Riz frit au shiitakes
Riz frit au shiitakes

Saveur: SaléeForce: DouxSpécificité(s): Sans Gluten, Sans Lait, Sans Viande ni PoissonCreateur: Delphine Pocard Riz frit au shiitakes Ingrédients400 g de riz (cuit)20 g de shiitakes Cook100 g de petits pois2 carotte1 oignon (haché)2 œuf3 cuil à soupe de huile de sésame3 cuil à soupe de sauce soja salée Pour : 4 personnesPréparation: 15 minCuisson: 20 […]

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cueillette gentiane
Nov 04, 2021 cdefeche 0 comments
Philippe et la Fée Jaune : rencontre avec un gentianaire

Nous sommes dans les estives du Massif Central. De grands espaces herbagers de moyenne montagne vers 1200 à 1300 mètres d’altitude où paissent les bovins durant l’été.
Philippe Vanoosthuyse y travaille de l’été à l’automne. Philippe est éleveur ?
Non il est gentianaire (cueilleur de racines de gentiane) pour la SICARAPPAM une coopérative agricole avec laquelle Arcadie travaille.

 

La Fée jaune ou Gentiana Lutea

cueillette gentiane
Philippe Vanoosthuyse, “gentianaire” pour la SICARAPPAM, parcourt les estives du Massif Central pour récolter - avec soin - la “Fée Jaune”, à l’aide de sa “fourche du diable ©Photos Max Beaufey

La Fée jaune comme elle est surnommée ici est la grande gentiane ou Gentiana lutea de son petit nom scientifique. Ses racines sont réputées depuis l’Antiquité pour leurs vertus digestives, toniques et apéritives. Dans le Massif Central, la grande gentiane se plaît sur les terrains volcaniques (sols acides). Elle affectionne l’altitude et a besoin d’une pluviométrie importante.

La récolte des racines de gentiane, un travail difficile

Philippe explique :

C’est un métier de labeur qui demande une bonne condition physique et où il faut être endurant : il faut planter la fourche du diable [l’outil de récolte du gentianaire] dans la terre et s’arc bouter sur le long manche de métal pour faire levier afin d’extraire les racines enfouies dans le sol. Plus les feuilles de la plante (partie externe) sont denses plus les racines seront grosses. C’est la promesse d’une belle récolte pour le gentianaire !

planté de la fourche du diable cueillette gentiane
Une fois le pied adéquat trouvé, il faut manier la lourde “fourche du diable”... ©Photos Max Beaufey
planté de la fourche du diable cueillette gentiane
cueillette gentiane
… puis dégager le pied et les racines.
cueillette gentiane

Une fois l’arrachage terminé, Philippe veille à reboucher les trous afin de ne pas endommager prairies et pâturages. Il nettoie ensuite les racines sur place : à l’aide d’un couteau il retire patiemment le plus de terre possible et coupe les bourgeons.

nettoyage racine gentiane après cueillette
Nettoyage des racines : le plus gros de la terre est soigneusement retiré et les bourgeons coupés. ©Photos Max Beaufey

La récolte est mise en sac de toile de jute : cette matière assure l’aération des racines afin d’éviter toute fermentation. Les sacs sont pesés avant d’être regroupés sur le chantier, protégés des vaches trop curieuses qui pourraient souiller la récolte avec quelques bouses.

racines de gentiane transportées dans des sacs en jute pour la respiration
Philippe met les racines en sac de toile de jute, cette matière permettant de laisser les racines respirer. Il faut avoir les épaules costaudes, pour supporter et les sacs pleins de racines (et d’un peu de terre humide) et la fourche du diable ! ©Photos Max Beaufey

« En une journée je peux arracher entre 150 et 200 kilos de racines. En une semaine la récolte avoisine 1 tonne » raconte Philippe.

L’arrachage de la gentiane est réglementé : le propriétaire des lieux est contacté par les cueilleurs afin d’obtenir son autorisation et il sera rétribué pour chaque kilo de gentiane arraché.

La Gentiane : une ressource à préserver

Philippe connaît bien sa Fée jaune.

