Les Terres d’Arcadie

Arcadie s’occupe de 18 ha de terres à St Etienne de l’Olm, à un peu moins de 10km des bureaux/ateliers : des terres cultivables et 9 ha de bois, haies, chemin et autres réservoirs de biodiversité. Yoachim, Stéphan et Cécile y cultivent des plantes aromatiques et médicinales destinées à l’herboristerie (plantes sèches) et participent au (re)déploiement de la biodiversité sur d’anciennes terres viticoles. On y croise du romarin, de l’origan, de la sarriette, du thym, et un peu plus loin, de la vigne rouge (pour la feuille), un peu de laurier sauce, un peu d’achillée, des tas de compost et des arbres pour différents essais. Zoom sur l’activité agricole d’Arcadie.

 

L’équipe étend son travail sur les espaces non bâtis entourant l’usine et les bureaux d’Arcadie dans la zone industrielle de Méjannes-lès-Alès.
Nous y avons démarré une démarche de protection et de développement de la biodiversité, en partenariat avec le Centre Ornithologique du Gard : un espace de vie en pleine zone d’activité industrielle ? Zoom sur l’activité de revivification d’une zone d’activité industrielle !

Thym
Sarriette
Romarin

Thym, sarriette, romarin, origan, vigne rouge : 5 plantes principales produites pour l’herboristerie sur les terres cultivées d’Arcadie

Des terres pour relancer la production régionale

Côte de Pastourel - le principal site des terres d’Arcadie - offre des paysages ressourçants. Saurez-vous y reconnaître nos parcelles de thym, origan, romarin et sarriette, des signes d’agroforesterie, nos tas de compost ?. Avril 2024, photo Y. Gruzelle.

En 2010, Arcadie acquiert des terres agricoles non loin de son site industriel : le domaine des terres d’Arcadie « Les Plantes de l’Olm » est né, et renoue avec l’impulsion première de ses fondateurs, Bernard et Dominique Kimmel, qui ont d’abord été agriculteurs.

Le site s’équipe en matériel agricole, pour la culture au champ mais aussi pour les étapes après récolte, avec l’aide de fonds de l’Europe, du Département et de la Région : un séchoir, une batteuse (elle sépare les feuilles séchées des tiges) et une trieuse (elle ne garde que les feuilles utilisables).

Ces terres servent, pendant 10 ans, à redynamiser la filière régionale de producteurs de plantes aromatiques et médicinales (PAM) pour l’herboristerie : ce métier était en déclin dans nos régions, alors que la demande pour des plantes aromatiques produites localement augmentait. L’activité agricole que reprend Arcadie fait figure de relance, et permet aux agriculteurs d’avoir accès au matériel post-récolte avant de concrétiser un investissement important.

Hangar ferme Arcadie
Hangar agricole, tracteur, récolteuse, séchoirs font partie des acquisitions et installations qu’a réalisées Arcadie pour relancer la filière régionale de production de plantes pour l’herboristerie - photo Max Beaufey, 2014
Equipe de la ferme Arcadie
De gauche à droite, Stéphan Deffernez, Yoachim Gruzelle et Cécile Defèche, en charge des terres d’Arcadie, sur une parcelle de sarriette en cours de plantation, automne 2020
Champs de vigne
En 2013, dès le départ, les techniques d’agroforesterie sont déjà à l'œuvre : ici des rangs de thym plantés entre des rangs de vigne, une vigne cultivée pour sa feuille rouge riche en anthocyanes

Aujourd’hui, les producteurs régionaux sont plus nombreux, organisés et les terres d’Arcadie servent à des essais agricoles, à la valorisation de la biodiversité et à la sensibilisation au vivant. Elles constituent d’une manière générale un espace rural précieux.

Essaisde techniques de culture

Plusieurs essais sont en cours :

Apports de compost

Des apports de compost, des semis d’engrais dits “verts“ (semis de plantes amélioratrices de la fertilité et de la qualité du sol) sont testés dans les cultures et tout ce qui peut permettre de redonner une fertilité naturelle à des terres plutôt pauvres et/ou fatiguées par les cultures antérieures.

