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Voyage à Madagascar : épisode 7 : Moramanga

Journal de bord, le 17 mars 2016 À mi-chemin entre la capitale Antananarivo et le plus grand port du pays Tamatave (Toamasina en malgache) se trouve la ville de Moramanga. C’est ici que notre partenaire possède 150 hectares de terre, entièrement en bio et équitable. La plus grande partie des cultures sont destinées à la production […]

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Mar 15, 2016 Manuel Brunet 0 comments
Voyage à Madagascar – épisode 6 : Antanarivo

Journal de bord, le 15 mars 2016 Nous sommes arrivés dimanche soir à Antananarivo, la capitale de Madagascar. On aurait dû arriver samedi soir, mais Air Madagascar, la compagnie aérienne nationale a annulé notre vol 3 heures avant le décollage, ce qui est malheureusement très fréquent. Un taxi nous attendait pour nous conduire dans un grand […]

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Salade composée, pêche et comté cook bio 4
Juil 27, 2021 meganeforestier 0 comments
Salade composée, pêche grillée et dés de comté

Saveur: Sucrée-SaléeForce: DouxSpécificité(s): Sans Œuf, Sans Viande ni PoissonCreateur: Delphine Pocard Salade composée, pêche grillée et dés de comté IngrédientsPour : 4 personnes2 poignées de mâche2 poignées de roquettes1 pêche2-3 cuil à soupe de comté (coupé en dés)5 noix6 tomates cerisesun peu de feuilles de basilic2 cuil à soupe d' huile d'olive1 cuil à soupe […]

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Tisanes Simples et mélanges L'herbier de France
Juil 26, 2021 meganeforestier 0 comments
Comment déguster une tisane : 5 conseils à suivre !

Peut-être avez-vous déjà été confronté à cette question existentielle : à quelle température dois-je faire infuser ma tisane ? Et d’abord, est-ce que je dois la faire infuser ? Ne devrais-je pas choisir la macération ou la décoction ? Autant de questions que nous passons en revue ici. 

Avant de commencer, dotez-vous de matériel idoine !

Vous allez peut-être avoir le sentiment qu’on cherche la petite bête, mais utiliser une bonne tisanière est important. C’est une question de saveurs avant tout ! En effet, plus la matière de votre tisanière est neutre, moins il y aura de problèmes de saveurs “parasites” ajoutées à votre infusion. A ce titre, 3 types de matières sont préconisées : la terre, la fonte et le verre. Pour ce dernier, attention aux dépôts de tanin ou autres composants de vos plantes. En somme, si une couronne noire commence à se former autour de votre tisanière, il est temps de la laver soigneusement (un petit bain au vinaigre blanc ou à l’acide citrique fera l’affaire).

Ensuite, vient le choix de l’eau ! Nous ne vous recommandons pas de prendre de l’eau en bouteille car on connaît leur fort impact environnemental. Mais, si l’eau du robinet est, de manière générale, très bonne en France, le chlore qu’on lui rajoute pour des raisons sanitaires devient très perceptible (et désagréable) quand on la chauffe. Notre conseil serait donc d’utiliser une eau filtrée. Pour cela, différentes solutions existent : depuis l’appareil que vous branchez sur votre chaudière, jusqu’à des billes de céramique en passant par du charbon de bambou ou encore des carafes filtrantes. Trouvez celle qui vous convient le plus.

Enfin, parlons de la bouilloire ! Évidemment, vous pouvez faire vos infusions à la casserole, elles seront bonnes, n’en doutez pas un instant ! Cependant, le mieux reste de vous équiper d’une bouilloire électrique qui permet de gérer la température à votre place. Explications plus bas !

Infusion Bio Detox Digestion Santé
Infusion Bio Detox Digestion Santé

Choisir la bonne méthode de préparation pour bénéficier de tout le potentiel de la plante

Nous avions déjà fait un article sur les 3 méthodes existantes, nous vous conseillons de le lire si vous découvrez les notions de macération, d’infusion et de décoction.

