7 épices à avoir dans son placard pour découvrir la cuisine du monde

7 épices à avoir dans son placard pour découvrir la cuisine du monde

Les épices ont cet avantage : elles peuvent changer les saveurs d’un plat. Grâce à elles, nous voyageons gustativement. Elles nous accompagnent aussi dans la diversification de notre alimentation en nous poussant à utiliser des aliments que nous connaissons peu dans nos traditions culinaires françaises. Afin de vous accompagner dans ces découvertes culinaires, voici quelques épices incontournables à avoir dans votre placard.

 

Le gingembre, la célébrité épicée du moment !

Le gingembre est une épice à la mode qui nous vient d’Inde. En cuisine, nous utilisons son rhizome (il s’agit de la tige souterraine qui contient les substances de réserve). C’est une plante très usitée dans la tradition culinaire chinoise, mais aussi en médecine traditionnelle chinoise comme tonique et rafraîchissant. Au Japon, on l’utilise notamment dans une boisson afin de se rafraîchir entre chaque bouchée de sushis. Ses saveurs fraîches et piquantes se marient très bien avec des plats de poissons, marinés ou en sauce vinaigrée : poulet bang bang, rouleaux de printemps, brochettes de crevettes marinées au soja et au gingembre, etc.

Découvrez nos recettes avec du gingembre

Frites aubergine tandoori
Chakchouka au ras el hanout
Wok de nouilles soba mélange wok
smoothie gingembre, banane et mangue

Le curcuma, l’épice colorée venue d’Asie

Le curcuma est connu pour sa teneur en curcumine, une molécule qui a le vent en poupe en naturopathie. Cependant, en cuisine, cette plante est surtout appréciée pour ses saveurs légèrement chaudes et piquantes, mais aussi parce qu’elle apporte une touche de couleur bienvenue à n’importe quel plat ! Le curcuma est une épice très usitée en Inde, où la plante est consommée dans son intégralité (depuis les rhizomes jusqu’aux feuilles). Elle entre donc dans la composition de nombreux plats traditionnels, mais aussi dans la médecine ayurvédique. Pour la cuisine, nous utilisons son rhizome, seul ou mélangé avec d’autres épices. Le plat le plus connu à base de curcuma est le curry (plat en sauce utilisant une combinaison d’épices et herbes aromatiques spécifiques), mais on peut aussi citer le poulet tandoori ou le poulet tikka masala.

Curry de poisson
Le curry de poisson au curcuma est un plat typique d'Inde. © Photo Fais-moi croquer

Le cumin, l’épice qui vous amène au Proche-Orient

Le cumin est une épice très usitée dans les traditions culinaires du Proche-Orient. Il entre dans la composition de nombreux mélanges tels que le Ras el Hanout ou la harissa. Ses saveurs sont très fortes : chaudes, âcres et piquantes. Le plat le plus connu contenant du cumin est le couscous ou encore le tajine.

Voici une recette de tajine d'agneau avec un certain nombre d'épices, dont le Ras el Hanout.

Les piments : attention ça ne pique pas forcément !

Le terme de “piments” désigne beaucoup d’espèces et de variétés de plantes, qui n’ont pas toutes des saveurs piquantes. En effet, les poivrons que nous consommons l’été rentrent dans cette appellation : on parle de piments doux. Ces derniers sont d’ailleurs connus en épices sous le terme de “paprika”, car il vient du même mot qui, en hongrois signifie “piment”. Parmi les piments les plus connus, on peut noter : le piment doux d’Espagne, le piment de Cayenne (fort), le piment d’Espelette (fort), le piment langue d’oiseau (fort). Il existe un classement des épices en fonction de leur teneur en capsaïcine, la molécule qui donne l’impression de brûlure : l’échelle de Scoville.

Renseignez-vous donc bien sur le piment que vous mettez dans vos plats avant de doser !
Beaucoup de ces piments entrent dans la composition de plats méditerranéens ou d’Amérique du Sud : tacos, sauce all’Arrabiata, paëlla, etc.

récolte du piment "langue d'oiseau" ou pili pili à Madagascar
récolte du piment "langue d'oiseau" ou pili pili à Madagascar

Les piments bio que nous proposons

La coriandre, utilisée dans les traditions culinaires du monde

La coriandre est une plante qui pousse tant au Proche-Orient que dans le Sud de l’Europe. On l’utilise dans son intégralité en cuisine : ses feuilles sont hachées et entrent dans la composition des curry verts ou du chich barak. Ses fruits (souvent improprement appelés “graines”) sont utilisés entiers ou en poudre dans les tajines, couscous ou harira. Enfin, les racines sont utilisées dans les traditions culinaires thaïlandaises pilées avec de l’ail et du poivre. Cette épice est donc usitée pour tous les plats, qu’ils soient européens, asiatiques ou maghrébins.

Nos recettes avec de la coriandre

Frites aubergine tandoori
Curry de poisson
champignon farci
soupe grand mère

La cannelle de Ceylan, inimitable et gourmande !

La cannelle de Ceylan n’a pas grand chose à avoir avec sa rivale, la cannelle de Chine. En effet, elle nous vient du Sri Lanka et se distingue par des saveurs subtiles, chaudes et sucrées. C’est une partie de l’écorce de l’arbre qui est prélevée pour obtenir les “bâtons” et la poudre de cannelle. On la connaît en France pour les pâtisseries de Noël, mais dans les traditions culinaires Indiennes, la cannelle entre aussi dans la confection de plats salés à base de viande rouge ou de volaille. Elle parfume également les thés et infusions.

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La cannelle est aussi très bonne en infusion. Nous avons quelques recettes qui en contient, ainsi que des mélanges de plantes pour infusions. © Photos Delphine Pocard

La cardamome pour découvrir la cuisine indienne

La cardamome est une autre épice incontournable de la cuisine indienne. On utilise les fruits de la plante, des  capsules vertes contenant plusieurs graines. Selon les recettes, on peut l’utiliser entier ou en poudre. Ses saveurs sont fraîches et fruitées, rappelant la bergamote. Elle entre dans la composition de nombreux plats Indiens à base de riz, mais aussi dans le traditionnel café Turc. Chez nous, on la connaît surtout pour les pâtisseries, du fait de ses notes sucrées. Mais nous vous invitons à l’essayer aussi dans les préparations salées.

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Voici une recette de soupe de laitue avec quelques notes de cardamome.

En conclusion

La cuisine est affaire de tradition, et les épices offrent la possibilité d’ouvrir de nouveaux horizons et de nous faire découvrir des traditions culinaires différentes. Cependant, l’instinct et la créativité sont aussi importants. Si vous ne connaissez pas certaines de ces épices, nous vous invitons à les sentir d’abord afin d’imaginer dans quels plats vous les incorporez. Puis, lors de la préparation, dosez-les par petites touches. Vous trouverez certainement le bon dosage à force de persévérance !

Mégane Forestier

Auteure de l'article : Mégane Forestier

Communicante de formation & par passion, je suis à Arcadie pour faire rayonner la raison d'être et partager avec nos parties prenantes nos valeurs et nos engagements. Afficionada des technologies numériques, je mets mes compétences et mon exigence de transparence au service d'une entreprise engagée.

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4 astuces pour une rentrée culinaire sans prise de tête !

Ça y est, la rentrée est bien là, finies les vacances ! Si vous avez retrouvé le rythme, ce n’est pas pour autant évident de le suivre tous les jours, surtout pour la préparation des repas. Avouons-le, il est plus facile de faire des pâtes au fromage que de cuisiner un poulet basquaise … Et si on vous disait que vous pouvez manger sainement sans vous prendre la tête ? Voici quelques astuces et idées !

 

4 astuces pour une rentrée culinaire sans prise de tête !

#1 Epices et aromates, vos meilleures alliées

A saupoudrer sur vos restes

Vous avez fait trop de riz ? Il vous reste des courgettes cuites à la vapeur et vous ne savez pas trop quoi en faire ? Associez-les, un petit tour sur le feu avec quelques aromates ou épices et le tour est joué !

Cuisiner les restes est une astuce très simple lorsque vous manquez d’inspiration ou de temps. La cuisson étant déjà faite, il vous suffit de les réchauffer. Pour varier les saveurs, voici ce que vous pouvez ajouter lors du “réchauffage” à la cuisson :

  • Des herbes aromatiques, épices : variez ou associez-les ! Elles sont capables de transformer complètement un plat.
  • Des conserves : pulpes de tomate, poivrons confits, thon en boîte, maïs, etc. Vous avez certainement au fond de votre placard quelques conserves qui apporteront une touche intéressante à vos restes ;
  • Des crèmes ou laits végétaux : soja, coco, avoine, etc, ils offrent l’avantage de changer complètement les saveurs d’un plat, alors n’hésitez pas à en ajouter.

