Schema simplifié du Cycle de Vie d'un objet

Après avoir introduit dans l’épisode #1 les concepts d’économie circulaire et d’éco-conception, nous poursuivons avec une explication la plus simple possible de ce qu’est une Analyse de Cycle de Vie.

Éco-conception épisode #2 : l'Analyse du Cycle de Vie

Une approche technique et complexe

L’eco-conception d’un produit vise à minimiser son impact environnemental. Pour ce faire, cette démarche va inclure des critères qui ne sont pas pris en compte dans une démarche de conception “classique” (on espère que bientôt, on appellera cette conception “ conception démodée” 🙂 ).

L’analyse du cycle de vie (ACV) recense et quantifie, tout au long de la vie des produits, les flux physiques de matière et d’énergie associés aux activités humaines.(1)

(1) – Définition de l’ADEME sur son site web : https://www.ademe.fr/expertises/consommer-autrement/passer-a-laction/dossier/lanalyse-cycle-vie/quest-lacv

Schema simplifié du Cycle de Vie d'un objet

Schéma des principales étapes d'un cycle de vie (adapté d'après http://les.cahiers-developpement-durable.be/outils/analyse-du-cycle-de-vie/)

On appelle « flux » tout ce qui entre dans la fabrication du produit et tout ce qui sort en matière de pollution. Les flux entrants sont, par exemple, ceux des matières et de l’énergie utilisées pour la fabrication : ressources en minerais, eau, combustibles… Les flux sortants correspondent aux différents déchets générés (gaz, liquides, solides).

Pour estimer ces flux, la collecte d’un très grand nombre d’informations est nécessaire. Pour un produit en verre par exemple, il est nécessaire de connaître la consommation de toutes les ressources impliquées dans la fabrication ou le recyclage de ce matériau (matières premières et énergie).

Heureusement, des données de base existent… Mais ce travail de recueil est long et fastidieux. Certains outils existent pour effectuer soi-même des ACV en rentrant tous les paramètres. Pour aller plus loin, il faut les faire réaliser par un cabinet spécialisé. Cela coûte très cher et même dans ce cas, aucune ACV ne permet de juger exactement l’impact environnemental d’un produit. Mais cela reste très utile pour estimer l’impact global et pour comparer plusieurs solutions.

Une aide à la décision pour les entreprises

Du point de vue de l’entreprise, cette démarche va par exemple permettre de comparer diverses solutions envisagées pour la conception d’un nouveau produit. Aucune de ces solutions ne sera idéale, et les études comportent toujours une part d’incertitude liée à la complexité des données qui sont intégrées.

Imaginons le cas d’un produit X avec 2 options de fabrication :

– L’option 1 présente un coût environnemental moins élevé pour l’élaboration du produit (ressources + fabrication), que les impacts du transport, de sa faible durée de vie et de sa difficulté de réemploi ou de recyclage viennent fortement contrebalancer.

– L’option 2, au coût environnemental d’élaboration plus élevé, sera préférée car le reste du cycle de vie (transport – utilisation – fin de vie), bien meilleur, génère au final une empreinte environnementale globale moins importante.

Graphique comparaison impact cycle vie deux objets

Qu’est-ce qu’une bonne ACV ?

Tout d’abord, une ACV doit se baser sur des données fiables et récentes : l’environnement évolue très rapidement en termes de technologies disponibles, de structuration des filières pour la conception ou le recyclage. L’industrie améliore par exemple régulièrement ses process en termes de consommation d’énergie ou de ressources.

Certains acteurs(2) considèrent que limiter l’ACV aux impacts environnementaux n’est pas suffisant. Ils proposent d’intégrer d’autres indicateurs liés à l’impact social et économique des produits. Ces deux aspects, associés à l’aspect environnemental, constituent les 3 piliers du développement durable.

Aborder tous ces aspects semble idéal, mais complexifie encore la démarche (encore plus de données à récolter et à intégrer). On ne devrait alors plus seulement parler d’éco-conception, mais d’ ”éco-socio-environo-conception” (“éco” pour “économique”, socio pour les aspects sociaux et “environo” pour les aspects environnementaux).

Chez Arcadie, nous nous préoccupons de l’ensemble des aspects. C’est la partie “impact environnemental” qui nous semble la plus complexe et sur laquelle nous ressentons le plus besoin d’appui pour l’évaluation.

 

(2) – http://les.cahiers-developpement-durable.be/outils/analyse-du-cycle-de-vie/

Vous avez désormais bien compris les enjeux de l’éco-conception, et l’analyse du cycle de vie qui est au cœur de cette démarche. Prochain épisode = direction Arcadie : quels sont nos défis en termes d’éco-conception ?

martin lacroix

Auteur de l'article : Martin Lacroix

Écolo (à tendance barjot) et communicant, passionné par les plantes, les humains, les relations entre agriculture et biodiversité. Je dirige le service communication d’Arcadie et suis heureux de mettre mes compétences à disposition d’une entreprise qui incarne de manière authentique la démarche du développement durable. Mon souhait profond est que notre communication contribue – à sa modeste échelle – au changement de société dont nous avons besoin.

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