Quelle méthode choisir ? Cela dépend de plusieurs critères:

  • La partie de la plante : plus elle est coriace, plus il faudra “faire d’efforts” pour en extraire les saveurs. Ainsi, les racines coriaces sont meilleures avec une décoction, et les fleurs délicates sont les plus savoureuses en macération ;
  • La surface de contact : plus les morceaux sont gros, plus on s’oriente vers une décoction.
infusion froide de feuilles de menthe

Pourquoi est-ce important de choisir la bonne méthode ? Tout simplement parce que c’est cela qui va permettre de développer tout le potentiel de la plante. De manière générale, on dit que les fleurs doivent être infusées à 70°C, les feuilles à 80°C et les racines à 90°C. Certaines bouilloires ont un thermomètre intégré voire réglable, ce qui s’avère très pratique si on souhaite être précis. Si vous n’en avez pas, sachez que l’eau bout à 100°C au niveau de la mer, et qu’on perd 1°C tous les 300m. Donc vous aurez une température entre 90°C et 100°C dans les zones habitées en France.

Bien connaître la plante pour déguster une tisane parfaite !

Chaque plante a sa propre composition physico-chimique. Cette dernière définit l’odeur, le goût et la couleur de la matière que vous utilisez. C’est pourquoi on ne peut pas vraiment dire que telle partie de plante est meilleure en infusion qu’en décoction. En effet, la menthe et la mélisse, par exemple, ont des compositions différentes, et une méthode idoine pour l’une, ne l’est peut-être pas pour l’autre.

Ajoutons que cette composition induit un relargage spécifique. Le relargage est le phénomène de sortie des éléments de la plante dans l’eau. Ainsi, la plante induit son mode de préparation et non l’inverse. C’est pour cela que nous vous conseillons de bien vous renseigner sur les plantes que vous utilisez avant de déguster vos tisanes.

Déguster une tisane de plantes fraîches ou de plantes sèches ?

Enfin, cette composition est aussi différente selon l’état de votre plante : sèche ou fraîche ...C’est une affaire de goût évidemment, mais aussi de … relargage. Ainsi, certaines plantes auront plus de saveurs sèches que fraîches, et vice versa. La méthode de préparation idoine sera donc différente selon l’état de votre plante. De manière générale, il est conseillé d’infuser les plantes sèches, mais de faire macérer les plantes fraîches.

Expérimentez et faites selon vos goûts !

“Mélanger” les méthodes pour une dégustation encore plus savoureuse

Si vous êtes attaché aux mélanges de plantes, vous utilisez certainement des plantes aux aspects différents. Ainsi, peut-être mélangez-vous des racines de guimauve avec de la menthe poivrée ? Là aussi, dans l’idéal, il convient de respecter une certaine précaution : “mélanger” les méthodes de préparation. Ainsi, commencez par faire une décoction de racine de guimauve, et ajoutez votre menthe poivrée lorsque vous coupez le feu, pour une infusion. Les saveurs de votre tisane n’en seront que meilleures ! C’est encore une question de relargage.

Tisanes Vrac Lherbier De France
les plantes peuvent se trouver sous différentes formes : racines, sommités fleuries, etc.

Et après la préparation : la dégustation !

Maintenant que vous savez (presque) tout sur les méthodes de préparation des tisanes, passons à la dégustation en elle-même. Dans certains pays, comme la Chine ou le Japon, il s’agit d’un moment important et tout doit être là pour parfaire cet instant. Si vous n’êtes pas tenu à une telle exigence, peut-être qu’une petite anecdote vous permettra de découvrir de nouvelles choses. Le maté est souvent couvert et dégusté à la paille. En effet, le fait de couvrir la tasse permet de laisser un bouquet odorant qui apporte des saveurs supplémentaires. Intéressant, non ?

Ceci étant dit, soulignons que la dégustation d’une tisane peut être l’occasion pour vous de prendre un temps de repos, un temps pour soi. Trouvez donc un endroit dans lequel vous vous sentez bien, prenez quelques respirations profondes et dégustez votre tisane en pleine conscience.