Champs engrais vert
L’effet “zèbré” de cette parcelle est lié à un semis réalisé entre les rangs d’origan : le pois fourrager, plus clair sur la photo, est une plante amélioratrice du sol, qui sert d’engrais dit “vert” et de couverture du sol. Avril 2022, photo Y. Gruzelle
Apports de compost : seule la moitié de ces rangs de jeune thym (plantation automne 2022) a reçu un gros apport de compost, pour un essai comparatif. Photo C. Defèche - nov. 2023
Le tracteur de la CUMA “Desbio”, créée avec les agriculteurs bio du coin, nous sert à mélanger et retourner nos tas. Automne 2025, photo C. Defèche.
Les chèvres mohair de Céline Brochier, du Mas de la pastourelle*, nous surveillent quand nous finissons de récupérer leur bon fumier du printemps-été. Automne 2025, photo C. Defèche.

Production de compost

Nous développons le compostage de matières organiques issues de notre industrie agroalimentaire. Au démarrage, nous avons fait appel à l’aide de l’entreprise locale Microterra. Les déchets de poudres d’épices et plantes sèches d’Arcadie sont mélangés à des déchets verts, afin d’obtenir un compost de qualité, répondant aux normes de l’agriculture biologique. Depuis 2023, après différentes analyses aux résultats positifs, le compost obtenu est largement utilisé sur les terres et les espaces verts du site industriel : la boucle est bouclée.
Ainsi, nous recyclons la totalité de nos “déchets” organiques d’épices et plantes aromatiques en compost de qualité :  environ 30 tonnes en 2023, 35 tonnes en 2024, 45 tonnes en 2025.

 

Depuis fin 2024, nous avons un accord avec la chevrière voisine pour ajouter son fumier à notre compost, et lui épandre l’équivalent en compost sur ses terres 10 mois plus tard.

Agroforesterie

Des arbres sont associés aux cultures de plantes aromatiques, dans le cadre des projets participatifs ARBRAROMATIX et PPAM PPAM coordonnés par notre partenaire local spécialisé dans l’agroforesterie : Agroof. Une première parcelle expérimentale est mise en place à l’automne-hiver 2021-2022. Des rangs de micocouliers, frênes, cormiers et tilleuls alternent avec les rangs de sarriette…

La sarriette et les arbres plantés en automne-hiver 2021-2022 ont pris une belle ampleur en juin 2025. Photo C. Defèche.

En 2026 commence une autre expérimentation : du romarin planté dans un semis spontané de frênes, sur lesquels nous testons diverses techniques de “Régénération naturelle Assistée” de haies (techniques alternatives à la plantation, dont des essais de semis d’arbres).

Des bandes de cultures pour un futur romarin sont préparées dans un semis spontané de frêne déjà bien développé… Un nouvel essai accompagné par le bureau d’études spécialisé Agroof.
Jean-Michel Florin, du Mouvement d’Agriculture Biodynamique, fait partie des formateurs qui viennent nous aider à développer un autre regard sur le vivant et à nous questionner sur le juste équilibre à trouver entre toutes les parties prenantes, au sein d’un site agricole. Photo C.Defèche, mai 2022

Agriculture biodynamique

Non contents de suivre les règles de l’agriculture biologique, nous expérimentons, depuis 2021, l’agriculture biodynamique : aménagements en vue d’un équilibre global du site et de la valorisation du vivant, dans toute sa diversité ; utilisation de préparats à base de minéral, végétal et matières animales pour nous aider à revivifier les terres. Voir article de blog de juin 2021.

Nous faisons partie d’un groupe d’agriculteurs locaux pour réaliser nous-mêmes ces préparats ; ainsi nous œuvrons collectivement avec des viticulteurs, pépiniéristes, producteurs de plantes aromatiques.

Itinéraires techniques sur les plantes aromatiques

D’une manière plus générale, nous expérimentons la culture de nos plantes aromatiques pour rester au plus près de la production, des agriculteurs. Culture, récolte, séchage, battage et tri sont des étapes de production que Yoachim et Stephan développent, testent, améliorent chaque jour, comme le fait chaque agriculteur. Plongez dans la culture de nos plantes aromatiques à travers ces articles de blog parus à l’été 2022 : à partir de l’exemple de l’origan, vous aurez un bel aperçu de botanique et un gros zoom sur toutes les étapes de culture et d’après récolte.

Nous avons concrétisé en 2024 la vente directe des Herbes de Provence cultivées sur ces terres. Elles sont disponibles sous le nom Les Terres d’Arcadie dans notre magasin d’usine et dans un périmètre ultra-local (Les Halles Bio de Vézénobres et La Vie Claire Uzès). Cette gamme permet de valoriser notre activité agricole et sensibiliser à l’agriculture biologique, au travail agricole et à tous ses aléas.
Arcadie vend plus largement des Herbes de Provence cultivées par les producteurs de la filière régionale, qui constituent le plus gros des volumes.