« La gentiane est une grand-mère dont la durée de vie est de 50 à 60 ans. C’est une plante vivace et robuste qui peut être récoltée lorsqu’elle atteint 20 à 25 ans de vie. Afin de préserver la ressource, le cueilleur doit laisser les jeunes plants en terre pour qu’ils atteignent leur maturité. C’est tout un savoir-faire et une conscience écologique que souhaite transmettre notre coopérative. »

L’après récolte

La précieuse racine peut être vendue directement en frais, ou en sec. Plusieurs étapes sont alors nécessaires : séchage, calibrage, tri. Les racines de gentiane sèchent naturellement, étalées au sol sous serre, durant l’été, pendant trois ou quatre semaines. Elles sont ensuite calibrées au sasseur (sorte de tamis) pour les séparer des radicelles. Enfin un passage au souffleur permet de compléter le dépoussiérage.

racines de gentiane mises à sécehr sous serre
Les racines sont étalées au sol, ici sous une grande serre à la SICARAPPAM, et sèchent naturellement. ©Photos Max Beaufey
racinesd e gentiane sèches
Racines sèches de gentiane

Les racines les plus grosses sont conditionnées en sac de 25 kilos et le restant (radicelles) est destiné à la transformation.

Philippe un gentianaire expérimenté

Depuis 20 ans, Philippe cueille des plantes pour la SICARAPPAM. Il produit essentiellement en été et à l’automne le bouleau, le framboisier, la gentiane et le frêne.

« À la SICARAPPAM j’ai commencé avec la gentiane et la décoration de noël, raconte-t-il. C’était à l’époque une activité de fin de saison. Il s’agissait de cueillir des branchages de bouleau servant à la décoration. Cela a duré 15 ans puis la concurrence des pays de l’est a pris le pas sur le marché de la déco. »

« J’ai un BEP agriculture / élevage. Je suis un homme d’extérieur, un inconditionnel de la nature doté d’un fort caractère d’indépendant et j’apprécie cette liberté choisie en tant qu’homme libre et responsable. J’organise mon travail comme je l’entends même si évidemment il y a toujours des comptes à rendre et des contraintes. »

À la question : peut-on vivre de ce métier ? Il répond sans ambages :

« Lorsque l’on fait le ratio entre le temps passé et l’énergie dépensée le gain est faible. Mais il s’agit d’un choix : c’est un métier passion. »

témoignage cueilleur de gentiane
Ce métier prend du temps… et de l’énergie ! “Mais il s’agit d’un choix : c’est un métier passion” témoigne Philippe Vanoosthuyse Formation cueillette sauvage ©Photos MAx Beaufey

« J’ai la chance de pouvoir intervenir dans un Centre de Formation Professionnel Agricole près de Clermont Ferrand pour la filière “Cueillette et culture“. Mon public se compose de jeunes élèves mais aussi d’adultes en reconversion professionnelle. Depuis plus de dix ans je leur transmets un savoir-faire et un savoir-être. Un certain nombre d’entre eux sont d’ailleurs devenus adhérents de la SICARAPPAM. C’est pour moi une entière reconnaissance. »

La commercialisation de la gentiane

Les clients de la SICARAPPAM sont pour l’essentiel des laboratoires pharmaceutiques mais également des distillateurs d’eau de vie.

Arcadie est en contrat Biopartenaire® (commerce équitable) avec la coopérative depuis 2009 (le début du partenariat remonte à 1998). Elle s’engage dans la durée sur des prix et des quantités définies avec l’ensemble des producteurs. L’objectif étant que les producteurs cueilleurs puissent vivre de leur métier avec une juste valorisation de leur travail.

À Arcadie vous retrouverez les racines de gentiane récoltées par Philippe et ses collègues dans les sachets « L’Herbier de France ».

Gentiane L'Herbier De France Bio Equitable Biopartenaire Origine France

Comme pour toutes les racines, plus coriaces que les feuilles, vous pouvez les laisser bouillir (2 grammes par tasse) quelques minutes avant dégustation.

Auteure de l'article : Cécile Defèche

Agronome de formation, je suis responsable de la ferme d'Arcadie qui englobe l'activité agricole sur les plantes aromatiques et médicinales et la gestion des espaces de "terre libre" autour des bâtiments industriels. Pas peu fière de travailler dans une entreprise qui prend autant soin de la terre (la Terre) et de la vie... Ma casquette de communicante me permet aussi de vous informer, de la manière la plus transparente possible, des belles avancées d'Arcadie et de ses partenaires... (et quand il y en a, aussi des bugs de passage). Célébrer la beauté du monde, la vie et... la préserver !!