Pour vous aider, il existe des applications et sites internets qui vous donnent des recettes en fonction de ce que vous avez dans vos placards : Frigo Magic, ICuisto, Marmiton, Ethiquettable, ou encore Pinterest !

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Dans les bouillons pour les cuissons à l’eau

Utilisez des bouillons lors des cuissons, cela donnera des saveurs différentes. Par exemple, plutôt que de faire cuire vos patates à l’eau, dans une cocotte, pourquoi ne pas essayer dans une poêle avec un fond de bouillon de légumes, un peu d’eau et quelques branches de romarins ? Et si vous faisiez des pâtes au bouillon de bœuf ? Du riz au court-bouillon avec une pointe de citron ? Variez les saveurs, et vous verrez que ces aliments de base vous offriront de belles surprises gustatives !

#2 Les huiles essentielles

Généralement, lorsqu’on entend parler des huiles essentielles, c’est plutôt pour la parfumerie ou l’aromathérapie. Sachez cependant que beaucoup s’utilisent en cuisine. Et elles relèvent les saveurs efficacement ! Attention cependant à ne pas les utiliser lors de cuissons à haute température, car vous risquez alors de dénaturer leur structure moléculaire.

Si vous n'en avez pas sous la main, pourquoi ne pas opter pour des épices ? La plupart du temps, leur utilisation est très simple : il suffit de les saupoudrer pendant la cuisson ou directement dans l’assiette. Elles apportent des saveurs différentes à vos aliments. En mélanges ou utilisées seules, elles transforment des pâtes au fromage en plat digne d'un restaurant gastronomique (oui on exagère un peu).

#3 Crudités en mode pique-nique intérieur

Non, il ne s’agit pas ici de faire couper les légumes par votre enfant de 2 ans, ou de faire préparer vos lasagnes par votre bébé de 10 mois. C’est bien plus simple que cela : faites un pique nique à l’intérieur ! Coupez quelques légumes en bâtons, mettez une salade au centre de la table, un peu de maïs, des œufs, quelques délices à tartiner (pestos, pâtés végétaux), du bon pain et hop le tour est joué ! Chacun se sert à sa convenance (mais au moins 2-3 crudités hein !), on échange sur la journée qui vient de s’écouler et on passe un bon moment.

pique nique
Un exemple de table de pique nique à partager en famille !

#4 Batch cooking : préparez à l’avance

Vous connaissez le batch cooking ? Le principe est de cuisiner en quelques heures tous vos plats de la semaine, puis de les conserver au frais ou au congélateur. Avantages : vous faites vos courses une fois par semaine, et maîtrisez votre budget puisque vous achetez en quantités justes. Cette technique, si elle bloque une partie de votre week-end (le dimanche matin par exemple), vous offre l’avantage de ne pas avoir à vous préoccuper de préparer à manger la semaine. Il existe de nombreux livres de batch cooking, des plus simples au plus élaborés, pour les végétariens, les vegans, les flexitariens, selon les saisons, à faire en famille, etc. Dans tous les cas, le batch cooking peut vous apprendre à cuisiner différemment et vous découvrirez certainement des saveurs (et peut-être un talent insoupçonné pour la réalisation du porc au caramel).
Sachez cependant que cette pratique connait quelques limites et inconvénients. En effet, la préparation de plats en amont peut entraîner une perte de vitamines. Ajoutons à cela que leur conservation demande aussi une plus grande consommation d’énergie (réfrigérateur et congélateur).

batch cooking
Le batch cooking vous permet de préparer en avance tous vos plats pour la semaine.

Vous l’aurez compris, il peut être facile de cuisiner rapidement tout en proposant des plats diversifiés. Épices, aromates et autres aides culinaires naturelles facilitent la réutilisation des restes, rehaussent ou changent les saveurs.
Dans tous les cas, osez, essayez et voyez ce qui vous convient le mieux. Et surtout n'oubliez pas que la cuisine est un moment qui peut se partager en famille.

Mégane Forestier

Auteure de l'article : Mégane Forestier

Communicante de formation & par passion, je suis à Arcadie pour faire rayonner la raison d'être et partager avec nos parties prenantes nos valeurs et nos engagements. Afficionada des technologies numériques, je mets mes compétences et mon exigence de transparence au service d'une entreprise engagée.

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Sep 03, 2021 Martin Lacroix 0 comments
Le curry est-il une épice ?

En voici une bonne question !!! Et la réponse est… oui et non ! Comment ça, vous n’aimez pas ce genre de réponse ?! Explications…

Le curry est-il une épice ?

Non, le curry n’est pas vraiment une épice

Certains nous diront qu’on pinaille, mais ce qu’on entend le plus souvent par curry est un mélange de plusieurs épices, pas une épice en tant qu’ingrédient unique.

Il existe une infinité de sortes de curry, des plus doux aux plus piquants. Ils varient en fonction des épices disponibles dans chaque région.
 Parmi les ingrédients les plus fréquemment rencontrés dans les currys, on retrouve notamment cumin, moutarde, coriandre, poivre, cardamome, fenugrec, fenouil, piment, poivres, curcuma, gingembre, cannelle, girofle, ail et oignon.

Au sein de la grande diversité des currys, le garam masala ainsi que le curry de Madras sont très connus.

Le plus souvent présenté sous forme de poudre, le curry existe néanmoins aussi sous forme de pâte.

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Note curry est une de nos meilleures ventes d'épices

Oui, le curry est une épice

On peut trouver dans le commerce des feuilles de curry. Mais alors, de quoi s’agit-il ?

D’un arbre de nom commun Caloupilé ou Karouvaipilai (nom scientifique Murraya koenigii). Originaire d’Asie tropicale, cet arbre de 2 à 4 m de hauteur a été introduit dans plusieurs pays, notamment à La Réunion et l’Ïle Maurice, où il devient même localement envahissant (du fait de sa forte propagation par rejets).
 Dans ces pays, les feuilles sont le plus souvent utilisées fraîches, directement dans les plats, ou après avoir été grillées. Les feuilles séchées perdent une partie de leurs arômes, mais quand on n'a pas l'arbre sous la main, c'est bien mieux que rien !

arbre de curry

Feuilles fraîches de Caloupilé

Voilà, vous en savez un peu plus sur le(s) curry(s) !
Partez à la découverte de la diversité des currys et - pourquoi pas - créez les vôtres !

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Auteur de l'article : Martin Lacroix

Écolo (à tendance barjot) et communicant, passionné par les plantes, les humains, les relations entre agriculture et biodiversité. Je dirige le service communication d'Arcadie et suis heureux de mettre mes compétences à disposition d'une entreprise qui incarne de manière authentique la démarche du développement durable. Mon souhait profond est que notre communication contribue - à sa modeste échelle - au changement de société dont nous avons besoin.

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Alexis Brunel cueille les feuille de myrtillier bio
Août 26, 2021 cdefeche 2 comments
Rencontre avec un cueilleur de feuilles de myrtilliers bio

Alexis Brunel fait partie de ces cueilleurs / cultivateurs qui fournissent Arcadie en plantes médicinales via la coopérative Sicarappam, sise dans le Massif Central. Zoomons sur la cueillette de feuilles de myrtilliers.

Rencontre avec un cueilleur de feuilles de myrtilliers bio

 Certains cueilleurs ont fait l’inverse : ils cueillaient d’abord à leur compte et commercialisaient en vente directe, mais en vivre est difficile ; avoir aussi un débouché avec la coopérative est précieux, les revenus sont plus sécurisés, c’est tout l’intérêt du collectif

Paysagiste de formation, Alexis s’est tourné vers le métier de cueilleur de plantes sauvages il y a 6 ans, d’abord à mi-temps pendant 2 ans, puis depuis 4 ans à temps plein, lorsqu’il a pu constater qu’il parvenait à en vivre. En parallèle, il a rapidement mis en place certaines cultures. Sur 5000 m2 de terrain, il cultive depuis 4 ans des Echinacées, s’essaie depuis l’année dernière à l’angélique et a mis en place un petit verger d’aubépine, sureau, rosier sauvage. Comme un certain nombre de cueilleurs de la Sicarappam, il consacre la majorité de son temps à la coopérative et a développé aussi une petite activité indépendante, pour de la vente directe et/ou de la transformation.

