses que leurs cousines sauvages, plus caloriques. Elles remplissent nos assiettes.
  • Les sauvages sont souvent plus concentrées en nutriments, et/ou possèdent des nutriments que les plantes cultivées n’ont pas.

Quelles différences entre “sauvage” et “cultivé” pour une même espèce ?

Pour une même plante, le fait de la récolter dans son milieu naturel ou dans une culture peut avoir plusieurs répercussions.

 

Le milieu naturel évoque la pureté, l’absence de pollution. Cela est vrai dans un certain nombre de cas, mais il faut rester très prudent. Toutes les zones naturelles proches de zones agricoles sont susceptibles d'être contaminées par des pesticides, soit directement par la propagation aérienne lors des épandages, soit par le biais des eaux qui s’écoulent depuis les zones de traitement.
Les zones naturelles peuvent aussi parfois dissimuler d’autres sources de pollution : anciennes extractions minières ou autres dépôts potentiellement toxiques. Sachez également que les forêts sont pour l’immense majorité des zones exploitées pour le bois, parfois traitées lors de certaines phases de culture (ce n’est que depuis fin 2019 que les forêts publiques ne font plus l’objet de traitements phytosanitaires). Bref : renseignez-vous bien avant d’effectuer des cueillettes en milieu “naturel”. Les cueilleurs avec lesquels nous travaillons sont évidemment rôdés quant à cette problématique.

La culture, si elle est biologique, n’utilise pas de produits phytosanitaires de synthèse. Les agriculteurs bio sont par ailleurs fortement sensibilisés au risque de contamination par l’environnement.

Dans un cas comme dans l’autre, nous sommes de notre côté très vigilants quant au risque de contamination et faisons effectuer des analyses systématiques sur un très large spectre de molécules.

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Très présent dans les haies, l'églantier peut être sujet à des pollutions par les champs voisins. Il convient de le récolter loin des zones de culture.

Romarin sauvage en fleur dans le Gard

Romarin sauvage en fleurs

Du point de vue des composants utiles des plantes (vitamines, oligo-éléments, huiles essentielles...) la différence au sein d’une même espèce entre sa version “sauvage” et “cultivée” n’est pas si évidente. On peut facilement présumer que la plante dans son environnement sauvage sera à son optimum en termes de concentration en nutriments, mais ça n’est pas forcément le cas. Les modalités de culture vont fortement influer sur la concentration finale en composés actifs.

Nos origines “sauvage” et “cultivée”

Pour nos épices Cook, donc, vous l’aurez compris, la très grande majorité de nos produits provient de plantes cultivées. Parmi les rares récoltes sauvages, citons l’ail des ours et la baie de genièvre.

Pour nos tisanes L’Herbier de France, ce sont 11 espèces qui sont uniquement issues de cueillette sauvage, parmi lesquelles l’aubépine, la reine des prés, la bruyère. 4 autres plantes sont d’origine sauvage ou cultivée selon les disponibilités (chiendent, framboisier, myrtillier, sauge).

Sauvage, cultivée, chaque origine présente ses avantages et ses inconvénients.
Une judicieuse complémentarité de ces "sources" de plantes permet à la fois une préservation de la ressource et une production répondant à la demande.
Des cultures bien menées produisent des plantes de grande qualité...

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gingembre
Les intérêts du gingembre en cuisine

Qui ne connaît pas aujourd’hui le gingembre ? Cette plante exotique est presque devenue un produit de consommation courante dans notre pays. Pourtant, il s’agit bien d’un produit exceptionnel et qui nous vient de loin. Quels sont ses intérêts ? Une réputation millénaire Le gingembre étant utilisé par l’Homme depuis plusieurs millénaires comme plante alimentaire […]

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rhizome de curcuma tout juste déraciné
Fév 05, 2021 Martin Lacroix 0 comments
Le curcuma malgache du champ au flacon

Le curcuma n'est pas implanté depuis très longtemps à Madagascar : les paysans le cultivent depuis les années 1990 et il n'est devenu une culture d'assez grande ampleur commerciale qu’au début des années 2000. Son itinéraire technique (= ensemble des opérations agricoles nécessaires à sa culture) est cependant bien maîtrisé.
Nous sommes fiers du partenariat de longue durée établi avec l’entreprise Phaël Flor et l’association de producteurs Tsinirala et vous invitons à découvrir cette filière ici.
Et pour l’heure, focalisons-nous sur cette noble plante ! Découvrons ensemble son parcours du champ à l’assiette.