Conclusions

Déguster une tisane dans les règles de l’art demande un temps de préparation assez important. Cependant, même si votre méthode de préparation n’est pas 100% adéquate, ce n’est pas grave tant que vous appréciez ce que vous faites. Car le maître mot est bien d’apprécier sa tisane. Aussi, nous vous conseillons d'être le plus rigoureux possible tout en vous laissant guider par le plaisir.

Article écrit avec la collaboration de Morgan, Arcadien chevronné en dégustation !

Mégane Forestier

Auteure de l'article : Mégane Forestier

Communicante de formation & par passion, je suis à Arcadie pour faire rayonner la raison d'être et partager avec nos parties prenantes nos valeurs et nos engagements. Afficionada des technologies numériques, je mets mes compétences et mon exigence de transparence au service d'une entreprise engagée.

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infusion camomille verveine et menthe poivrée bio
Juil 26, 2021 meganeforestier 0 comments
Infusion camomille, verveine et menthe poivrée

Saveur: SucréeForce: DouxEpice: CardamomeSpécificité(s): Sans Gluten, Sans Lait, Sans Œuf, Sans Viande ni PoissonCreateur: Delphine Pocard Infusion camomille, verveine et menthe poivrée IngrédientsPour : 4 parts2 cuil à soupe de camomille romaine L'Herbier de France1 cuil à soupe de verveine L'Herbier de France1 cuil à soupe de menthe poivrée L'Herbier de France1 capsule(s) de Cardamome […]

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Juil 22, 2021 matthieubrunet 0 comments
[On met les voiles]#2 : premières esquisses

On mets les voiles #2 : premières esquisses

Il y a quelques jours, Nils m’a envoyé les premières esquisses de notre bateau, réalisée par le bureau d’architecture navale Dykstra, spécialisés dans les voiliers, et entre autres auteurs du spectaculaire Maltese Falcon, le premier à mettre en œuvre des voiles de type “dynarig”.

Inutile de vous dire qu’à la vue de ces images, j’ai eu un petit moment d’émotion ! Jugez par vous-même !

Alors Nils me le répète, le bateau final sera certainement assez différent, car il ne s’agit là que de recherches pour définir plus précisément la taille, le coût, le type de propulsion, la vitesse… Mais bon, ça permet déjà de se projeter !

Pour vous permettre de comprendre un peu mieux, voici la première réaction d’un membre de l’équipe Zéphyr et Borée, Bernard Peignon : 

Avec ses lignes d'eau avant et sa largeur, il va débouler au "reaching" ! La solution "sheet support" pour le point d'écoute offre l'avantage d'offrir un bon plan d'appui pour les pontons ou les panneaux de cales pour une bonne étanchéité. Les slots frigo en pontée suffiront. Vraiment un bon début . Le tirant d'eau reste un sujet mais c'est un premier jet.

Vous avez rien compris ? rassurez-vous, moi non plus ! Grâce aux explications de Bernard et de Simon (ingénieur naval chez Z&B), j’ai pu faire ce petit lexique : 

  • débouler, c’est quand un bateau avance très vite ;
  • le reaching, c’est quand un bateau à le vent qui arrive de côté ou légèrement de l’avant ;
  • donc “débouler au reaching”, si j’ai bien compris, ce sont les moments où le contraste du vent de travers et de la grande vitesse donnent une impression particulièrement dynamique du navire, où il semble surgir, débouler à travers les vagues ;
  • Le “sheet support”, c’est la pièce en métal qui dépasse légèrement entre les deux voiles ;
  • Le point d’écoute est l’endroit où la voile s’accroche au “chariot d’écoute”, une sorte de rail qui permet de l’orienter ;
  • Les panneaux de cale sont des panneaux mobiles qui viennent fermer la cale une fois que les conteneurs sont chargés ;
  • Les slots sont les emplacements dans lesquels sont arrimés les conteneurs. Ils sont en pontées quand ils sont sur le pont et non dans la cale. Ils sont “frigo” quand ils ont un branchement électrique pour assurer la régulation de la température (pour le transport des produits frais) ;
  • Le tirant d’eau est la hauteur immergée du bateau, et donc la profondeur d’eau minimum dont il a besoin.