Alexis cueille les sommités des myrtilliers en août-septembre, à l’ombre des forêts du Massif Central. Il laisse 10 à 15 cm du pied, avec des feuilles, afin que celui-ci puisse repartir correctement ; de plus, il ne récolte sur les mêmes pieds que tous les 3 ou 4 ans : comme pour tous les cueilleurs de la Sicarappam, la préservation de la ressource est une ligne de conduite fondamentale.

sommités des myrtilliers lors de la cueillette
Les sommités des myrtillers (parties hautes de tiges et feuilles) sont récoltées à l'ombre des forêts du Massif Central, en août-septembre.

La récolte est mise à sécher le soir même ou le lendemain, dans son propre séchoir (tous les cueilleurs de la Sica doivent être équipés de séchoirs). A l’abri de la lumière et dans des séchoirs chauffés et bien ventilés, le myrtillier est sec en 2 jours maximum.

Après séchage, Alexis se rend à la coopérative pour livrer sa production, couper, puis monder (les feuilles sont séparées des tiges) puis trier : les bris de feuille et autres poussières sont évacuées et les feuilles restantes calibrées.

feuilles et tiges de myrtilliers récoltées
Les feuilles et tiges récoltées sont mises dans un grand sac (big-bag), déplacé au fur et à mesure sur le terrain…
tiges et feuilles de myrtillier après coupe
récoltes de sommités de myrtillier
La précieuse récolte est ensuite vidée dans le véhicule, et sera apportée au séchoir au plus vite, le soir même ou au plus tard le lendemain.

Alexis vient d’investir dans une coupeuse ; il pourra dorénavant pratiquer cette opération de coupe avant séchage. Cela lui permettra un gain de place important et sécher la récolte de 2 jours d’affilée.

La difficulté avec la récolte du myrtillier-feuille, c’est qu’il peut y avoir conflit d’usage avec les cueilleurs de...  fruits : l’année qui suit la coupe de sa sommité, un myrtillier ne donnera pas de fruit. Et Alexis veut respecter les autres usagers ! En plus des demandes d’autorisation à l’ONF, ou à des particuliers, pour avoir le droit de cueillir, il s’assure également de ne pas être sur les sites convoités pour les fruits.

La recherche de sites où cueillir fait aussi partie du métier :

Chaque fois qu’on se déplace, on a les yeux grand ouverts ! Il y a 2 ans nous avons eu une commande de Joubarde, pour la première fois. Nous avions 2 mois pour livrer. Il nous a fallu prospecter très vite !

Le gros avantage de ce métier ?

Je vis dehors, mais c’était déjà le cas avec mon métier de paysagiste. Seulement maintenant je n’ai plus directement affaire au client, c’est la Sica qui s’en occupe, et ça pour moi c’est précieux ! Je n’ai pas d’obligation de ce côté là et moins de stress liés aux coups de fils à passer, etc.
Ce métier m’offre aussi une vraie liberté. La Sicarappam propose une grande diversité de plantes sauvages, il y a de quoi essayer de nouvelles plantes régulièrement, si je le souhaite. Et de diversifier encore en ajoutant la culture à mes activités. Je ne peux pas me lasser !

Alexis Brunel cueillette feuilles de myrtillier
Alexis est passionné par son métier, qui lui permet de vivre dehors, un aspect fondamental pour lui. La grande diversité des plantes à récolter pour la SICARAPPAM lui permet aussi de ne jamais se lasser.

Et un inconvénient ?

Pas vraiment. Peut-être le gros coup de bourre en juin-juillet, quand c’est le plein boom des cueillettes. Mais moi ça me va, j’aime ça !
La météo ? Pas vraiment une contrainte, car je peux choisir les jours où je pars cueillir.

Buvez votre prochaine tisane de feuilles de myrtilliers avec une petite pensée pour le travail enthousiaste d’Alexis et de ses collègues !

Myrtillier Feuilles L'Herbier De France Bio Origine France
Myrtillier Feuilles L'Herbier De France Bio Origine France

Auteure de l'article : Cécile Defèche

Agronome de formation, je suis responsable de la ferme d'Arcadie qui englobe l'activité agricole sur les plantes aromatiques et médicinales et la gestion des espaces de "terre libre" autour des bâtiments industriels. Pas peu fière de travailler dans une entreprise qui prend autant soin de la terre (la Terre) et de la vie... Ma casquette de communicante me permet aussi de vous informer, de la manière la plus transparente possible, des belles avancées d'Arcadie et de ses partenaires... (et quand il y en a, aussi des bugs de passage). Célébrer la beauté du monde, la vie et... la préserver !!

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Tisanes Simples et mélanges L'herbier de France
Juil 26, 2021 meganeforestier 0 comments
Comment déguster une tisane : 5 conseils à suivre !

Peut-être avez-vous déjà été confronté à cette question existentielle : à quelle température dois-je faire infuser ma tisane ? Et d’abord, est-ce que je dois la faire infuser ? Ne devrais-je pas choisir la macération ou la décoction ? Autant de questions que nous passons en revue ici. 

Avant de commencer, dotez-vous de matériel idoine !

Vous allez peut-être avoir le sentiment qu’on cherche la petite bête, mais utiliser une bonne tisanière est important. C’est une question de saveurs avant tout ! En effet, plus la matière de votre tisanière est neutre, moins il y aura de problèmes de saveurs “parasites” ajoutées à votre infusion. A ce titre, 3 types de matières sont préconisées : la terre, la fonte et le verre. Pour ce dernier, attention aux dépôts de tanin ou autres composants de vos plantes. En somme, si une couronne noire commence à se former autour de votre tisanière, il est temps de la laver soigneusement (un petit bain au vinaigre blanc ou à l’acide citrique fera l’affaire).

Ensuite, vient le choix de l’eau ! Nous ne vous recommandons pas de prendre de l’eau en bouteille car on connaît leur fort impact environnemental. Mais, si l’eau du robinet est, de manière générale, très bonne en France, le chlore qu’on lui rajoute pour des raisons sanitaires devient très perceptible (et désagréable) quand on la chauffe. Notre conseil serait donc d’utiliser une eau filtrée. Pour cela, différentes solutions existent : depuis l’appareil que vous branchez sur votre chaudière, jusqu’à des billes de céramique en passant par du charbon de bambou ou encore des carafes filtrantes. Trouvez celle qui vous convient le plus.

Enfin, parlons de la bouilloire ! Évidemment, vous pouvez faire vos infusions à la casserole, elles seront bonnes, n’en doutez pas un instant ! Cependant, le mieux reste de vous équiper d’une bouilloire électrique qui permet de gérer la température à votre place. Explications plus bas !

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Choisir la bonne méthode de préparation pour bénéficier de tout le potentiel de la plante

Nous avions déjà fait un article sur les 3 méthodes existantes, nous vous conseillons de le lire si vous découvrez les notions de macération, d’infusion et de décoction.

Quelle méthode choisir ? Cela dépend de plusieurs critères:

  • La partie de la plante : plus elle est coriace, plus il faudra “faire d’efforts” pour en extraire les saveurs. Ainsi, les racines coriaces sont meilleures avec une décoction, et les fleurs délicates sont les plus savoureuses en macération ;
  • La surface de contact : plus les morceaux sont gros, plus on s’oriente vers une décoction.
infusion froide de feuilles de menthe

Pourquoi est-ce important de choisir la bonne méthode ? Tout simplement parce que c’est cela qui va permettre de développer tout le potentiel de la plante. De manière générale, on dit que les fleurs doivent être infusées à 70°C, les feuilles à 80°C et les racines à 90°C. Certaines bouilloires ont un thermomètre intégré voire réglable, ce qui s’avère très pratique si on souhaite être précis. Si vous n’en avez pas, sachez que l’eau bout à 100°C au niveau de la mer, et qu’on perd 1°C tous les 300m. Donc vous aurez une température entre 90°C et 100°C dans les zones habitées en France.

Bien connaître la plante pour déguster une tisane parfaite !

Chaque plante a sa propre composition physico-chimique. Cette dernière définit l’odeur, le goût et la couleur de la matière que vous utilisez. C’est pourquoi on ne peut pas vraiment dire que telle partie de plante est meilleure en infusion qu’en décoction. En effet, la menthe et la mélisse, par exemple, ont des compositions différentes, et une méthode idoine pour l’une, ne l’est peut-être pas pour l’autre.

Ajoutons que cette composition induit un relargage spécifique. Le relargage est le phénomène de sortie des éléments de la plante dans l’eau. Ainsi, la plante induit son mode de préparation et non l’inverse. C’est pour cela que nous vous conseillons de bien vous renseigner sur les plantes que vous utilisez avant de déguster vos tisanes.

Déguster une tisane de plantes fraîches ou de plantes sèches ?