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Gnocchis aux trompettes de la mort
Gnocchis à la courge et aux trompettes de la mort

Saveur: SaléeForce: DouxSpécificité(s): Sans Lait, Sans Œuf, Sans Viande ni PoissonCreateur: Delphine Pocard Gnocchis à la courge et aux trompettes de la mort Ingrédients800 g de gnocchis (frais)20 g de trompettes de la mort séchées Cook400 g de courge (au choix potimarron, potiron, etc)1 oignon40 g de parmesan râpé2 poignées de roquettesel et poivre Pour […]

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gratin de pommes de terre aux cèpes
Gratin de pommes de terre aux cèpes

Saveur: SaléeForce: DouxEpice: Noix de MuscadeSpécificité(s): Sans Lait, Sans Œuf, Sans Viande ni PoissonCreateur: Delphine Pocard Gratin de pommes de terre aux cèpes Ingrédients800 g de pommes de terre (chair ferme)20 g de cèpes déshydratés Cook50 cl de crème fraîche liquide1 gousse(s) de ailnoix de muscade Cooksel et poivre du moulin Pour : 4 personnesPréparation: […]

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Schema simplifié du Cycle de Vie d'un objet
Oct 29, 2021 Martin Lacroix 0 comments
[Éco-conception] épisode #2 : l’Analyse du Cycle de Vie (ACV)

Après avoir introduit dans l’épisode #1 les concepts d’économie circulaire et d’éco-conception, nous poursuivons avec une explication la plus simple possible de ce qu’est une Analyse de Cycle de Vie.

Éco-conception épisode #2 : l'Analyse du Cycle de Vie

Une approche technique et complexe

L’eco-conception d’un produit vise à minimiser son impact environnemental. Pour ce faire, cette démarche va inclure des critères qui ne sont pas pris en compte dans une démarche de conception “classique” (on espère que bientôt, on appellera cette conception “ conception démodée” :) ).

L’analyse du cycle de vie (ACV) recense et quantifie, tout au long de la vie des produits, les flux physiques de matière et d’énergie associés aux activités humaines.(1)

(1) - Définition de l’ADEME sur son site web : https://www.ademe.fr/expertises/consommer-autrement/passer-a-laction/dossier/lanalyse-cycle-vie/quest-lacv

Schema simplifié du Cycle de Vie d'un objet

Schéma des principales étapes d'un cycle de vie (adapté d'après http://les.cahiers-developpement-durable.be/outils/analyse-du-cycle-de-vie/)

On appelle « flux » tout ce qui entre dans la fabrication du produit et tout ce qui sort en matière de pollution. Les flux entrants sont, par exemple, ceux des matières et de l’énergie utilisées pour la fabrication : ressources en minerais, eau, combustibles… Les flux sortants correspondent aux différents déchets générés (gaz, liquides, solides).

Pour estimer ces flux, la collecte d’un très grand nombre d’informations est nécessaire. Pour un produit en verre par exemple, il est nécessaire de connaître la consommation de toutes les ressources impliquées dans la fabrication ou le recyclage de ce matériau (matières premières et énergie).

Heureusement, des données de base existent… Mais ce travail de recueil est long et fastidieux. Certains outils existent pour effectuer soi-même des ACV en rentrant tous les paramètres. Pour aller plus loin, il faut les faire réaliser par un cabinet spécialisé. Cela coûte très cher et même dans ce cas, aucune ACV ne permet de juger exactement l’impact environnemental d’un produit. Mais cela reste très utile pour estimer l'impact global et pour comparer plusieurs solutions.

Une aide à la décision pour les entreprises

Du point de vue de l’entreprise, cette démarche va par exemple permettre de comparer diverses solutions envisagées pour la conception d’un nouveau produit. Aucune de ces solutions ne sera idéale, et les études comportent toujours une part d’incertitude liée à la complexité des données qui sont intégrées.

Imaginons le cas d’un produit X avec 2 options de fabrication :

- L’option 1 présente un coût environnemental moins élevé pour l’élaboration du produit (ressources + fabrication), que les impacts du transport, de sa faible durée de vie et de sa difficulté de réemploi ou de recyclage viennent fortement contrebalancer.

- L’option 2, au coût environnemental d’élaboration plus élevé, sera préférée car le reste du cycle de vie (transport - utilisation - fin de vie), bien meilleur, génère au final une empreinte environnementale globale moins importante.

