Brocolis en croûte sauce yaourt et sésame
Mai 30, 2022 guilhemg 0 comments
Brocoli en croûte d’épices sauce yaourt

Saveur: SaléeForce: DouxÉpice(s): Ail, coriandre, fenugrec, poivre noir, romarinSpécificité(s): Sans Œuf, Sans Viande ni PoissonCreateur: Arcadie Brocoli en croûte d’épices sauce yaourt Ingrédients1 grosse tête de brocoliail en poudre COOKfenugrec Cookromarin Cook2 citronsSauce yaourt citron sésame100 g de yaourt nature30 g de tahin25 g de jus de citron1 cuil à soupe d' eau1/2 cuil à […]

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jus 300% rouge
Mai 24, 2022 guilhemg 0 comments
Jus 300% rouge

Saveur: SucréeForce: DouxEpice: hibiscusSpécificité(s): Sans Gluten, Sans Lait, Sans Œuf, Sans Viande ni PoissonCreateur: Frédérique Barral Jus 300% rouge Ingrédients1 pastéque100 g de fraise30g g de groseilles (Selon l'avancée de la saison estivale, vous pouvez remplacer les groseilles pas des mûres. Les groseilles apportent néanmoins une petite touche d'acidité que vous ne retrouverez pas avec […]

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buns Recette Photo Ona Maiocco
Mai 17, 2022 guilhemg 0 comments
Beignet fraise, rhubarbe et cardamom

Saveur: SucréeForce: DouxÉpice(s): Cannelle, Cardamome, MuscadeSpecificite: Sans Viande ni PoissonCreateur: Ôna Maiocco Beignet fraise, rhubarbe et cardamom IngrédientsPâte230 g de farine de blé (T65 ou T55)1/2 cuil à café de levure sèche de boulanger50 g de sucre100 ml de lait d'amande40 g d' huile d'olive douce1 cuil à soupe de purée d'amande blanche2 pincée(s) de […]

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Equipe Phael Flor Madagascar Epices Bio
Monter une filière en commerce équitable : un long fleuve tranquille ?

Monter une filière en commerce équitable : un long fleuve tranquille ?

Le commerce équitable a le vent en poupe ces dernières années et vous êtes de plus en plus nombreux à déclarer vouloir consommer plus responsable (et aussi à le faire vraiment). Mais savez-vous vraiment comment se passe la labellisation d’une filière équitable ? C’est un travail de longue haleine aux enjeux différents selon la provenance des produits. Explications.

Référentiels, labels : comment s’y retrouver ?

Tous les labels du commerce équitable ne se valent pas, nous vous l’avons expliqué ici (lien vers l’article “la nécessité du commerce équitable”).En effet, le commerce équitable n’est pas une pratique unique. Si tous les labels s’appuient sur des engagements communs (par exemple la recherche d’un prix rémunérateur pour les producteurs), les référentiels (= le cahier des charges précis) diffèrent sensiblement. Les labels appartiennent à des organisations  qui peuvent faire appel à des organismes certificateurs qui doivent s’assurer, au travers d’audits réguliers, que les acteurs engagés dans le partenariat respectent le référentiel . Ils sont les garanties, visibles pour vous, consommateurs, des engagements contractés par les acteurs. Ils peuvent être à l’initiative d’une entreprise privée, d’une association ou de pouvoirs publics. Par exemple, le label Biopartenaire est piloté par une association d’entreprises de la bio), et s’appuie sur le référentiel FFL (FairForLife) si l’on est sur un commerce “Nord/Sud”, ou FiABLE si on est sur un commerce “Nord/Nord”. L’organisme qui se charge des contrôles est Ecocert. Le référentiel FFL appartient à Ecocert, et le référentiel FiABLE à Biopartenaire.

Le commerce Nord/Sud fait référence au commerce entre une entreprise d’un pays industrialisé et des producteurs en voie de développement. Le commerce Nord/Nord se développe entre entreprises et producteurs de pays industrialisés.