Enfin, cette composition est aussi différente selon l’état de votre plante : sèche ou fraîche ...C’est une affaire de goût évidemment, mais aussi de … relargage. Ainsi, certaines plantes auront plus de saveurs sèches que fraîches, et vice versa. La méthode de préparation idoine sera donc différente selon l’état de votre plante. De manière générale, il est conseillé d’infuser les plantes sèches, mais de faire macérer les plantes fraîches.

Expérimentez et faites selon vos goûts !

“Mélanger” les méthodes pour une dégustation encore plus savoureuse

Si vous êtes attaché aux mélanges de plantes, vous utilisez certainement des plantes aux aspects différents. Ainsi, peut-être mélangez-vous des racines de guimauve avec de la menthe poivrée ? Là aussi, dans l’idéal, il convient de respecter une certaine précaution : “mélanger” les méthodes de préparation. Ainsi, commencez par faire une décoction de racine de guimauve, et ajoutez votre menthe poivrée lorsque vous coupez le feu, pour une infusion. Les saveurs de votre tisane n’en seront que meilleures ! C’est encore une question de relargage.

Tisanes Vrac Lherbier De France
les plantes peuvent se trouver sous différentes formes : racines, sommités fleuries, etc.

Et après la préparation : la dégustation !

Maintenant que vous savez (presque) tout sur les méthodes de préparation des tisanes, passons à la dégustation en elle-même. Dans certains pays, comme la Chine ou le Japon, il s’agit d’un moment important et tout doit être là pour parfaire cet instant. Si vous n’êtes pas tenu à une telle exigence, peut-être qu’une petite anecdote vous permettra de découvrir de nouvelles choses. Le maté est souvent couvert et dégusté à la paille. En effet, le fait de couvrir la tasse permet de laisser un bouquet odorant qui apporte des saveurs supplémentaires. Intéressant, non ?

Ceci étant dit, soulignons que la dégustation d’une tisane peut être l’occasion pour vous de prendre un temps de repos, un temps pour soi. Trouvez donc un endroit dans lequel vous vous sentez bien, prenez quelques respirations profondes et dégustez votre tisane en pleine conscience.

Conclusions

Déguster une tisane dans les règles de l’art demande un temps de préparation assez important. Cependant, même si votre méthode de préparation n’est pas 100% adéquate, ce n’est pas grave tant que vous appréciez ce que vous faites. Car le maître mot est bien d’apprécier sa tisane. Aussi, nous vous conseillons d'être le plus rigoureux possible tout en vous laissant guider par le plaisir.

Article écrit avec la collaboration de Morgan, Arcadien chevronné en dégustation !

Mégane Forestier

Auteure de l'article : Mégane Forestier

Communicante de formation & par passion, je suis à Arcadie pour faire rayonner la raison d'être et partager avec nos parties prenantes nos valeurs et nos engagements. Afficionada des technologies numériques, je mets mes compétences et mon exigence de transparence au service d'une entreprise engagée.

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cueillette de plantes sauvages
Juil 15, 2021 Martin Lacroix 0 comments
Cueillir soi-même ses plantes : 5 précautions essentielles

Quoi de plus réjouissant que de récolter des plantes aromatiques et médicinales (PAM) dans la nature ? Cette pratique bénéfique à bien des égards n’est cependant pas exempte de risques, pour vous… ou pour les plantes ! Nous vous donnons ici les principales indications pour des cueillettes en toute sécurité.

 

1/ Identifier les plantes avec certitude

Si une majorité de plantes est facilement identifiable et sans cousine toxique ressemblante, il y a des exceptions. Vérifiez toujours les risques de confusion !

Quelques exemples de confusions risquées :

  • Feuilles d’Ail des ours (très bon) et de Muguet (très toxique). Elles se ressemblent et poussent dans le même milieu. L’Ail des ours est aussi parfois confondu avec la également très toxique Colchique d’automne.
  • Cerfeuil des bois (comestible sauf la racine) et Grande ciguë (très toxique). Cette famille botanique à laquelle appartient la carotte comprend plusieurs espèces très toxiques ressemblant à des espèces comestibles.
  • Fleurs de robinier faux-acacia (comestible savoureux) et de Cytise (très toxique).

Le plus sûr : vous faire accompagner par un cueilleur expérimenté et éviter les plantes difficiles à distinguer de cousines toxiques.

Et surtout, en cas de doute, même le moindre : abstenez-vous ! Il en va de votre santé et de celle de ceux qui consommeront le produit de vos cueillettes.

fleurs de Cityse et fleurs de robinier
des fleurs qui se ressemblent énormément, mais la jaune (Cytise) est toxique tandis que la blanche (Robinier faux-acacia) est comestible.
ouvrage d'identification des plantes
Il est indispensable de se familiariser avec le vocabulaire botanique pour identifier sérieusement les plantes. Quelques bons ouvrages vous y aideront. Les applications de reconnaissance sur téléphone portable se développent mais ne remplacent pas la connaissance de l’anatomie végétale...

2/ Choisir des endroits de récolte non pollués

Encore un risque pour vous et ceux qui consommeront vos cueillettes : la contamination par la pollution de l’environnement. Par précaution, évitez les bords de route, de voies de chemin de fer, de cultures, les abords d’usine ou d’autres bâtiments, des maisons individuelles (oui, vous savez, le voisin qui fait du zèle et traite non seulement son jardin mais tout le voisinage avec des produits toxiques*).

Méfiez-vous des paysages ruraux agréables à l’oeil, comme un beau vallon avec prairies, cultures et haies : qui dit culture dit forte probabilité de traitement.
Il est très rare que ces contaminations entraînent des réactions aiguës, mais autant ramasser des plantes les plus préservées possible.

* Depuis janvier 2019, la détention de pesticides par les particuliers est un délit, mais certains ont fait des stocks… Seuls les produits portant la mention « emploi autorisé dans les jardins » sont encore autorisés à la vente.

haie de prunelier à éviter pour la cueillette de plantes sauvages
cette haie fleurie de Prunellier appelle à la cueillette, mais la culture qui la jouxte doit nous en dissuader
chemin de cueillette de plantes sauvages
si les bords de route regorgent parfois de plantes aromatiques et médicinales, ils sont trop sujets à pollution pour être de bons lieux de cueillette.

3/ Éviter les parasites/moisissures

En plus de la toxicité intrinsèque de certaines plantes, tous les végétaux peuvent porter des hôtes dont les effets sont parfois très indésirables : bactéries, vers, insectes.

Les milieux humides sont encore plus propices à la présence des parasites (comme la Douve du foie, un minuscule ver transmis par le bétail, qui peut occasionner d’importants dégâts sur le foie ou d’autres organes humains).

Pour diminuer très fortement les risques :

  • Évitez les cueillettes dans les zones de pâturage.
  • Cuisez les plantes des zones humides (comme le Cresson de fontaine).
  • Délaissez toute plante attaquée par des moisissures ou des champignons.
  • Récoltez à plus de 50 cm de hauteur (oui, ce n’est pas toujours possible...).

Et de retour de balade (surtout en forêt), pensez bien à vous inspecter (on veut dire le corps, pas juste les vêtements) pour ne pas laisser s’installer une éventuelle tique qui aurait réussi à vous grimper dessus !

pâturage à éviter pour la cueillette de plantes sauvages
évitez les cueillettes en zones pâturées ; le risque de présence de parasites augmente fortement avec celle d’animaux.

4/ Cueillir avec autorisation

Certaines zones protégées sont soumises à limitation ou interdiction de prélèvement (réserves naturelles, parc nationaux...). Renseignez-vous et respectez les consignes.

La récolte sur terrains privés, qu’ils soient forestiers ou agricoles, doit recueillir l’autorisation préalable du propriétaire/gestionnaire. Sans quoi le prélèvement est considéré comme un vol, avec les possibles dépôts de plainte et amendes correspondantes.
En contactant le propriétaire, vous éviterez ces tracas, ou une simple remontrance désagréable ; et pourrez même avec un peu de chance sensibiliser votre interlocuteur à la richesse de ses parcelles. Pour de petites quantités, vous avez des chances d’obtenir un accord sans contrepartie autre que de respecter les lieux et de ne pas trop prélever.

Chez certains peuples, l’autorisation est demandée à la plante elle-même, ou du moins un remerciement lui est adressé pour la vie qu’elle représente et qui va être prélevée. Ce que certains considèrent comme du sentimentalisme peut aussi être vu comme une sagesse et une conscience devenues malheureusement trop rares.

foret et champs, demander l'autorisation pour faire votre cueillette suavage
Les forêts et les zones agricoles sont souvent des endroits privés ; il est nécessaire de demander l'autorisation avant d'effectuer vos cueillettes.