Plus aucun cargo à voile n’a été construit depuis 1926

Pourquoi ces recherches préliminaires ? Et bien pour la bonne et simple raison que plus aucun cargo à voile n’a été construit depuis 1926 (en raison de l’avènement des moteurs à vapeur, puis des moteurs diesel), à l’exception du Grain de Sail il y a quelques mois. Et comme les techniques et connaissances ont quand même pas mal évolué depuis un siècle, il faut répondre à plein de questions qui ne s’étaient jamais posées.

En effet, la construction de voiliers de plaisance, et de course, ne s’est jamais arrêtée, et les performances se sont beaucoup améliorées. Mais le transport de marchandise répond à des besoins complètement différents, surtout depuis l’avènement du conteneur dans les années 50. Pour ranger ces grosses boîtes carrées, le plus simple est de les mettre dans une boîte carrée encore plus grosse, ce que sont les porte-conteneurs d’aujourd’hui. Ils ne sont pas très “hydrodynamiques”, mais ce n’est pas grave, au prix où est le fuel lourd (37 centimes le litre), il suffit de faire tourner les moteurs un peu plus vite !

©Marc Ryckaert

Pour un voilier, c’est une toute autre histoire, il faut absolument optimiser la vitesse, au risque de se trainer comme un escargot. Mais comme on le voit sur ce plan du Grain de Sail, les formes arrondies ne sont pas du tout optimisées pour les conteneurs, ce qui explique que la plupart des projets de voiliers-cargos modernes privilégient pour le moment le transport sans conteneurs. 

Ce choix que nous avons fait pour le moment d’explorer une hypothèse avec conteneur apporte une autre contrainte, qui est liée, c’est celle de la taille du bateau. En effet, quelle que soit la forme définitive du bateau, il y aura toujours l’arrière (la poupe) et surtout l’avant (la proue) qui seront un peu profilés, et donc peu propice à l’imbrication de conteneurs. Le seul moyen est donc d’avoir le plus de “milieu” possible. Or, sur un 24 mètres comme celui de Grain de Sail, on voit qu’en gros, il n’y a qu’un arrière et un avant. C’est à partir de 50 mètres qu’on commence à pouvoir avoir une petite zone droite au milieu. C’est entre autres pour cela que ces premières recherches se sont basées sur une hypothèse de 70 mètres. Comme on le voit, on commence à avoir une zone centrale suffisamment grande pour ranger les conteneurs sans trop de pertes de place.

©Grain de Sail
Plan de notre première hypothèse à 70m

Mais pourquoi choisir le transport par conteneurs, me demanderez-vous ? Et bien principalement pour 2 raisons :

  • La première est que c’est pratique : les conteneurs sont remplis à quai par le producteur, puis sont fermés et scellés. Pendant tout le voyage, nous avons donc l’assurance qu’ils sont à l’abri de l’eau, du soleil, des nuisibles, du vol, etc. Cela permet aussi d’isoler facilement les matières bio des autres, simplifiant ainsi le travail des douanes. Et puis le chargement et le déchargement sont bien plus rapides : en une manipulation, on décharge l’équivalent de plusieurs dizaines de palettes et centaines de sacs.
  • La deuxième tient à la nature de notre projet, qui se veut d’emblée multi-chargeurs, et plutôt orienté agro-alimentaire. Il est fort probable que chaque voyage réunisse une dizaine de chargeurs différents, ce qui sera beaucoup plus simple à gérer avec des conteneurs fermés qu’avec des palettes ou des sacs !

Je reviendrais sur cette question de taille dans un prochain article, car c’est une question cruciale que nous devons trancher d’ici septembre. En attendant, je vous souhaite un bon été !

Retrouvez le premier article de cette série :

Auteur de l'article : Matthieu Brunet

La marmite Arcadie, je suis tombé dedans quand j'étais petit ! Et je suis aujourd'hui très fier d'en assurer la direction avec ma femme et mon frère, et faire d'Arcadie un endroit où on peut vraiment changer le monde !