Pourquoi décide-t-on de labelliser “équitable” une filière plutôt qu’une autre ?

Une filière, qu’est-ce que c’est ? 

Avant de vous exposer les étapes qui mènent à la labellisation commerce équitable, revenons sur le terme de filière. En effet, pour bien des consommateurs, ce terme peut faire peur car il est souvent associé à l’industrie et à des échelles de travail inhumaines, avec moults intermédiaires. Quand on parle de filière équitable à Arcadie, on est très loin de cette représentation. Pour nous, une filière est une organisation de l’amont (les producteurs) vers l’aval (les transformateurs). Il y a parfois des acteurs intermédiaires comme des collecteurs qui regroupent les productions d’un ensemble de producteurs, mais nous sommes même dans ce cas au contact des producteurs. Dans cette définition de la filière, chaque acteur tient une place indispensable pour le bon fonctionnement et nous travaillons tous ensemble dans un même objectif. Il y a donc l’idée de la transparence derrière une filière équitable.

Pourquoi on ne labellise pas toutes les filières en même temps ?

Vous le verrez dans la partie suivante, la labellisation est un projet qui prend beaucoup de temps. C’est pourquoi il nous est impossible de labelliser toutes nos filières en même temps. Nous devons donc prioriser. La primeur revient aux partenariats historiques. En effet, une relation durable et de confiance se noue après plusieurs années de travail commun. Nous avons donc sondé nos plus anciens partenaires afin de savoir si cette démarche pouvait les intéresser. Il est aussi possible que ce soit notre partenaire qui nous sollicite directement pour engager les procédures de labellisation. Dans ce cas-là, nous sommes d’autant plus enthousiastes.

Le second critère concerne les risques de dérives que nous identifions pour certaines de nos matières premières. La vanille par exemple est une plante qui subit les cours du marché financier mondial.En effet, le cours de la vanille s’effondre depuis quelques années. En ce sens, une labellisation équitable systématique permet de garantir à notre partenaire de un prix rémunérateur, loin des aléas du marché financier. Précisons qu’en ce moment, le cours mondial de la vanille s’effondre, alors que le travail de culture et de récolte reste le même. A terme, c’est bien 100% de nos produits et filières que nous souhaitons labelliser “équitable”, même si aujourd’hui cela représente déjà 35% de nos approvisionnements.

carte du monde provenance BP

En 2022, nous avons 17 filières labellisées commerce équitable.

Les grandes étapes de la labellisation “commerce équitable” : exemple du label Biopartenaire

Les exigences du label Biopartenaire avant de monter un projet

Biopartenaire est le label de commerce équitable que nous avons choisi pour une raison simple : il était le seul, à sa création, à réserver la labellisation aux entreprises du circuit spécialisé bio. En d’autres termes, seuls des produits issus de l’agriculture biologique peuvent prétendre apposer ce label. C’est une garantie supplémentaire pour nous de préserver l’environnement et la santé de nos partenaires. 

La seconde exigence concerne le fait que les producteurs doivent monter une structure de regroupement. Cela leur assure d’avoir suffisamment de poids dans les discussions avec les transformateurs (donc Arcadie). Ainsi, la labellisation d’un producteur travaillant seul n’est pas possible pour Biopartenaire. Cela fait sens pour nous puisque de ce regroupement naissent beaucoup de solidarité  et d’échanges florissants entre producteurs. 

Chez Arcadie, nous rajoutons une exigence : avoir déjà noué une relation de confiance avec les producteurs concernés. Nous attendons donc au minimum 2 ans avant de proposer la démarche de labellisation à un fournisseur.