5/ Prélever avec parcimonie

Voici un risque qui concerne les plantes que vous allez prélever dans votre environnement. Ces ressources ne sont pas infinies ; chacun a sa part de responsabilité pour garantir leur préservation.

  • Ne ramassez pas une plante isolée que vous n’aviez jamais vu auparavant dans votre région.
  • Renseignez-vous sur les plantes protégées ou rares. Ce serait tellement dommage de contribuer involontairement à la disparition de certaines plantes !
  • Ces précautions prises, choisissez des endroits de prélèvements où la plante est abondante, et ne prélevez pas plus d’⅓ des plantes présentes.
  • Ne prélevez que la partie que vous allez utiliser et s’il s’agit d’une récolte détruisant la plante (racine, écorce), prélevez encore moins.
  • Enfin, ne prélevez que la quantité que vous êtes sûr de pouvoir préparer, quelle que soit la suite des opérations (cuisson, séchage etc).
fruit des églantiers cueillette de plantes sauvage
Ici, une belle station pour prélever une partie (⅓ max) des fruits de l’églantier (rosier sauvage), les cynorrhodons.

En suivant ces recommandations, vous garantissez une cueillette sans risque pour vous-même, pour les consommateurs de vos récoltes ou pour les précieuses plantes que nous aimons tant. Bonnes cueillettes et soyez prudents !

martin lacroix

Auteur de l'article : Martin Lacroix

écolo (à tendance barjot) et communicant, passionné par les plantes, les humains, les relations entre agriculture et biodiversité. Je dirige le service communication d'Arcadie et suis heureux de mettre mes compétences à disposition d'une entreprise qui incarne de manière authentique la démarche du développement durable. Mon souhait profond est que notre communication contribue - à sa modeste échelle - au changement de société dont nous avons besoin.

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Infusion glacée sureau et fraises
Juil 09, 2021 meganeforestier 0 comments
Comment utiliser les épices et plantes pour aromatiser votre eau fraîche ?

Si vous avez envie de changer des sodas habituels et autres boissons sucrées, pourquoi ne pas essayer d'aromatiser votre eau fraîche avec des épices et des plantes ? Dans cet article, nous vous donnons quelques clés d’une infusion fraîche réussie !

 

Comment utiliser les épices et plantes pour aromatiser votre eau fraîche ?

Le mariage des saveurs : tout un art !

Lorsqu'on commence à vouloir confectionner ses propres tisanes à base de plantes et/ou d’épices, il est tout à fait possible de le faire de manière instinctive. Mais connaître certains principes peut vous permettre d’améliorer sensiblement vos préparations. Le premier d’entre eux porte sur la combinaison des saveurs. Il y a trois facteurs à prendre en compte dans la composition d’une tisane :

  • La matière “primordiale” : elle est présente à 70-80% dans votre tisane et représente la saveur que vous souhaitez à tout prix retrouver ;
  • La matière “soutien” : se retrouve entre 15 et 20% de votre préparation et vient, comme son nom l’indique, soutenir la matière primordiale. Il est donc important que ses saveurs ne viennent pas gommer celles de votre matière principale ;
  • La matière “catalysante” (entre 5 et 10% de votre mélange) permet le déploiement du système olfactif. Elle soutient la matière...soutien ! Et apporte des odeurs qui viennent soutenir quelque chose d’important pour votre préparation et sa dégustation.

Ces trois facteurs sont assez faciles à mettre en pratique si l’on a en tête un autre principe : la saisonnalité.

les 3 matières premières pour une infusion maison réussie
les 3 matières premières pour une infusion maison réussie

Saisonnalité & saveurs : comment choisir les bonnes épices et plantes ?

En effet, aromatiser votre eau fraîche avec des plantes et/ou des épices peut se faire en conscience des saisons. Pour cela, rien ne vaut de se fier à un calendrier de fruits et légumes de saison ! Cela paraît bête, et pourtant certaines matières ont des échos avec des fruits (et des légumes !). Aussi, si vous aimez marier les fruits et les épices ou plantes, et que vous manquez de créativité, fiez-vous à un calendrier saisonnier !

Certaines épices sont dites "chaudes'', tandis que d’autres sont dites “froides”. Cela vient des saveurs (nous parlons bien ici en termes culinaires et non médicaux) qu’elles développent. En effet, les premières se déploient extrêmement vite et sont donc très puissantes : cannelle, badiane, réglisse, etc. Ces épices sont parfaites pour tenir chaud en hiver. Les secondes, dites “froides”, ont des saveurs plus latentes : cardamome, baies roses, poivre de timut, etc. Ces dernières accompagnent très bien des boissons fraîches.

Enfin, dernier paramètre important : l’imaginaire. Fiez-vous à votre créativité, qui sera elle-même guidée par l’imaginaire développé par certaines saveurs. Ainsi, mélanger le gingembre, la menthe et le citron fera apparaître une sensation de pétillement, ce qui est plus adapté à une boisson fraîche que le réconfort sucré (= retour en enfance) apporté par la cannelle (parfait pour un chocolat chaud lors d’un temps froid et pluvieux !).

Infusion glacée sureau et fraises
Infusion glacée sureau et fraises

Quel type de préparation pour une tisane glacée optimale ?

Une fois que vous avez choisi vos matières pour votre mélange, il vous reste à choisir le type de préparation : macération, infusion ou décoction ? Sur cette question précise, nous avions déjà écrit un article afin de vous aider dans votre choix. Mais apportons tout de même quelques précisions : l’infusion diffusera des saveurs de manière très puissante, elle est donc parfaite si vous aimez les tisanes qui ont du pep’s ! Ajoutons également que les couleurs ne seront pas les mêmes : plus présentes et plus sombres à chaud !

Enfin, notre conseil : si vos matières sont sèches, leurs saveurs seront mieux diffusées à chaud qu’à froid ; infusez puis laissez refroidir. Privilégiez cependant la macération pour des matières premières fraîches.

Quelques idées de recettes pour aromatiser votre eau fraîche. Quant à trouver la matière primordiale, de soutien et catalysante, notre conseil est simple : testez en fonction de vos envies :

  • hibiscus, ananas, vanille
  • pomme, verveine, menthe, anis
  • hibiscus, framboise, rose
  • fraise, hibiscus, basilic
  • citronnelle, pomme, romarin
  • abricot, lavande,/ romarin
  • carotte, gingembre, pomme

En résumé

Que vous soyez ou non débutant dans la confection de vos propres tisanes, ayez toujours en tête la formule des trois matières qui donneront des saveurs équilibrées à vos préparations. Mais faites également confiance à votre instinct et à votre créativité pour développer les associations de saveurs qui vous raviront le plus.

Enfin, en été plus qu’en n’importe quelle saison, ne buvez pas que des boissons aromatisées : privilégiez l’eau ! Cet article a pour but de vous ouvrir des alternatives aux sodas et sirops, non de remplacer l’eau dans sa forme la plus simple. Elle reste le liquide le plus adapté à notre corps.
Dans tous les cas, lancez-vous, testez et voyez ce qui vous convient le mieux !

Mégane Forestier

Auteure de l'article : Mégane Forestier

Communicante de formation & par passion, je suis à Arcadie pour faire rayonner la raison d'être et partager avec nos parties prenantes nos valeurs et nos engagements. Afficionada des technologies numériques, je mets mes compétences et mon exigence de transparence au service d'une entreprise engagée.

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extraction de la vanille
Fabrication de notre arôme vanille : la simplicité en ligne de mire

Chez Cook, nous mettons un point d’honneur à concevoir des arômes les plus naturels possible. Cela signifie que nous n’ajoutons pas d’additifs ou d’exhausteurs de goût. Notre arôme de vanille ne contient donc que deux choses : la gousse et l’éthanol, composé essentiel pour extraire toutes les saveurs de la vanille. Mais comment arrive-t-on de la gousse à un arôme ? Les réponses dans cet article.

 

Fabrication de notre arôme vanille : la simplicité en ligne de mire

Les étapes d’avant fabrication : analyses et coupes des gousses.

La première étape avant même de débuter la fabrication de notre arôme vanille est l’analyse de la gousse. Il s’agit ici de mesurer son taux d’humidité et sa concentration en vanilline. En effet, ces taux sont importants pour anticiper la concentration de notre produit final. Vous l’aurez deviné : plus le taux de vanilline est élevé, meilleur sera notre arôme vanille.

Après l’analyse, la coupe des gousses. Cette dernière a une influence sur la qualité du produit. Plus les morceaux sont petits, plus ils seront en contact avec le solvant (l’éthanol) et donc meilleure sera l’extraction.