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smoothie gingembre, banane et mangue
Juil 16, 2021 meganeforestier 0 comments
Smoothie gingembre et banane

Saveur: SucréeForce: DouxÉpice(s): Cannelle, Cardamome, Gingembre, girofle, poivre noirSpécificité(s): Sans Gluten, Sans Œuf, Sans Viande ni PoissonCreateur: Delphine Pocard Smoothie gingembre et banane IngrédientsPour : 1 personnes1 demi mangue1 banane20 cl de lait (ou de boisson végétale)1/2 cuil à café de mélange Ginger Kiss2 cuil à soupe de myrtillessirop d'érable Préparation: 5 minPrêt dans: 5 […]

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cueillette de plantes sauvages
Juil 15, 2021 Martin Lacroix 0 comments
Cueillir soi-même ses plantes : 5 précautions essentielles

Quoi de plus réjouissant que de récolter des plantes aromatiques et médicinales (PAM) dans la nature ? Cette pratique bénéfique à bien des égards n’est cependant pas exempte de risques, pour vous… ou pour les plantes ! Nous vous donnons ici les principales indications pour des cueillettes en toute sécurité.

 

1/ Identifier les plantes avec certitude

Si une majorité de plantes est facilement identifiable et sans cousine toxique ressemblante, il y a des exceptions. Vérifiez toujours les risques de confusion !

Quelques exemples de confusions risquées :

  • Feuilles d’Ail des ours (très bon) et de Muguet (très toxique). Elles se ressemblent et poussent dans le même milieu. L’Ail des ours est aussi parfois confondu avec la également très toxique Colchique d’automne.
  • Cerfeuil des bois (comestible sauf la racine) et Grande ciguë (très toxique). Cette famille botanique à laquelle appartient la carotte comprend plusieurs espèces très toxiques ressemblant à des espèces comestibles.
  • Fleurs de robinier faux-acacia (comestible savoureux) et de Cytise (très toxique).

Le plus sûr : vous faire accompagner par un cueilleur expérimenté et éviter les plantes difficiles à distinguer de cousines toxiques.

Et surtout, en cas de doute, même le moindre : abstenez-vous ! Il en va de votre santé et de celle de ceux qui consommeront le produit de vos cueillettes.

fleurs de Cityse et fleurs de robinier
des fleurs qui se ressemblent énormément, mais la jaune (Cytise) est toxique tandis que la blanche (Robinier faux-acacia) est comestible.
ouvrage d'identification des plantes
Il est indispensable de se familiariser avec le vocabulaire botanique pour identifier sérieusement les plantes. Quelques bons ouvrages vous y aideront. Les applications de reconnaissance sur téléphone portable se développent mais ne remplacent pas la connaissance de l’anatomie végétale...

2/ Choisir des endroits de récolte non pollués

Encore un risque pour vous et ceux qui consommeront vos cueillettes : la contamination par la pollution de l’environnement. Par précaution, évitez les bords de route, de voies de chemin de fer, de cultures, les abords d’usine ou d’autres bâtiments, des maisons individuelles (oui, vous savez, le voisin qui fait du zèle et traite non seulement son jardin mais tout le voisinage avec des produits toxiques*).

Méfiez-vous des paysages ruraux agréables à l’oeil, comme un beau vallon avec prairies, cultures et haies : qui dit culture dit forte probabilité de traitement.
Il est très rare que ces contaminations entraînent des réactions aiguës, mais autant ramasser des plantes les plus préservées possible.

* Depuis janvier 2019, la détention de pesticides par les particuliers est un délit, mais certains ont fait des stocks… Seuls les produits portant la mention « emploi autorisé dans les jardins » sont encore autorisés à la vente.

haie de prunelier à éviter pour la cueillette de plantes sauvages
cette haie fleurie de Prunellier appelle à la cueillette, mais la culture qui la jouxte doit nous en dissuader
chemin de cueillette de plantes sauvages
si les bords de route regorgent parfois de plantes aromatiques et médicinales, ils sont trop sujets à pollution pour être de bons lieux de cueillette.