Le calcul des coûts de production

C’est la première étape et ce n’est pas la plus aisée ! Le calcul des coûts de production permet de déterminer le prix plancher, c’est-à-dire le prix en-dessous duquel un producteur ne peut pas vendre le fruit de son travail. Ce calcul demande beaucoup de minutie puisque chaque coût est intégré : travail de la terre, semis, salaires, amortissements, manutention, etc. La plupart des producteurs ne font jamais ce travail, et peuvent avoir des surprises à l’issue de cette opération ! Une fois tout cela calculé et le regroupement de producteurs créé, le dossier d’éligibilité est déposé à Biopartenaire. 

Reunion Annuelle Producteurs Curcuma Madagascar

Le regroupement de producteurs malgaches de curcuma est une association où chacun vote pour les projets qu’il veut voir grandir.

Signature du contrat-cadre et audit Biopartenaire

Le contrat-cadre définit les engagements des parties prenantes : producteurs, regroupement de producteurs, opérateur de production. On y stipule les volumes et le prix de vente, la durée d’engagement, les fonds de développement, etc. 

Pour Biopartenaire, les contrats sont signés pour 3 ans minimum. Cela signifie que les producteurs ont une visibilité sur le volume acheté de leurs récoltes et leurs revenus pendant les trois prochaines années, ce qui est très important pour les investissements. 

Biopartenaire vient ensuite auditer l’opérateur de production et s’assure que le contrat cadre soit bien respecté. Il y a deux audits par an : interne (Biopartenaire) et externe (Ecocert). Concrètement, un agent vérifie chaque critère du cahier des charges FFL ou Fiable. S’il y a moins de 20% de non conformité, la certification est délivrée. S’il y en a plus, les partenaires doivent travailler ensemble pour lever ces erreurs et demander un nouvel audit avant de pouvoir afficher le label.

Contrat Biopartenaire Exemple

Exemple d’un contrat-cadre signé Biopartenaire.

Filière Nord/Nord et filière Nord/Sud : des enjeux différents !

De légères différences sur les cahiers des charges

Si le commerce équitable est avant tout connu pour améliorer la rémunération des producteurs dans les pays à faible niveau de vie, il existe aussi pour les pays à plus haut niveau de vie dans lesquels des prix d’achat rémunérateurs pour les producteurs ne sont pas garantis . Cependant, les exigences ne sont pas les mêmes. Si Biopartenaire ne fait aucune différence sur les exigences agronomiques liées à l’agriculture biologique (la bio de Madagascar est la même que celle de France car le cahier des charges Eurofeuille est le même pour tous), une vigilance accrue est appliquée sur les points suivants pour les partenariats “Nord/Sud” : 

  • Le respect du droit du travail : dans les pays lointains, les personnes travaillant sur les filières n’ont pas toujours les mêmes droits que les travailleurs français. Il y a une attention particulière portée sur ce point, qui dépend du droit international du travail. Ajoutons à cela une attention particulière portée sur la place des femmes. Sur nos filières de Madagascar, ce sont souvent les femmes qui effectuent les tâches agricoles les plus pénibles, et ce sont elles qui gèrent les fonds de développement. 
  • Le fonds de développement : pour les filières Nord/Nord, le fonds de développement correspond à 1% du montant total des achats. Il monte à 5% pour les filières Nord/Sud. En effet, les besoins en termes de conditions “basiques” de vie ne sont pas les mêmes : les producteurs malgaches manquent souvent de services de base, encore plus lorsqu’ils se trouvent dans des régions encore difficiles d’accès. Dans tous les cas, ce sont les producteurs qui gèrent eux-même ce fonds et choisissent les projets sur lesquels ils veulent investir cet argent. 

Pays du Nord : des agriculteurs au statut économique encore très précaire

Si les agriculteurs des pays “modernisés” vivent dans des conditions meilleures que la plupart de leurs homologues en pays étrangers, ils n’en restent pas moins une des catégories professionnelles les plus défavorisées, surtout lorsqu’on fait le rapport entre temps de travail et rémunération.

Le calcul fin des coûts de production et l’engagement pluriannuel remettent en quelque sorte les pendules à l’heure. Parfois, le prix final du produit augmente considérablement, mais en expliquant aux consommateurs les raisons de ce changement, ces derniers soutiennent la démarche en poursuivant l’achat.