Si la coupe est trop fine, il peut y avoir un problème d’encombrement des filtres. Tout l’art consiste donc à trouver le point d’équilibre et à homogénéiser les cuves. Pour tout vous dire, c’est une étape que nous travaillons encore au broyage car nous ne sommes pas encore pleinement satisfait des résultats d’homogénéisation.

lot de gousses de vanille coupées
Réception des gousses de vanille coupées
gousses de vanille coupées
Les gousses de vanille sont coupées finement, sans être totalement broyées afin de faciliter l'homogénéisation dans les cuves.

Bains pour nos gousses : un arôme vanille très concentré et non comestible

Une fois les gousses coupées, ces dernières sont transférées à l’atelier des arômes (à quelques dizaines de mètres de là) où elles vont faire trempette dans des cuves chauffantes de 300L. L’eau est chauffée et mélangée avec 40% d’éthanol. Ce dernier est un composant essentiel car c’est lui qui permettra la meilleure extraction de la vanilline. Si nous chauffons l’eau, c’est pour donner un produit d’encore plus grande qualité.
Les gousses trempent pendant 24h, et nous prenons soin de mélanger de temps en temps en journée pour que l’extrait soit encore plus concentré.
Une fois ce temps passé, nous enlevons le jus et le gardons précieusement. Quant aux gousses, elles repartent pour un nouveau bain ! Cette fois-ci, nous ne mettons que de l’eau que nous chauffons à une certaine température pendant 24h. Pourquoi pas d’éthanol me diriez-vous ? Tout simplement parce que nous ne voulons pas un extrait très concentré en alcool…

gousses de vanille placées dans les cuves chauffées
Les gousses de vanille coupées sont placées dans les cuves chauffantes avec de l'eau et de l'éthanol

Presser les gousses pour en extraire la substantifique moelle

Maintenant que nos gousses ont fait trempette, nous les pressons. Cela nous donne un 3ème jus. Mais cette opération n’est pas si simple car le fait de presser autant la vanille amène les graines dans les filtres. Il faut alors nettoyer ceux-ci et recommencer. L’opération peut donc durer toute une journée.

extraction de la vanille
Les gousses de vanille trempent durant 24h avec un mélange d'eau et d'éthanol. L'opération est réitérée une seconde fois, sans éthanol, pour 24h encore.

Homogénéiser l’arôme vanille et l'envoyer au conditionnement

Il est enfin temps de passer à l’étape finale : le mélange des jus. Nous en avons donc 3 : celui de la première extraction, fortement concentré en éthanol, celui de la seconde extraction qui ne contient que de l’eau et de la vanille, et le dernier jus après pression de nos gousses. Nous mélangeons le tout dans une cuve de 1000L. Mais encore une fois, ce n’est pas si simple… En effet, les jus contiennent encore de la matière solide. Il faut donc laisser le temps au mélange de décanter. Au bout de 24-48h la matière restante vient se déposer au fond de la cuve. On peut alors prendre l’extrait limpide et… l’analyser.
Ces analyses ont pour but de vérifier le taux d’éthanol. Nous ne voulons pas qu’il dépasse 18%. Nous vérifions aussi le degré Brix qui est un indicateur de concentration du sucre. Plus ce dernier est élevé, plus l'arôme vanille est concentré. Enfin, nous vérifions le pPH et la densité. Ces taux sont décidés en amont, via la fiche technique du produit. Cela nous permet de démontrer notre qualité auprès de nos clients et de vous assurer un produit fini stable et excellent.
Enfin, nous envoyons un échantillon pour analyse de vanilline pour notre service qualité. L'extrait peut enfin partir dans nos ateliers pour être conditionné en produit fini, celui que vous connaissez si bien.

récupération du jus pour homogénéisation et conditionnement de l'arôme vanille
Une fois les deux bains faits, le jus est placé dans une cuve et laissé au repos pendant 24 à 48h afin de laisser le temps à la matière dure de se déposer au fond.

Evolution du processus de fabrication de l’arôme vanille

Comme vous l’avez vu, notre arôme vanille subit deux bains et encore plus d’analyses. Ces dernières ne servent pas qu’à attester de la qualité de notre produit. En effet, leur but est aussi de nous permettre d’améliorer le processus de fabrication. En ce sens, ce sont ces analyses qui nous ont permis de faire évoluer le processus vers celui que je viens de vous écrire.
Évidemment, notre processus actuel n’est pas parfait et nous travaillons sans cesse pour l’améliorer.
Mais nous sommes fiers de vous présenter un produit aussi naturel que possible et espérons que vous saurez l’apprécier et l’utiliser. Ce sera d’ailleurs l’objet de notre prochain article.

Mégane Forestier

Auteure de l'article : Mégane Forestier

Communicante de formation & par passion, je suis à Arcadie pour faire rayonner la raison d'être et partager avec nos parties prenantes nos valeurs et nos engagements. Afficionada des technologies numériques, je mets mes compétences et mon exigence de transparence au service d'une entreprise engagée.

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romarin cook
Avr 02, 2021 cdefeche 0 comments
Le romarin : de la terre au flacon

Le romarin : de la terre au flacon

Fin février, c’est l’époque de la récolte du romarin à la ferme d’Arcadie à St Etienne de l’Olm (Gard). C’est aussi la 1re récolte qui ouvre la saison, et signe du printemps qui arrive ! Viendront ensuite le thym, l’origan puis la sarriette.
Plante emblématique des petits et grands maux d’hiver, goûteuse en tisane, nous vous proposons aujourd’hui de suivre le romarin du champ jusqu’au conditionnement final…

 

Belle culture de romarin

A la ferme d’Arcadie, les plants mis en culture sont issus de pépinière (des bébés romarins quoi !). On compte 10 000 à 12 000 plants pour une parcelle de 1 ha (1ha = 100m * 100m = 10 000 m2).
Les premières années de culture du romarin sont les plus fastidieuses : entre la préparation du sol, la plantation, et les désherbages qui vont suivre, la culture prend beaucoup de temps pour… ne pas récolter grand-chose !! Tant que les plants sont petits et ne couvrent pas suffisamment le sol, les autres herbes en profitent pour prendre leur part… ce qui induit un désherbage d’autant plus important !

parcelle de peuplier
Jeune parcelle de romarin de 1 an et demi. Ferme d’Arcadie, mars 2020. Les entre-rangs (les plus larges) ont été couverts par un semis d’engrais verts : des plantes protégeant et amendant le sol. On devine ici un mélange d’une graminée et d’une légumineuse, assez classique. Cette parcelle ne pourra pas encore faire l’objet d’une récolte mais sera seulement étêtée pour renforcer les plants. Il va falloir attendre encore un an pour récolter. 

Il faut attendre 3-4 ans pour que la plante atteigne son max de développement. Le romarin sera récolté une dizaine d’années, parfois moins, parfois un peu plus selon les conditions de sol, l’entretien de la culture, etc. Puis les plants de romarin vont commencer à fatiguer et produire moins de feuilles : la culture touchera à sa fin. Le sol sera ensuite laissé au repos quelques années, peut-être aidé d’un “engrais vert“ (un semis de plantes ayant des fonctions régénérantes), avant de pouvoir accueillir une autre culture, de préférence autre que le romarin (la diversité est toujours une bonne option !).

Des producteurs locaux pour notre romarin

En 2020, les 9,5 tonnes de romarin vendues par Arcadie en commerce bio spécialisé – c’est-à-dire tout le romarin que vous trouvez en magasin !, en pur et dans les mélanges, sous les marques Cook et L’Herbier de France – ces 9,5 tonnes de romarin donc, ont été produites par les agriculteurs de la filière régionale, dans les régions Occitanie et PACA.
Sur le terrain, cela correspond à 6 producteurs et 12 hectares. Chacun de ces producteurs cultive entre 1 et 3 ha de romarin pour Arcadie, avec des parcelles qui font en moyenne 1 ha.
Du local dont nous sommes fiers !

Vive la 1ère récolte !

parcelle de romarin sur le point d'être récoltée
Même parcelle de la ferme d’Arcadie, 1 an plus tard, en février 2021 : après presque 2 ans et demi en terre, les plants sont enfin prêts pour une 1re récolte !
Récolte d'une parcelle de romarin
La récolte est mécanique (ici, à la ferme, avec Yoachim). Sont visibles les rangs déjà récoltés, et ceux restant à faire. Toutes les herbes indésirables doivent être écartées afin de ne récolter si possible QUE le romarin : sinon les étapes de tri après récolte seront d’autant plus fastidieuses… voire la récolte inutilisable pour l’herboristerie !