3/ Éviter les parasites/moisissures

En plus de la toxicité intrinsèque de certaines plantes, tous les végétaux peuvent porter des hôtes dont les effets sont parfois très indésirables : bactéries, vers, insectes.

Les milieux humides sont encore plus propices à la présence des parasites (comme la Douve du foie, un minuscule ver transmis par le bétail, qui peut occasionner d’importants dégâts sur le foie ou d’autres organes humains).

Pour diminuer très fortement les risques :

  • Évitez les cueillettes dans les zones de pâturage.
  • Cuisez les plantes des zones humides (comme le Cresson de fontaine).
  • Délaissez toute plante attaquée par des moisissures ou des champignons.
  • Récoltez à plus de 50 cm de hauteur (oui, ce n’est pas toujours possible...).

Et de retour de balade (surtout en forêt), pensez bien à vous inspecter (on veut dire le corps, pas juste les vêtements) pour ne pas laisser s’installer une éventuelle tique qui aurait réussi à vous grimper dessus !

pâturage à éviter pour la cueillette de plantes sauvages
évitez les cueillettes en zones pâturées ; le risque de présence de parasites augmente fortement avec celle d’animaux.

4/ Cueillir avec autorisation

Certaines zones protégées sont soumises à limitation ou interdiction de prélèvement (réserves naturelles, parc nationaux...). Renseignez-vous et respectez les consignes.

La récolte sur terrains privés, qu’ils soient forestiers ou agricoles, doit recueillir l’autorisation préalable du propriétaire/gestionnaire. Sans quoi le prélèvement est considéré comme un vol, avec les possibles dépôts de plainte et amendes correspondantes.
En contactant le propriétaire, vous éviterez ces tracas, ou une simple remontrance désagréable ; et pourrez même avec un peu de chance sensibiliser votre interlocuteur à la richesse de ses parcelles. Pour de petites quantités, vous avez des chances d’obtenir un accord sans contrepartie autre que de respecter les lieux et de ne pas trop prélever.

Chez certains peuples, l’autorisation est demandée à la plante elle-même, ou du moins un remerciement lui est adressé pour la vie qu’elle représente et qui va être prélevée. Ce que certains considèrent comme du sentimentalisme peut aussi être vu comme une sagesse et une conscience devenues malheureusement trop rares.

foret et champs, demander l'autorisation pour faire votre cueillette suavage
Les forêts et les zones agricoles sont souvent des endroits privés ; il est nécessaire de demander l'autorisation avant d'effectuer vos cueillettes. ça mar

5/ Prélever avec parcimonie

Voici un risque qui concerne les plantes que vous allez prélever dans votre environnement. Ces ressources ne sont pas infinies ; chacun a sa part de responsabilité pour garantir leur préservation.

  • Ne ramassez pas une plante isolée que vous n’aviez jamais vu auparavant dans votre région.
  • Renseignez-vous sur les plantes protégées ou rares. Ce serait tellement dommage de contribuer involontairement à la disparition de certaines plantes !
  • Ces précautions prises, choisissez des endroits de prélèvements où la plante est abondante, et ne prélevez pas plus d’⅓ des plantes présentes.
  • Ne prélevez que la partie que vous allez utiliser et s’il s’agit d’une récolte détruisant la plante (racine, écorce), prélevez encore moins.
  • Enfin, ne prélevez que la quantité que vous êtes sûr de pouvoir préparer, quelle que soit la suite des opérations (cuisson, séchage etc).
fruit des églantiers cueillette de plantes sauvage
Ici, une belle station pour prélever une partie (⅓ max) des fruits de l’églantier (rosier sauvage), les cynorrhodons.