Le fonds de développement est souvent utilisé pour des actions collectives comme des voyages d’études ou autres rencontres entre producteurs, très enrichissantes pour chacun.

La labellisation d’une filière en commerce équitable Biopartenaire demande beaucoup de temps car chaque acteur engagé dans cette démarche doit faire un travail de fond sur les coûts de production, mais aussi du fait de la condition de regroupement des producteurs en collectif. 

Les partenariats Nord-Sud permettent souvent une amélioration très nette des conditions de vie des communautés rurales partenaires, tandis que les partenariats “Nord/Nord” aident à consolider une activité agricole très fragile économiquement.

 En ce qui concerne Biopartenaire, la mention bio, la vente exclusive des produits en magasins 100% bio et des engagements sur les volumes et les prix minimum sur 3 ans ne sont pas négociables. C’est ce qui fait de ce label l’un des plus exigeants du marché, et ce pour quoi nous l’avons choisi depuis 2002 et nous participons fortement à son développement. 

Mégane Forestier

Auteur de l'article : Mégane Forestier

Communicante de formation & par passion, je suis à Arcadie pour faire rayonner la raison d’être et partager avec nos parties prenantes nos valeurs et nos engagements. Afficionada des technologies numériques, je mets mes compétences et mon exigence de transparence au service d’une entreprise engagée.

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galettes puree labne Recette Photo Ona Maiocco
Mai 10, 2022 guilhemg 0 comments
Galettes aux herbes purée de poivron rouge aux noix et labné au citron

Saveur: SaléeForce: MoyenÉpice(s): Ail, basilic, coriandre, origna, piment doux d'Espagne, thymSpécificité(s): Sans Œuf, Sans Viande ni PoissonCreateur: Ôna Maiocco Galettes aux herbes purée de poivron rouge aux noix et labné au citron IngrédientsGalettes aux herbes300 g de pâte à pizza1 cuil à café de thym cook1 cuil à soupe d' origan Cook1 cuil à soupe […]

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Arcadie avec Fedecovera Guatemala 2021
Mai 06, 2022 Martin Lacroix 0 comments
Commerce équitable : pourquoi est-il indispensable ?

Le commerce équitable est un terme désormais connu du grand public. Malgré tout, cette notion reste un peu floue pour un nombre non négligeable de personnes. De quoi s’agit-il plus précisément ? Pourquoi devrait-il être généralisé ?

Commerce équitable : pourquoi est-il indispensable ?

Les grands principes du commerce équitable

En 2001, les organisations mondiales du commerce équitable définissent la notion de commerce équitable comme “...un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète.” (1)

Au-delà du principe de base du paiement d’un prix juste, les acteurs du commerce équitable s’engagent sur d’autres aspects : conditions de travail au sens large, valorisation de la contribution et de la place des femmes, développement de l’autonomie des producteurs, amélioration des pratiques environnementales, promotion du commerce équitable etc.

Petit historique du commerce équitable

Si le terme est utilisé dès le XIXè siècle et si un certain nombre de personnes s’offusquent du mauvais traitement des agriculteurs dans les plantations coloniales (2), l’émergence officielle du concept de commerce équitable est plus récente : apparu dans les années 1940 aux États-Unis et au Royaume-Uni, il voit sa première reconnaissance internationale en 1964 à la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement. En France, c’est Artisans du Monde, association créée en 1974, qui participe grandement à son essor.

En 1988, le premier label de commerce équitable, Max Havelaar (nom du personnage d’un roman dénonçant l’esclavagisme à Java), est créé aux Pays-Bas. En 1989, la structuration au niveau mondial progresse avec la création de la WFTO (World Fair Trade Organization = organisation mondiale du commerce équitable).

À la fin des années 1990, le commerce équitable apparaît dans les produits de la grande distribution, ce qui permet de passer un nouveau cap dans son expansion.