Graphique comparaison impact cycle vie deux objets

Qu’est-ce qu’une bonne ACV ?

Tout d’abord, une ACV doit se baser sur des données fiables et récentes : l’environnement évolue très rapidement en termes de technologies disponibles, de structuration des filières pour la conception ou le recyclage. L’industrie améliore par exemple régulièrement ses process en termes de consommation d’énergie ou de ressources.

Certains acteurs(2) considèrent que limiter l’ACV aux impacts environnementaux n’est pas suffisant. Ils proposent d’intégrer d’autres indicateurs liés à l’impact social et économique des produits. Ces deux aspects, associés à l’aspect environnemental, constituent les 3 piliers du développement durable.

Aborder tous ces aspects semble idéal, mais complexifie encore la démarche (encore plus de données à récolter et à intégrer). On ne devrait alors plus seulement parler d’éco-conception, mais d’ ”éco-socio-environo-conception” (“éco” pour “économique”, socio pour les aspects sociaux et “environo” pour les aspects environnementaux).

Chez Arcadie, nous nous préoccupons de l’ensemble des aspects. C’est la partie “impact environnemental” qui nous semble la plus complexe et sur laquelle nous ressentons le plus besoin d’appui pour l'évaluation.

 

(2) - http://les.cahiers-developpement-durable.be/outils/analyse-du-cycle-de-vie/

Vous avez désormais bien compris les enjeux de l'éco-conception, et l'analyse du cycle de vie qui est au cœur de cette démarche. Prochain épisode = direction Arcadie : quels sont nos défis en termes d'éco-conception ?

martin lacroix

Auteur de l'article : Martin Lacroix

Écolo (à tendance barjot) et communicant, passionné par les plantes, les humains, les relations entre agriculture et biodiversité. Je dirige le service communication d'Arcadie et suis heureux de mettre mes compétences à disposition d'une entreprise qui incarne de manière authentique la démarche du développement durable. Mon souhait profond est que notre communication contribue - à sa modeste échelle - au changement de société dont nous avons besoin.

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tisane vigne rouge
Tisane vigne rouge, feuilles de cassis et feuilles de myrtillier

Saveur: SucréeForce: DouxEpice: CannelleSpécificité(s): Sans Gluten, Sans Lait, Sans Œuf, Sans Viande ni PoissonCreateur: Delphine Pocard Tisane vigne rouge, feuilles de cassis et feuilles de myrtillier Ingrédients2 cuil à soupe de feuilles de vigne rouge L'Herbier de France1 cuil à soupe de feuille(s) de cassis l'Herbier de France1 feuilles de myrtille l'Herbier de France1 batôn […]

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Précieuses feuilles de vigne rouge

C’est la saison : les feuilles de vigne virent au jaune, orange, voire rouge vif... La vigne se prépare au repos hivernal, et le cueilleur, lui, s’active ! Pour Arcadie, les feuilles de vigne rouge sont récoltées par les cueilleurs de la SICARAPPAM, coopérative du Massif Central. Au début de l’automne, ces cueilleurs descendent dans le sud pour trouver des parcelles qui leur conviennent. Et commence cette belle aventure qu’est la production de feuilles de vigne rouge…
Retour de nos échanges avec un cueilleur de la SICARAPPAM, et partage d’expérience sur les terres d’Arcadie.

Précieuses feuilles de vigne rouge

Trouver les vignes… et les viticulteurs

Toutes les vignes ne conviennent pas : les cueilleurs recherchent d’abord celles aux cépages dits “teinturiers“, riches en anthocyanes, responsables de cette couleur rouge.
Le cépage Alicante est le 1er en lice. D’autre cépages, non teinturiers, peuvent, selon les années, prendre des nuances de rouge des plus intenses, et convenir eux aussi : le Carignan, l’Aubin notamment.

VIGNE ROUGE
Le cépage teinturier se démarque nettement des autres parcelles alentour ©photo Max Beaufey

Une fois la parcelle repérée (en bio bien sûr), les cueilleurs de la SICARAPPAM doivent trouver son propriétaire. Et s’arranger avec lui. Le lien avec le viticulteur est essentiel. La plupart du temps, une fois la récolte de raisin terminé, celui-ci est plutôt focus sur ses vinifications, et laisse le cueilleur – qui se montre respectueux - récolter les feuilles de vigne. Et puis entre cueilleurs du Massif Central et viticulteurs, la convivialité aux notes gastronomiques (bien françaises) renforce les liens.