Opérations post-récolte : sécher, battre, trier

La récolte est mise à sécher. En février, selon la météo, en plus des ventilations, il faut parfois actionner des réchauffeurs afin que la plante sèche correctement sans risque de noircir ni de fermenter.

Séchage du romarin au hangar d'Arcadie
Au hangar d’Arcadie : les séchoirs sont faits de claies en inox recouvertes de fins filets sur lesquels sont étalées les branches de romarin immédiatement après récolte. Une ventilation permet d’améliorer la circulation de l’air.

Puis le romarin passe par une étape de battage : batteurs et contre-batteurs vont permettre de bien séparer les tiges des feuilles et réaliser un premier tri.

Battage du romarin
La production une fois sèche passe par l’étape de battage (ici toujours au hangar de la ferme) : les tiges sèches sont séparées des feuilles et évacuées.

Enfin la récolte est triée : des systèmes de grands tamis successifs permettent encore d’affiner le tri et d’obtenir la feuille entière indemne d’autres éléments indésirables.

Tri du romarin
L’impressionnante trieuse à Arcadie ! Au 1er plan, un aménagement réalisé récemment pour pouvoir alimenter la trieuse directement avec les big-bag. La matière monte ensuite à la trieuse (verte, au fond) via un tapis roulant. Puis passe par différents tamis. Plusieurs sorties (les différents sacs), que surveille Stéphane, récupèrent différentes qualités (feuilles entières, coupées, etc.). Les déchets (autres herbes, feuilles mortes, restes de tige, etc) pourront rejoindre le bac de biodéchets et alimenter…  le compost !

Vérification qualité et analyses

Comme tous les lots de matière entrant à Arcadie, le romarin apporté à l’entreprise pour transformation et conditionnement est alors échantillonné pour envoi en laboratoire : le romarin ne continuera son chemin que s’il passe nos critères stricts en matière de pesticides (un article paraîtra bientôt sur ce point important !), sans traces de développements microbiologiques (moisissures ou autres) et sans gluten.
Sa qualité organoleptique et visuelle est également étudiée : un cahier des charges est édité par Arcadie et transmis à tous les producteurs en amont du partenariat.

Produits

Dans les ateliers de conditionnement, le romarin pur peut prendre 3 directions :

  • Les sachets pour tisane L’Herbier de France,
  • Les flacons de 100 mL Cook
  • Les sachets éco-recharge de 25g Cook.

Dans ces différents conditionnements, le romarin peut aussi prendre plusieurs formes : en feuilles entières (plutôt pour les sachets Herbier de France), en feuilles coupées (0,3 à 1 cm), et encore plus petits : en flocons (0,1 à 0,3 cm - dans les flacons Cook par ex.).

Enfin, il peut aussi être mélangé à d’autres plantes pour intégrer nos mélanges (promis, on fera un article spécifique sur le travail de transformation / mélange à Arcadie !) : Mélanges Barbecue, Arrabiata, Paëlla & Riz, sans oublier les Herbes de Provence de chez Cook… Côté L’Herbier de France, le mélange pour tisane contenant du romarin est forcément… L’Hivernale (sachets vrac ou boites infusettes) !

Conditionnement aux ateliers L'Herbier de France

Conditionnement Herbier de France semi-automatique
Ateliers L'Herbier de France : le romarin est vidé dans la doseuse semi-automatique (en haut). Ici Sophie remplit les sachets un à un.
soudage des sachets après remplissage
Les équipes tournent par 2 à différents postes : après le remplissage, Laury Anne soude les sachets.
Mise en carton des sachets Herbier de France de romarin
Puis changements de postes : les sachets de romarin sont rassemblés par lots de 6 (Laury Anne est maintenant à la “fardeleuse“) puis mis en carton étiqueté (Sophie).

Et c’est reparti pour une nouvelle série de sachets…
Les postes sont semi-automatiques. En 1h, 380-400 sachets sont remplis, fermés, rassemblés, encartonnés et rejoignent le stock des produits finis.

Conditionnement Cook

A Arcadie il y a 2 lignes automatisées pour remplir les flacons Cook de 100mL. Les opérateurs surveillent que toutes les étapes se passent bien : remplissage des flacons, colle de l’opercule, fermeture du bouchon, étiquetage, puis mise en carton. La cadence ? 28 flacons sortent chaque minute, soit 1680 flacons par heure. C’est sans compter aller chercher la matière première dans le stock, en alimenter la chaîne de conditionnement, ranger les cartons dans le stock de produits finis, tout nettoyer avant conditionnement d’une autre matière… et les interventions de maintenance diverses et variées nécessaire ça et là, régulièrement !

Conditionnement du romarin chez Cook
Les caisses en plastiques sont là pour récupérer tous les flacons éjectés par pression d’air car non conformes : présence d’éléments métalliques (un aimant les détecte systématiquement), poids non conforme, etc…
Conditionnement du romarin chez Cook
En bout des deux chaînes Cook, la mise en carton. Ici Stéphane et Laurent.
Ensacheuse pour les éco-recharges Cook
Et voici la toute nouvelle ensacheuse d’Arcadie ! Notre romarin peut ainsi vous être proposé en sachets éco-recharge, un emballage contenant très peu de plastique - et bientôt plus du tout !! Ici Clément (en haut) vérifie le bon fonctionnement des doseurs, Nicolas (en bas) règle les paramètres… Matthieu (du service Informatique) n’est jamais loin car il y a encore quelques petits ajustements à faire, qui relèvent de son domaine. Comme régler l’imprimante à étiquettes.

Préparation de commandes et expédition

Le service commerce aux préparations des commandes
Pendant ce temps, Ghislaine et Malika de notre service commercial saisissent les commandes clients.
Expédition des commandes
Les cartons sont ensuite rangés dans le stock “produits finis“, par ordre alphabétique s’il vous plaît : les préparateurs de commande y naviguent comme des poissons dans l’eau, pour aller récupérer tous les produits commandés ! Les stocks de produits finis s’étagent sur 3 niveaux ! Il ne faut pas s’y perdre ! Ici, Julia et Audrey mettent sur leurs chariots ce qui est demandé par chaque client, que ce soit pour les petites commandes avec les clients particuliers, ou les plus grosses commandes des magasins… Les colis sont ensuite empaquetés, et emportés chaque jour par les transporteurs…

Voilà ! Arcadie a presque terminé son boulot ! Le romarin n’est plus très loin de votre assiette ou de votre eau chaude…
Presque ?
Arcadie vous accompagne encore avec ses idées recettes et autres préparations, ses communiqués, son service après-vente… et prend volontiers tous vos retours, pour améliorer ce qui doit encore l’être, et consolider le meilleur !!

romarin cook

Auteure de l'article : Cécile Defèche

Agronome de formation, je suis responsable de la ferme d'Arcadie qui englobe l'activité agricole sur les plantes aromatiques et médicinales et la gestion des espaces de "terre libre" autour des bâtiments industriels. Pas peu fière de travailler dans une entreprise qui prend autant soin de la terre (la Terre) et de la vie... Ma casquette de communicante me permet aussi de vous informer, de la manière la plus transparente possible, des belles avancées d'Arcadie et de ses partenaires... (et quand il y en a, aussi des bugs de passage). Célébrer la beauté du monde, la vie et... la préserver !!

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Gachis_Epices_Image_Mise_En_Avant
Mar 26, 2021 Martin Lacroix 0 comments
10 astuces pour ne pas gâcher vos épices

10 astuces pour ne pas gâcher vos épices

N’avez-vous pas déjà vécu cette scène : vous arrivez dans une location de vacances, ou un logement de particulier pour une nuit, voire chez des amis, vous allez dans la cuisine, et là vous découvrez un flacon de poivre qui semble comme usé par les siècles.
(Discrètement) vous l’ouvrez et approchez précautionneusement les narines de l’ouverture. Au mieux, rien ne se passe. Au pire, une odeur désagréable, ou juste la sensation piquante, sans plus aucun parfum.

Allez, de temps en temps, une bonne surprise vous attend. Le flacon était trompeur : fraîchement rechargé, son contenu n’a rien à voir avec l’aspect élimé de son contenant. Mais trop souvent, l’intérieur n’est guère plus reluisant que l’extérieur.

Quel dommage, d’autant plus lorsqu’il s’agit de produits résultats d’une grande somme de travail de tout une chaîne de personnes, depuis la production agricole jusqu’aux magasins.

La grande question du jour est donc : comment éviter de gâcher vos épices ?