En 1997, Commerce Équitable France, la plateforme des acteurs français du commerce équitable, est créée. En 2001, c’est la première Quinzaine du commerce équitable en France, opération de communication visant à promouvoir cette démarche.

Dans les années 2000, les labels fleurissent ; le nombre de producteurs concernés et le marché se développent. En 2020, les ventes de produits issus du commerce équitable en France atteignent 1,83 milliard d’euros, trois fois plus qu’en 2014 (3) (4). Un grand nombre de catégories de produits ne bénéficient pas de labellisation, la traçabilité étant encore trop difficile à mettre en place.

Commerce de Charleville-Mézières

Le réseau associatif Artisans du Monde a été le premier à proposer des produits issus du commerce équitable en France (photo Wikipedia)

Une image encore très “Nord/Sud” et “humanitaire”

L’origine de la démarche du commerce équitable trouve ses racines dans une réaction face aux inégalités générées par le développement du commerce international (5). Les producteurs (agriculteurs, artisans) sont souvent le maillon le plus défavorisé de la chaîne, ne recevant qu’une très faible part du prix final de vente du produit.

Si l’impulsion de rétablir une relation commerciale et une répartition de la valeur plus équilibrées est louable, elle peut facilement dériver vers une poursuite souvent inconsciente d’une logique de dépendance des communautés de producteurs concernés.

Heureusement, un certain nombre d’acteurs du commerce équitable évitent cette ornière. Le cliché du “petit producteur étranger sauvé par un acheteur au grand cœur” est encore toutefois présent dans les représentations du commerce équitable pour les consommateurs finaux. N’oublions pas qu’il s’agit non pas d’une action de générosité, mais du simple rétablissement d’un équilibre qui devrait aller de soi dans les relations commerciales.

pub Oxfam

Cette campagne de publicité volontairement choquante d’Oxfam, sortie en 2016 pour dénoncer les dérives du commerce international, reprend le thème du colonialisme. Mais l’inégalité commerciale peut tout à fait se produire entre un acheteur et un producteur du même pays.

Le commerce équitable “Nord/Nord”, défi encore plus grand

Les producteurs des pays du “Nord”, même s’ils vivent souvent dans des conditions moins difficiles que ceux des pays très pauvres du “Sud”, sont souvent eux aussi payés à des prix insuffisamment rémunérateurs. Selon une publication de l’INSEE de janvier 2022, 38 % des agriculteurs français gagnent très peu (moins de la moitié du Smic) et 26 % vivent sous le seuil de pauvreté.

C’est pourquoi le développement d’un commerce équitable dit “Nord/Nord” (parfois aussi appelé “commerce équitable local”) s’est enclenché en parallèle des partenariats “Nord/Sud”. Le coût de la main d'œuvre étant plus élevé que dans de nombreux pays étrangers, un juste prix d’achat a un impact souvent plus important pour les acheteurs.

En 2020, les produits issus de filières françaises représentent 35% des achats de produits du commerce équitable en France (4).

producteur français

En France aussi, les agriculteurs sont une catégorie professionnelle souvent très mal rémunérée.

L’estimation des coûts de production

Pilier de la démarche : l’estimation des coûts de production pour chaque produit. Elle n’est pas conduite de la même façon pour tous les labels : certains se basent sur des données statistiques régionales, tandis que d’autres demandent aux producteurs d’effectuer l’estimation de leurs coûts de production {(6), page 14}.
Cette estimation fine est bien plus précise et très intéressante, car il apparaît bien souvent que les producteurs n’intègrent pas tous les coûts dans leur coût de production s’ils ne prennent pas vraiment le temps de s’y pencher.

Ce calcul occasionne parfois des remontées spectaculaires des prix d’achat, qui ne peuvent pas toujours être compensées par une baisse de la marge des autres acteurs de la chaîne, et se répercutent donc en partie sur le prix final de vente aux consommateurs. Cela demande donc un engagement accru de ces derniers pour concrétiser l’acte d’achat. Mais cela replace à sa juste valeur le travail “derrière le produit”.