 " En signe de reconnaissance, on achète du vin et on descend du fromage ! "raconte un cueilleur.

Récolter

Tout est récolté manuellement : sarment (rameau) par sarment, les cueilleurs tirent de la base à l’extrémité pour avoir toutes les feuilles, pétioles (queues de la feuille) compris.

vigne rouge
Thibaut Marty, cueilleur de la SICARAPPAM, tire tout le long du sarment pour en récupérer toutes les feuilles, pétioles compris. ©Photos Max Beaufey

Une fois les feuilles cueillies, elles peuvent attendre, étalées sur une bâche, entre 2 et 3 jours maximum. (La feuille de vigne, assez coriace, peut se permettre d’attendre un peu sans risquer de moisir) Ce n’est pas le cas de l’ail des ours par ex, gorgé d’eau, qu’il faut traiter immédiatement après cueillette.

Ensuite les cueilleurs doivent remonter chez eux s’en occuper au plus vite.

vignerouge sur bâche après récolte
Les feuilles de vigne sont temporairement étalées sur une bâche au fur et à mesure de la récolte ©Photos Max Beaufey lors d'une rencontre avec les cueilleurs

La récolte est très aléatoire, et dépendante de la météo :

« Certaines années, les parcelles sont superbes et annoncent une très belle récolte. Mais il suffit qu’il pleuve au mauvais moment et les feuilles noircissent presque immédiatement : elles ne sont plus récoltables ! En 2019, les parcelles étaient magnifiques. Avec un collègue, on en a récolté 800 kg, mais fin octobre un gros orage a fait noircir les feuilles en 2 jours. Alors qu’on aurait pu récolter le double ! » explique un cueilleur.

La période de récolte est elle-aussi variable. C’est le froid qui fait rougir les feuilles. Plus les périodes de froid arrivent tôt dans la saison, plus la feuille de vigne va être prête à récolter tôt… et ensuite, la pluie va décider de la durée de vie de ces feuilles rouges !

Hacher, sécher, monder ! Où il est question de qualité

De retour dans le Massif Central, les feuilles cueillies avec leurs pétioles sont passées au hache paille (coupées en morceaux) puis mises au séchoir. Ces deux étapes sont réalisées chez les cueilleurs.

Arcadie a certains critères de qualité pour ses feuilles de vigne rouge : celles-ci doivent être aux 2/3 rouges et max 1/3 vertes ; sans pétiole ni tige. D’où la dernière étape du processus, qui se passe, elle, à la SICA : le passage à la mondeuse. Celle-ci trie le produit sec, avec d’un côté les bouts de feuilles et rien qu’eux, de l’autre les morceaux de pétioles, tiges, et quelques feuilles.

Le premier produit, les feuilles, est la qualité « Herbo ». Elle répond au cahier des charges d’Arcadie, à qui elle est destinée, et où elle est valorisée Commerce Equitable Biopartenaire®. C’est cette qualité que vous retrouvez dans les sachets de feuilles de vigne rouge L’Herbier de France.

Vigne Rouge Feuilles L'Herbier De France Bio Commerce Equitable Biopartenaire Origine France
Vigne Rouge Feuilles L'Herbier De France Bio Commerce Equitable Biopartenaire Origine France

Le reste (feuilles restantes, pétioles, sarments) est valorisé auprès d’autres acheteurs pour des mélanges pour des infusettes par ex.

Sur les terres d’Arcadie

vigne rouge Alicante
La vigne rouge Alicante de la ferme d’Arcadie se découpe nettement en octobre sur fond de Cévennes… ©Photos Cécile Defèche

Sur les terres d’Arcadie, nous avons 1 ha de vigne rouge sur 2 parcelles. Cépage Alicante, plantée en 2011, pour l’expérimentation de la production de feuilles. Nous n’avons pas toujours eu le temps nécessaire de nous occuper des parcelles comme il aurait fallu, et ce n’a pas toujours été évident de gérer une culture dont nous valorisons les “sous-produits“ : la vigne domestique reste avant tout une plante cultivée pour ses raisins ! Comment trouver un juste équilibre entre production de raisin et de feuilles ? Quel mode de taille pour favoriser les feuilles ? Quelle rentabilité d’une telle opération ? Quelles interventions sont les plus appropriées pour l’équilibre de la vigne à long terme ? Des questions qu’on continue à se poser aujourd’hui !