En suivant ces recommandations, vous garantissez une cueillette sans risque pour vous-même, pour les consommateurs de vos récoltes ou pour les précieuses plantes que nous aimons tant. Bonnes cueillettes et soyez prudents !

martin lacroix

Auteur de l'article : Martin Lacroix

écolo (à tendance barjot) et communicant, passionné par les plantes, les humains, les relations entre agriculture et biodiversité. Je dirige le service communication d'Arcadie et suis heureux de mettre mes compétences à disposition d'une entreprise qui incarne de manière authentique la démarche du développement durable. Mon souhait profond est que notre communication contribue - à sa modeste échelle - au changement de société dont nous avons besoin.

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Smoothie fraise curcuma power
Juil 12, 2021 meganeforestier 0 comments
Smoothie fraise curcuma power

Saveur: SucréeForce: DouxÉpice(s): Curcuma, Gingembre, poivre noirSpécificité(s): Sans Gluten, Sans Œuf, Sans Viande ni PoissonCreateur: Delphine Pocard Smoothie fraise curcuma power IngrédientsPour : 1 personnes150 g de fraise1 pêche1 jus de pamplemousse5 cl de lait1/2 cuil à café de mélange de Curcuma Power Préparation: 10 minPrêt dans: 10 min InstructionsLavez les fraises et la pêche. […]

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Infusion glacée sureau et fraises
Juil 09, 2021 meganeforestier 0 comments
Comment utiliser les épices et plantes pour aromatiser votre eau fraîche ?

Si vous avez envie de changer des sodas habituels et autres boissons sucrées, pourquoi ne pas essayer d'aromatiser votre eau fraîche avec des épices et des plantes ? Dans cet article, nous vous donnons quelques clés d’une infusion fraîche réussie !

 

Comment utiliser les épices et plantes pour aromatiser votre eau fraîche ?

Le mariage des saveurs : tout un art !

Lorsqu'on commence à vouloir confectionner ses propres tisanes à base de plantes et/ou d’épices, il est tout à fait possible de le faire de manière instinctive. Mais connaître certains principes peut vous permettre d’améliorer sensiblement vos préparations. Le premier d’entre eux porte sur la combinaison des saveurs. Il y a trois facteurs à prendre en compte dans la composition d’une tisane :

  • La matière “primordiale” : elle est présente à 70-80% dans votre tisane et représente la saveur que vous souhaitez à tout prix retrouver ;
  • La matière “soutien” : se retrouve entre 15 et 20% de votre préparation et vient, comme son nom l’indique, soutenir la matière primordiale. Il est donc important que ses saveurs ne viennent pas gommer celles de votre matière principale ;
  • La matière “catalysante” (entre 5 et 10% de votre mélange) permet le déploiement du système olfactif. Elle soutient la matière...soutien ! Et apporte des odeurs qui viennent soutenir quelque chose d’important pour votre préparation et sa dégustation.

Ces trois facteurs sont assez faciles à mettre en pratique si l’on a en tête un autre principe : la saisonnalité.

les 3 matières premières pour une infusion maison réussie
les 3 matières premières pour une infusion maison réussie

Saisonnalité & saveurs : comment choisir les bonnes épices et plantes ?

En effet, aromatiser votre eau fraîche avec des plantes et/ou des épices peut se faire en conscience des saisons. Pour cela, rien ne vaut de se fier à un calendrier de fruits et légumes de saison ! Cela paraît bête, et pourtant certaines matières ont des échos avec des fruits (et des légumes !). Aussi, si vous aimez marier les fruits et les épices ou plantes, et que vous manquez de créativité, fiez-vous à un calendrier saisonnier !

Certaines épices sont dites "chaudes'', tandis que d’autres sont dites “froides”. Cela vient des saveurs (nous parlons bien ici en termes culinaires et non médicaux) qu’elles développent. En effet, les premières se déploient extrêmement vite et sont donc très puissantes : cannelle, badiane, réglisse, etc. Ces épices sont parfaites pour tenir chaud en hiver. Les secondes, dites “froides”, ont des saveurs plus latentes : cardamome, baies roses, poivre de timut, etc. Ces dernières accompagnent très bien des boissons fraîches.