1. Conervez-les dans de bonnes conditions

Comme pour de nombreuses denrées alimentaires, les principales causes de dégradation des épices sont la chaleur et l’humidité. Choisissez donc avec soin leur endroit de stockage, si possible également à l’abri de la lumière (cette dernière ne dégradera que la partie externe en contact avec elle). Et fermez bien les couvercles !

2. Choisissez les formes qui se dégradent le moins vite

Une règle simple à retenir : plus un produit alimentaire est fractionné en petits morceaux, plus sa dégradation gustative sera rapide (la fragmentation multiplie la surface en contact avec l’air et donc avec les réactions naturelles chimiques et autres de dégradation).

Donc, lorsque vous le pouvez, achetez les épices sous leur forme non moulue, qui se conservera plus longtemps. Cela vous demande de posséder un bon moulin ainsi qu’une bonne râpe (pour la muscade par exemple), mais c’est un investissement modéré et très rentable : qui dit meilleure conservation dit saveurs plus intenses plus longtemps.

3. Achetez des quantités adaptées à votre consommation

Mais qu’est-ce que c’est que cette marque qui ne pousse pas à la consommation !? On aura tout vu… Nous sommes très heureux que vous achetiez nos produits,mais encore plus que vous ne les gâchiez pas. Donc, veillez à acheter des quantités raisonnables, en rapport avec votre consommation. Si vous souhaitez développer votre utilisation des épices - ce qui nous semble une très bonne idée pour vous et ceux qui partagent votre logement - allez-y progressivement.
 Nous vous proposons plusieurs conditionnements, adaptés à différents niveaux d’utilisation.

4. Pensez à utiliser vos épices tous les jours

Cela peut sembler très bête à rappeler, mais nos observations nous incitent à le répéter : même conservées dans de bonnes conditions, les épices ne sont pas éternelles. Après plusieurs années de stockage, elles risquent d’avoir perdu la majeure partie de leurs saveurs, voire de devenir immangeables.
Nous achetons souvent un flacon d’épices dans l’optique de préparer un plat particulier. Pour ne pas gâcher ce qui reste dans le flacon, il faut penser à l’utiliser à nouveau par la suite. Pour cela, deux atouts majeurs : garder les épices bien visibles dans votre cuisine et planifier vos préparations culinaires.
Si vos épices sont cachées au fond du placard, la probabilité de les gâcher augmente significativement. Si vous cuisinez toujours au dernier moment, vous risquez de choisir très souvent les mêmes épices.
Pour vous aider à utiliser plus souvent vos épices, nous avons mis au point spécialement pour vous un moteur de recherche par épice sur ce site. Vous tapez le nom de l’épice, vous sélectionnez (ou pas) le type de plat recherché, vous ajoutez vos éventuelles intolérances alimentaires, vous appuyez sur le bouton recherche : les recettes correspondant à vos critères apparaîtront !

Et le reste du web regorge également de bonne idées culinaires, avec un grand nombre d’épices. Cela demande juste un peu d’anticipation.
Libérez-vous des canons culinaires, libérez-vous des étiquettes : mélange “couscous” dans vos pâtes, mélange “pâtes” dans votre riz, soyez fous ! Utilisez des épices pour vos plats les plus simples : courgettes au paprika, salade d'endives à l’ail des ours etc etc : la créativité n’a de limites que celles de votre imagination et de vos habitudes alimentaires !

5. Dosez suffisamment

Les débutants en assaisonnement sont souvent très prudents avec les quantités. Si cela est sage pour les épices brûlantes ou piquantes, ça peut s’avérer contre-productif pour des épices plus douces. Le risque est la déception d’une saveur peu relevée, qui tient juste à un dosage trop peu important.
Donc testez, et n’hésitez pas à mettre une petite cuillère de plus. Vous pouvez aussi préparer 2 versions du même plat, une plus piquante ou relevée pour les palais habitués, une autre moins concentrée pour les palais très sensibles.
Et pour celles et ceux qui aiment les épices en très petites quantités, vous serez ravi-e-s d'apprendre que nous proposerons dans les prochains mois un présentoir vrac en magasin, pour vous servir exactement la quantité que vous souhaitez, dans le contenant que vous préférez...

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6. Partagez, échangez

Lorsque vous constatez que vous ne réussissez pas à utiliser toutes vos épices, avez-vous déjà pensé à les proposer à votre entourage ? Rien de plus facile qu’un petit flacon à transporter, à donner à un collègue, une ami, quelqu’un de votre famille. Vous pourrez lui faire découvrir de nouvelles saveurs tout en évitant le gâchis.

7. Rendez visible et étiquettez bien !

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Dans un tiroir, des étiquettes placées sur les bouchons s’avèrent bien pratiques...

Conserver correctement les épices et les garder visibles peut de prime abord sembler contradictoire. Il faut nuancer quelque peu notre propos. La lumière dégrade certes un peu les épices, mais peu en comparaison de la chaleur et de l’humidité. Si vous gardez bien vos couvercles fermés, même avec des flacons translucides (ce qui est les cas de nos flacons Cook ou d’autres contenants en plastique transparent ou en verre) vous pouvez laisser vos épices hors des placards ou tiroirs, à condition de ne pas les stocker trop près d'une source de chaleur ou d’humidité. 
L'étiquetage de vos flacons peut jouer un rôle déterminant, surtout si vous avez une belle collection : si vos épices sont rangées dans un tiroir, un système d’étiquettes sur le bouchon des flacons vous permet de repérer vos épices sans avoir à les soulever une à une, pratique qui s’avère très fastidieuse a-delà de 5 flacons.
Si c’est un placard qui les accueille, l’étiquetage par le dessus peut encore fonctionner pour quelques flacons. Au-delà, un plateau tournant ou un étagement est nécessaire si vous ne voulez pas risquer d'oublier les flacons qui sont le plus au fond...

8. Dédiez-leur un mobilier de rangement !

Vous pouvez également dédier une petite étagère spécialement à vos épices. Elles le méritent bien, elles qui mettent tant de saveurs et de couleurs dans votre alimentation ! Une étagère murale très peu profonde mais avec pas mal de rayonnages fera parfaitement l’affaire. Si vous souhaitez la placer à proximité de votre cuisinière ou plaque de cuisson, des modèles vitrés vous permettront de réduire l'exposition à l’humidité, surtout si vous n’avez pas de hotte aspirante.

9. Tenez les bouchons toujours propres et fermés

Règle de base : gardez vos flacons toujours bien fermés. Cela semble facile, mais il se peut que les bouchons se salissent un peu au fur et à mesure de leur utilisation, surtout pour les poudres. Veillez donc à retirer régulièrement la poudre qui est restée sur la surface de votre bouchon verseur, sans quoi son accumulation peut compromettre la bonne fermeture du flacon.

10. Regardez la DDM et fiez-vous à vos papilles

Si vous transvasez dans des contenants différents vos épices, pensez à y reporter la date de durabilité minimale. Elle est normalement inscrite sur le flacon que vous aviez préalablement acheté. Même si, au-delà de cette date, les épices restent comestibles (1), leurs propriétés gustatives ne sont plus les mêmes. Ce serait dommage de passer à côté de cette info !
Enfin, en cas de doute, goûtez le produit concerné. Si vous le connaissez, vous saurez s’il est s’il n’est vraiment plus bon ou s’il est simplement moins puissant qu’auparavant. Dans ce dernier cas, vous doserez un peu plus qu’à votre habitude pour parvenir à la même intensité aromatique.

(1) Il est important de bien distinguer DDM (date de durabilité minimale) et DLC (date limite de consommation).
La DLC concerne les aliments frais, vendus dans les rayons réfrigérés des magasins et grandes surfaces comme les viandes, les poissons, certains produits laitiers ou de charcuterie. Consommer un aliment de ces catégories après cette date peut comprendre des dangers pour la santé. Cette date est du type jour/mois/année.
La DDM indique quant à elle la durée pendant laquelle le produit garde toutes ses qualités. Le consommer au-delà de cette date n’engendre pas de risque pour la santé mais le produit sera simplement moins savoureux, moins bon. Cette date est du type mois/année.

N° de lot à gauche et DDM à droite...

Munis de toutes ces informations, vous voilà désormais mieux ”équipés” pour éviter de gâcher vos épices. Nous comptons sur vous !

 

martin lacroix

Auteur de l'article : Martin Lacroix

Ecolo (à tendance barjot) et communicant, passionné par les plantes, les humains, les relations entre agriculture et biodiversité. Je dirige le service communication d'Arcadie et suis heureux de mettre mes compétences à disposition d'une entreprise qui incarne de manière authentique la démarche du développement durable. Mon souhait profond est que notre communication contribue - à sa modeste échelle - au changement de société dont nous avons besoin.

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