Recolte curcuma Madagascar 2019 bio équitable

Seul un calcul fin permet de sortir un coût de production vraiment réaliste.

Commerce équitable et pas bio ? Le grand écart philosophique

Même si une amélioration des pratiques environnementales est encouragée dans la démarche de base du commerce équitable, pour la plupart des labels, la pratique de l’agriculture bio n’est pas une condition préalable à l’obtention de la mention “commerce équitable”.

Or, nous considérons que l’équité devrait comprendre la préservation à long terme de la santé des producteurs et de leur environnement. Payer des producteurs correctement et en même temps utiliser des pratiques de production néfastes pour la santé et l’environnement est éminemment contradictoire.

Inversement, promouvoir la pratique de l’agriculture biologique préservant l’environnement, sans assurer une viabilité économique et sociale aux producteurs perd de son sens.

C’est pourquoi un certain nombre d’acteurs du commerce équitable dans l’agro-alimentaire ont ressenti le besoin de créer des labellisations associant bio et commerce équitable. Biopartenaire et Bio équitable en France sont les deux labels associant systématiquement agriculture bio et commerce équitable.

On peut aussi trouver de nombreux produits associant un label de commerce équitable et les labels de l’agriculture biologique (logo AB et/ou logo “Eurofeuille”). Regardez bien les étiquettes !

Les produits bio sont désormais très bien représentés dans l’offre de produits issus du commerce équitable : pour la France en 2020, 90% des produits issus du commerce international et 59% des produits français sont également bio, soit 88% au global (4).

Produit Bio Equitable

Sur certains labels de commerce équitable précisent “Équitable et bio” (label cumulant les 2 engagements), la plupart sont apposés à côté du logo AB ou du logo Eurofeuille.

Autres différences entre labels de commerce équitable

Vous l’aurez compris : il y a de plus en plus de labels et tous ne se valent pas. Il est compliqué de résumer leurs différences, mais nous vous présentons certains critères de choix qui nous semblent les plus importants, en plus des critères “bio” et “prix d’achat rémunérateur”.

La durée d’engagement de l’acheteur : il y a une énorme différence selon que l’acheteur s’engage sur une seule année ou sur plusieurs. En termes de visibilité sur les débouchés pour les producteurs, de possibilités d’investissement, les engagements pluriannuels sont bien plus sécurisants. Tous les labels ne garantissent pas cet engagement pluriannuel. En d’autres termes, certains labels permettent qu’un acheteur change de fournisseur chaque année, ce qui est beaucoup moins sécurisant pour les producteurs.

Biopartenaire et Bio équitable en France comprennent un engagement sur 3 ans minimum.

Le contrôle externe : un certain nombre de labels de commerce équitable font de l’auto-évaluation, ce qui garantit beaucoup moins l’impartialité qu’en cas de contrôle externe par un organisme indépendant (généralement, il s’agit d’un organisme accrédité pour la certification en agriculture biologique).

Pour entrer dans les détails de ces labels, il existe un comparatif complet (manque malheureusement de tableau de synthèse) réalisé par la plateforme Commerce équitable France en 2020.

label commerce équitable

Les labels de commerce équitable se multiplient, rendant parfois difficile le choix en magasin (source : infographie de Commerce Équitable France).

Au-delà des labels ? La transparence

Vous voulez avoir d’autres indicateurs que le label sur l’engagement d’une marque ou d’une entreprise par rapport à ses pratiques d’achat ? Faites un tour sur leurs canaux de communication (site web par exemple). Vous pourrez assez rapidement faire la différence entre ceux qui se contentent de quelques phrases un peu “bateau” et ceux qui donnent véritablement de l’information (actualisée) sur leurs approvisionnements et leurs partenariats.

Consommez bio + équitable + le plus local possible !