Enfin, dernier paramètre important : l’imaginaire. Fiez-vous à votre créativité, qui sera elle-même guidée par l’imaginaire développé par certaines saveurs. Ainsi, mélanger le gingembre, la menthe et le citron fera apparaître une sensation de pétillement, ce qui est plus adapté à une boisson fraîche que le réconfort sucré (= retour en enfance) apporté par la cannelle (parfait pour un chocolat chaud lors d’un temps froid et pluvieux !).

Infusion glacée sureau et fraises
Infusion glacée sureau et fraises

Quel type de préparation pour une tisane glacée optimale ?

Une fois que vous avez choisi vos matières pour votre mélange, il vous reste à choisir le type de préparation : macération, infusion ou décoction ? Sur cette question précise, nous avions déjà écrit un article afin de vous aider dans votre choix. Mais apportons tout de même quelques précisions : l’infusion diffusera des saveurs de manière très puissante, elle est donc parfaite si vous aimez les tisanes qui ont du pep’s ! Ajoutons également que les couleurs ne seront pas les mêmes : plus présentes et plus sombres à chaud !

Enfin, notre conseil : si vos matières sont sèches, leurs saveurs seront mieux diffusées à chaud qu’à froid ; infusez puis laissez refroidir. Privilégiez cependant la macération pour des matières premières fraîches.

Quelques idées de recettes pour aromatiser votre eau fraîche. Quant à trouver la matière primordiale, de soutien et catalysante, notre conseil est simple : testez en fonction de vos envies :

  • hibiscus, ananas, vanille
  • pomme, verveine, menthe, anis
  • hibiscus, framboise, rose
  • fraise, hibiscus, basilic
  • citronnelle, pomme, romarin
  • abricot, lavande,/ romarin
  • carotte, gingembre, pomme

En résumé

Que vous soyez ou non débutant dans la confection de vos propres tisanes, ayez toujours en tête la formule des trois matières qui donneront des saveurs équilibrées à vos préparations. Mais faites également confiance à votre instinct et à votre créativité pour développer les associations de saveurs qui vous raviront le plus.

Enfin, en été plus qu’en n’importe quelle saison, ne buvez pas que des boissons aromatisées : privilégiez l’eau ! Cet article a pour but de vous ouvrir des alternatives aux sodas et sirops, non de remplacer l’eau dans sa forme la plus simple. Elle reste le liquide le plus adapté à notre corps.
Dans tous les cas, lancez-vous, testez et voyez ce qui vous convient le mieux !

Mégane Forestier

Auteure de l'article : Mégane Forestier

Communicante de formation & par passion, je suis à Arcadie pour faire rayonner la raison d'être et partager avec nos parties prenantes nos valeurs et nos engagements. Afficionada des technologies numériques, je mets mes compétences et mon exigence de transparence au service d'une entreprise engagée.

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kombucha arrangé ginger kiss
Juil 09, 2021 meganeforestier 0 comments
Kombucha arrangé

Saveur: SucréeForce: DouxÉpice(s): Cannelle, Cardamome, Gingembre, girofle, poivre noirSpécificité(s): Sans Gluten, Sans Lait, Sans Œuf, Sans Viande ni PoissonCreateur: Frédérique Barral Kombucha arrangé IngrédientsPour : 4 parts1 souche de kombucha (à trouver autour de vous)20 cl de kombucha (starter)400 g de sucre de canne blond20 g de thé vert Cook4 L d' eau minérale (ou […]

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Smoothie bowl hibiscus
Juil 06, 2021 meganeforestier 0 comments
Smoothie bowl hibiscus refresh

Saveur: SucréeForce: DouxEpice: hibiscusSpécificité(s): Sans Gluten, Sans Lait, Sans Œuf, Sans Viande ni PoissonCreateur: Delphine Pocard Smoothie bowl hibiscus refresh IngrédientsPour : 1 personnes1 banane1 pêche30 g de flocon(s) d'avoine2 cuil à soupe de framboise (fraîches ou surgelées)1 cuil à café d' hibiscus refresh Cookun peu de sirop d'érable Préparation: 10 minPrêt dans: 10 min […]

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