Cette vigne nous a également permis de produire du jus d’un rouge violine puissant, qui a d’abord régalé les Arcadiens (aussi en des vendanges joyeuses !), puis vendu dans une petite épicerie bio locale. Du pur jus Alicante, ça ne court pas les rues !

Nous avons également expérimenté un mode de récolte différent de celui de la SICARAPPAM, avec un tri réalisé directement à la parcelle : seules les belles feuilles sont récoltées (ce qui permet aussi de ne pas effeuiller toute la vigne), sans pétiole, et vont ensuite directement au séchoir sans autre intervention. Dans les locaux de transformation d’Arcadie, ces feuilles entières seront plus tard recoupées à un calibre optimal, avant d’être conditionnées dans les sachets Herbier de France.

vigne rouge au séchage
Les feuilles rouges de la ferme d’Arcadie, triées au champ, sont mises telles qu’elles au séchoir et ne subiront pas d’autre opération si ce n’est une découpe pour calibrage dans les locaux d’Arcadie, avant conditionnement ©Photo Cécile Defèche

D’autres essais devraient voir le jour pour la suite : une de nos parcelles a été plantée avec des écartements très importants entre les rangs. A l’époque, ces entre-rangs ont pu accueillir une culture de thym. Cette culture de thym a pris fin il y a 4 ans, la terre laissée au repos, et le projet de remettre ces inter-rangs en culture revient. Pour de nouvelles observations en perspectives : sur une telle association en agroforesterie, quelles sont les interactions entre la vigne et la plante aromatique voisine ? Quels avantages, quels inconvénients ? comment faire pour que les interventions sur une des cultures (par ex. les traitements – bio - sur vigne) n’entravent pas la qualité de l’autre ?

vigne rouge agroforesterie
La vigne de la ferme a été plantée avec de très larges inter-rangs où a été cultivé du thym. Après un temps de repos, une autre culture devrait suivre ; on parle déjà d’association en agroforesterie ©Photo Cécile Defèche

Pour finir, retournons voir nos partenaires de la SICARAPPAM : après la vigne rouge, la saison des cueillettes n’est pas encore finie : viennent ensuite celles de joubarbe (cherchez pas, c’est pas pour Arcadie, on n’en a pas au catalogue), de thym et de gentiane, avant le repos hivernal bien mérité !

Auteure de l'article : Cécile Defèche

Agronome de formation, je suis responsable de la ferme d’Arcadie qui englobe l’activité agricole sur les plantes aromatiques et médicinales et la gestion des espaces de “terre libre” autour des bâtiments industriels. Pas peu fière de travailler dans une entreprise qui prend autant soin de la terre (la Terre) et de la vie… Ma casquette de communicante me permet aussi de vous informer, de la manière la plus transparente possible, des belles avancées d’Arcadie et de ses partenaires… (et quand il y en a, aussi des bugs de passage). Célébrer la beauté du monde, la vie et… la préserver !!

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Infusion olivier, mytillier et cassis
Tisane feuilles d’olivier, de myrtillier et de cassis

Saveur: SucréeForce: DouxEpice: Noix de MuscadeSpécificité(s): Sans Gluten, Sans Lait, Sans Œuf, Sans Viande ni PoissonCreateur: Delphine Pocard Tisane feuilles d’olivier, de myrtillier et de cassis Ingrédients1 cuil à café de feuilles d'olivier l'Herbier de France1 cuil à café de feuilles de myrtille l'Herbier de France1 pincée(s) de feuille(s) de cassis l'Herbier de France1 noix […]

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Oct 15, 2021 matthieubrunet 0 comments
[On met les voiles] #3 : une question de taille

On met les voiles #3 : une question de taille

Après presque un an à travailler ensemble à distance, je suis enfin monté en Bretagne rencontrer toute l’équipe de Zéphyr et Borée (qui vont concevoir, faire construire et opérer notre navire, voir épisodes précédents). Comme j’étais invité à témoigner au salon WindForGoods, qui se tenait à Saint-Nazaire le 21 septembre, on en a profité pour caler une journée de réunion la veille à Lorient.