De plus en plus de consommateurs déclarent que le critère “commerce équitable” est important dans leurs choix d’achat, de même que le critère “bio”. Allons plus loin et propulsons ce slogan : bio + équitable, c’est inséparable et indispensable !

Les labels se multiplient et il devient compliqué de distinguer les niveaux d’engagement. Au niveau local, le contact direct avec les producteurs est le meilleur moyen de s’assurer que le prix de vente n’est pas venu enrichir prioritairement d’autres acteurs que le producteur.

Mais comme il est difficile de s’approvisionner uniquement en direct, les labels sont utiles. Nous vous mettons des liens vers des sources d’informations plus complètes. A vous de jouer !. 

En ce qui nous concerne à Arcadie, nous labellisons progressivement nos approvisionnements (35% à ce jour) avec la labellisation Biopartenaire. C’est un travail de longue haleine que nous vous expliquerons dans un prochain article…

(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Commerce_%C3%A9quitable

(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Multatuli

(3) Observatoire du commerce équitable 2020 : https://www.commercequitable.org/ressources/editeur/chiffres/

(4) https://www.commercequitable.org/wp-content/uploads/cef-le-ce-a-la-loupe-2021.pdf

(5) https://www.commercequitable.org/quelques-dates/

(6) https://www.commercequitable.org/wp-content/uploads/guide-label-2019-francais-web.pdf

Insee Première • n° 1884 • Janvier 2022 https://www.grands-troupeaux-mag.fr/wp-content/uploads/2022/01/publication.pdf Intéressant sur le début de l’histoire du commerce équitable et l’origine du nom Max Haavelar : https://www.tibahou.com/PBCPPlayer.asp?ID=331252

martin lacroix

Auteur de l'article : Martin Lacroix

Écolo (à tendance barjot) et communicant, passionné par les plantes, les humains, les relations entre agriculture et biodiversité. Je dirige le service communication d'Arcadie et suis heureux de mettre mes compétences à disposition d'une entreprise qui incarne de manière authentique la démarche du développement durable. Mon souhait profond est que notre communication contribue - à sa modeste échelle - au changement de société dont nous avons besoin.

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Poireau au four, oeuf mimosa
Mai 05, 2022 guilhemg 0 comments
Poireaux au four et oeuf mimosa, poivre noir de Madagascar

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Ail confit aux graines de coriandre

Saveur: SaléeForce: DouxEpice: coriandreSpécificité(s): Sans Lait, Sans Œuf, Sans Viande ni PoissonCreateur: Delphine Pocard Ail confit aux graines de coriandre Ingrédients3 têtes d'ail90 cl d' huile d'olive10 g de gros sel1 cuil à soupe de coriandre graine Cook Préparation: 20 minCuisson: 1 hPrêt dans: 1 h 20 min InstructionsDéfaire les têtes d'ail. Retirez les pelures […]

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Salade de petits pois, mozzarella au sumac
Mai 03, 2022 guilhemg 0 comments
Salade de petits pois, mozzarella au sumac

Saveur: SaléeForce: MoyenÉpice(s): coriandre, sumacSpécificité(s): Sans Lait, Sans Viande ni PoissonCreateur: Arcadien Salade de petits pois, mozzarella au sumac Ingrédients300 g de petits pois frais écossés3 brins de menthe1 un mozzarella di buffala ou une burrata1/2 citron confit1 cuil à café de graines de coriandre Cook1/2 cuil à café de poudre de sumac Cookun peu […]

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Sirop de sureau
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Saveur: SucréeForce: DouxEpice: fleurs de sureauSpécificité(s): Sans Gluten, Sans Lait, Sans Œuf, Sans Viande ni PoissonCreateur: Delphine Pocard Sirop de fleurs de sureau Ingrédients50 cl d' eau1 citron bio15 g de fleurs de sureau l'Herbier de France300 g de sucre de canne Préparation: 15 minPrêt dans: 48 h 15 min InstructionsVersez l'eau dans un récipient […]

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