 

Le curcuma au champ

Le curcuma fait partie de ces plantes qui sont reproduites par multiplication végétative : plutôt que de semer des graines issues des fruits, c’est une partie de la plante qui est mise en terre (selon les cas un rameau, un bout de tige, un fragment de racine). Pour le curcuma, c’est le rhizome (la tige renflée souterraine que nous consommons) qui est replanté.
La culture est entièrement manuelle.
Les rhizomes sont disposés tous les 40 cm environ. La période de plantation se situe autour de la fin août à fin septembre, mais peut être décalée selon le climat de l’année (elle a été retardée en 2020).
Les principales opérations entre la plantation et la récolte consistent à désherber la parcelle. Le sarclage est utilisé dans cet objectif : un outil à lame est passé en surface et coupe ou arrache les plantes non désirées. Jusqu’à 3 sarclages sont pratiqués pendant les 7 à 8 mois de croissance de la plante.

La récolte débute à partir du mois de mai, simplement effectuée à la bêche. Elle est échelonnée selon les possibilités de réception pour la préparation ultérieure.
2 années de culture du curcuma sont effectuées, auxquelles succèdent une année de culture de riz, maïs ou manioc, puis quelques années de jachère pour laisser la terre se reposer et reconstituer sa fertilité.

 

Préparation après récolte à Madagascar

Les rhizomes sont lavés une première fois dans le fleuve, pour enlever le plus gros de la terre. Ils sont ensuite acheminés en pirogue vers le lieu de collecte, et chargés dans des camions direction l’usine de Phaël Flor.
A l’usine, après vérification de la qualité des lots, le curcuma est à nouveau lavé et aussi brossé. Il est ensuite découpé en fines tranches (chips). La phase suivante est le séchage, qui a lieu d’abord en intérieur dans des cuves avec injection d’air chaud, puis en extérieur grâce à la seule action du soleil. Cette étape prend environ 3 jours.
Une fois le séchage achevé, un travail minutieux de tri est effectué, afin d’écarter les éventuels corps étrangers qui ont pu se déposer pendant le séchage extérieur.
Les chips de curcuma sont alors chargés sur des containers, prêts à partir sur les flots, direction la France.
Le voyage en mer dure environ 7 semaines.
Arrivés au port de Fos-sur-Mer, les containers sont hissés sur des camions pour arriver à nos locaux dans le Gard.

 

Préparation aux ateliers Cook

C’est un des grands moments de l’année que la réception du curcuma à Arcadie ! Tout d’abord, on décharge : c’est physique et poussiéreux (nous expérimentons de nouveaux conditionnements pour éviter ces désagréments).
Après les vérifications “qualité” habituelles (contrôles visuel, olfactif et analyses), les lots sont débloqués et peuvent rejoindre le stock “matières premières”.
Au fur et à mesure de nos besoins, nous procédons au broyage des chips séchées de curcuma, qui deviennent alors la fine poudre que vous connaissez. La propriété colorante du curcuma est éclatante à ce stade : pas besoin d’interroger nos collègues jaunis de la tête aux pieds sur la nature de leur activité pendant les périodes de broyage du curcuma...
Enfin, la poudre de curcuma est conditionnée dans nos différents flacons. Elle rejoint les stocks de produits finis et est prête à être envoyée dans les magasins ou directement chez vous !

 

De votre panier à votre assiette

Vous avez acheté notre curcuma bio et équitable dans votre magasin bio - nous ne sommes pas présents en grandes surfaces - ou sur internet. Très bonne idée ! Reste à l’utiliser, car sachant mieux tout le travail qu’il y a derrière ce petit flacon, vous ne le gâcherez pas ! Pour vous y aider, nous vous proposons de nombreuses recettes sur notre site (section “recettes”) ou dans nos carnets recettes disponibles en magasin ou en lecture numérique.

Nous espérons que ce voyage autour du parcours du curcuma vous a plu et vous donnons rendez-vous pour un prochain “du champ à l’assiette” !

Le parcours du curcuma en images

Pour laisser les images défiler, retirez votre pointeur de souris de l'image

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Déc 04, 2020 meganeforestier 0 comments
Infusion, décoction ou macération ?

Faire une tisane, c’est simple comme bonjour : on fait bouillir de l’eau, on verse sur une infusette ou des plantes dans un récipient, et voilà !  Ce n’est pas faux. Mais pour profiter au maximum des saveurs et des bienfaits des plantes, il y a quelques petites subtilités à intégrer pour leur préparation… Une […]

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