Le salon en lui-même était un super événement. Tous les acteurs du transport à la voile étaient là, et il y avait une effervescence, un enthousiasme, une joie de se retrouver qui faisait plaisir à voir ! Le stand de Zéphyr et Borée n’a pas désempli de la journée, et nous avons eu plein de contacts très intéressants. Et puis j'ai pu monter sur le Grain de Sail 1 et sur l'Imoca de Terre Exotique !

Olivier et Loïc, de Grain de Sail, qui ont construit l'an dernier le premier cargo-voilier moderne, nous ont fait l'amitié de participer à la réunion pour nous faire profiter de leur expérience.

Un des principaux enjeux de la réunion, au-delà du plaisir de la rencontre, était de se décider sur la taille du navire. Depuis le début, nous hésitons entre deux options : 50 mètres de long ou 70 mètres de long. En comparant juste la longueur, on pourrait croire que ça ne change pas grand-chose. 20 mètres de plus, qu’est-ce que c’est ? Et bien figurez-vous que ça change tout !

En effet, quand on augmente la longueur d’un bateau, on augmente en même temps sa largeur et son creux (sa profondeur de cale). Du coup, pour un doublement de la longueur, on a quasiment 23=8 fois plus de volume.

Ainsi, le Grain de Sail 1, avec ses 22m, a une capacité de chargement de 50 tonnes. Le Grain de Sail 2, dont la construction ne va pas tarder à commencer, fera 47m, avec une capacité de 350 tonnes. Et nous estimons qu’un bateau de 70m pourrait transporter environ 850 tonnes (à titre de comparaison, l’Ever Given, qui a bloqué de canal de Suez au printemps fait 400m, et peut porter jusqu’à 200 000 tonnes) .

Cette différence est encore plus importante si on veut charger des conteneurs. En effet, dans un petit bateau, il y a beaucoup d’espace perdu, comme vous pouvez le voir sur le croquis ci-dessous, qui simule le chargement de conteneurs de 20 pieds de long (EVP = équivalent vingt pieds) sur différentes tailles de bateau :

Ce qui nous amène à une autre grosse différence entre un 50m et un 70m. Sur le plus petit, ça ne vaudrait vraiment pas le coup de mettre des conteneurs, il y aurait trop d’espace perdu. Il faut donc transporter des palettes, ce qui permet de mieux optimiser le chargement, mais qui change pas mal la façon de gérer la logistique. Si le transport “conteneurisé” s’est largement imposé dans le transport mondial, ce n’est pas pour rien. C’est standardisé, rapide, sécurisé. Avec Nils, nous sommes convaincus que pour que le transport à la voile s’impose, il faut qu’il puisse faire la preuve qu’il est compatible avec le transport par conteneurs, et c’est pour ça que nous avons commencé à bâtir le projet sur ce postulat.

 

Mais comme toujours, la réalité est complexe, et s’il a des avantages, le conteneur a aussi des inconvénients. D’abord, il est très cher. Entre l’achat du conteneur et la gestion de sa logistique, il peut représenter jusqu’à 25% du prix du transport. Il faut dire que pour un conteneur transporté, il faut en acheter quasiment en 3. En effet, quand on décharge un conteneur plein, il part sur un camion jusqu’à sa destination finale, mais en attendant, il faut que le bateau reparte avec un deuxième jeu de conteneurs. Et pareil de l’autre côté. Il faut aussi payer le rapatriement et le stockage des conteneurs pleins en attendant que le bateau revienne. Bref, une sacrée logistique ! Sans compter qu’en ce moment il y a une pénurie de conteneurs, et que personne ne sait vraiment combien de temps ça va durer. Avec les palettes, on n’a pas ce problème, on peut débarquer dans n’importe quel port, sans avoir à se soucier que nos conteneurs nous y attendent.

Autre inconvénient, dont j’ai déjà parlé, c’est que le choix du conteneur force à faire le bateau le plus carré possible, pour ne pas perdre d’espace, ce qui est potentiellement au détriment de la vitesse.

Et puis enfin, pour manipuler un conteneur, il faut une grue, dont le moindre faux mouvement pourrait abîmer un mât ou une voile. C’est pour ça que nous sommes partis sur des voiles “à balestron”, qui n’ont pas besoin de haubans (les câbles et les cordages qui assurent le soutien latéral des mâts d'un navire à voiles), mais ça reste néanmoins un point de fragilité.

 

Au-delà de la question du conteneur, la question de la taille influe énormément sur le prix. En effet, les “opex” (les coûts d’exploitation : salaires, entretiens, assurance, taxes…) n’évoluent pas aussi vite que la taille du bateau. Par exemple, entre 50 et 70m, l’équipage est presque identique. Il en résulte un coût à la tonne transportée qui diminue fortement, et nous espérons, dans le cas du 70m, nous approcher d’un coût “normal”.

 

Mais cela, c’est seulement vrai si on arrive à remplir le bateau à chaque fois. Si jamais on ne remplit qu’à 50%, le coût à la tonne sera mécaniquement doublé, et risque de dépasser le coût d’un plus petit bateau. D’où la nécessité d’estimer le plus précisément possible les besoins.

 

Or, si à Arcadie nous sommes les initiateurs de ce projet, nous n’importons “que” 350 tonnes par an de Madagascar. Et comme le bateau de 70m aurait une capacité de 850 tonnes par voyage, c’est presque 5000 tonnes supplémentaires par an qu’il va falloir trouver (avec une hypothèse de 6 rotations par an). Et ça, c’est seulement dans la direction Madagascar -> France. Il en faut autant dans le sens France -> Madagascar.

 

C’est pourquoi depuis quelques mois, nous contactons tous les exportateurs et importateurs de Madagascar pour leur présenter le projet. Les retours sont plutôt enthousiastes, et nous sommes maintenant convaincus qu’il y a largement de quoi remplir un 70m, voire même plusieurs ! 

Pour autant, tout n’est pas encore réglé, car pour pouvoir payer la construction de ce bateau, il va falloir emprunter beaucoup d’argent, et les banquiers ne se contenteront pas de notre conviction, il va leur falloir des garanties concrètes. Et dans le domaine du maritime, les garanties habituelles, ce sont des contrats pluriannuels signés avec des chargeurs. Dans l’idéal, un engagement sur 7 ans, avec pénalités en cas de non-respect. Si ce fonctionnement ne pose pas beaucoup de problèmes pour le transport maritime classique, où les acteurs ont en général une bonne visibilité à long terme, c’est beaucoup moins évident dans le cas de notre projet, qui cumule quand même beaucoup d’incertitudes. Nous allons donc devoir travailler d’un côté à convaincre les chargeurs de s’engager un minimum, et de l’autre à convaincre les banquiers de prendre un petit peu plus de risques, en acceptant des engagements moins fermes. Bref, de belles négociations en perspective !

En attendant, nous avons décidé de prendre le risque de commander le “tender package” pour le 70m auprès du bureau d’étude. Ce sont des plans qui nous permettront de lancer les appels d’offres auprès des constructeurs, et donc d’avoir des devis, et donc de pouvoir proposer un prix “ferme” aux chargeurs, et donc de pouvoir leur faire signer des engagements. Il y en a quand même pour plus de 60 000€, et si jamais on s’apercevait que c’était finalement trop grand, il faudrait refaire le travail pour une plus petite version, mais on y croit !

 

La suite au prochain épisode !

Ces images d'illustration sont totalement fictives. Le bateau n'est bien sûr pas encore construit, et il sera certainement bien différent de ces images 3D. Mais bon, ça fait plaisir à voir, donc on se prive pas !

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Auteur de l'article : Matthieu Brunet

La marmite Arcadie, je suis tombé dedans quand j'étais petit ! Et je suis aujourd'hui très fier d'en assurer la direction avec ma femme et mon frère, et continuer à faire d'Arcadie un endroit où on peut vraiment changer le monde !

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Frites aubergine tandoori
Frites d’aubergine aux épices tandoori

Saveur: SaléeForce: DouxÉpice(s): Ail, Cannelle, coriandre, Cumin, Curcuma, Gingembre, girofle, macis, paprika fort, PimentSpécificité(s): Sans Lait, Sans Viande ni Poisson Frites d’aubergine aux épices tandoori Ingrédients1 aubergine120 g de parmesan râpé3 cuil à soupe de mélange Tandoori Cook2 œuffarine de blésel Pour : 3 personnesPréparation: 15 minCuisson: 25 minPrêt dans: 40 min InstructionsLavez l'aubergine puis […]

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