Le désherbage manuel des parcelles, dans les rangs, est le travail le plus chronophage et physique. Ici sur jeune parcelle de sarriette d'un an. Février 2023, photo C.Defèche
Plantation de thym sur les terres d'Arcadie, septembre 2022. Nos plantations sont toutes réalisées à l'automne (le printemps est souvent déjà trop sec) et les plants reçoivent un seul et unique arrosage à ce moment-là si la pluie n'est pas au rendez-vous. Nos plantes, pourtant résistantes au sec, ont souffert à l'été 2022. Photo C. Defèche
Extrait gamme Les Terres d'Arcadie
Une partie de la gamme Les Terres d'Arcadie, distribuée uniquement en ultra-local (moins de 50km). La gamme comprend : Herbes de Provence, thym, romarin, sarriette, origan et feuilles de vigne rouge.

Sauvegardede la biodiversité

En plus de ces aspects agricoles (et donc paysagers), les terres d’Arcadie développent un certain nombre de projets en faveur de la biodiversité et du soin à l’environnement. Les projets agricoles cités ci-dessus vont déjà dans ce sens.

Nous œuvrons également à la préservation des oiseaux et de la faune et flore attenantes aux cultures.

Éviter de piéger involontairement la faune

La première des priorités de nos actions est de détecter et éliminer les pièges pour la faune. C’est bien beau de vouloir attirer plus de biodiversité, mais si c’est pour ensuite les piéger sur place, ça ne sert à rien ! Parmi ces pièges que nous avions sur site, un classique : des poteaux creux, dont les bouchons d’origine sautaient systématiquement.

Obturateur de poteau creux pour éviter de piéger la faune sur notre site de Méjannes-les-Alès
Des obturateurs à poteaux ont été installés sur tous les poteaux creux du site à l'automne 2024
José Cabrera, bénévole au Centre Ornithologique du Gard, a initié le projet d'installation de nichoirs sur les terres d'Arcadie. Ici en octobre 2023, au cours du relevé et nettoyage automnal des nichoirs, avec une belle équipe de bénévoles tous plus intéressants les uns que les autres !

Partenariat avec le Centre Ornithologique du Gard

Avec le Centre Ornithologique du Gard (dans le cadre de leur programme “Nichoirs et biodiversité“), 15 nichoirs installés sur les terres, et 5 autres sur le site d’Arcadie à Méjannes, sont suivis chaque année.

Notre site de culture, ancien site de vignes, constitue un petit îlot entouré de bois, sur lequel cultures d’aromatiques, agroforesterie, haies, arbres isolés, murets de pierre, perchoirs à rapaces, mare, prairies permanentes, fossés… constituent un paysage varié et nourrissant. Avril 2022, Photo Y.Gruzelle
Octobre 2024, dans la brume du petit matin, photo Y. Gruzelle.

Aménagements pour la biodiversité : perchoirs, mare, haies…

L’installation de nichoirs et de perchoirs à rapace, la réalisation d’une petite mare, le dégagement des anciens murets de pierre soutenant les terrasses, l’entretien et la plantation de haies, l’entretien des chemins, des parcelles non fauchées, tas de pierres, de bois mort, sont autant de travaux d’aménagement qui ont été et vont continuer à être réalisés sur ces terres.

Engagement dans le programme européen Life* TERRA MUSIVA

Terra musiva – terre de mosaïque en latin – désigne la mosaïque de milieux diversifiés qu’abrite le territoire des garrigues gardoises (dont 6 sites classés Natura 2000**). Ces milieux sont le supports d’une biodiversité exceptionnelle à préserver. Le programme LIFE Terra Musiva considère comme nécessaire le soutien et le développement de pratiques agricoles favorables aux habitats et espèces proies (en particulier les insectes) dont dépendent les espèces d’oiseaux et de chiroptères d’intérêt communautaire de notre territoire : l’Alouette lulu, le Pipit rousseline, le Grand Rhinolophe, le petit Murin, etc… Sur Les Terres d’Arcadie, un inventaire biodiversité a été réalisé par le Centre Ornithologique du Gard dans le cadre de ce programme (restitution à venir !).

Pour en savoir plus sur l’action : https://www.life-terra-musiva.org/accompagnement-des-agriculteurs-sur-les-pratiques-favorables-a-la-biodiversite.html
* LIFE = L’Instrument Financier pour L’environnement. Principal fonds de l’Union Européenne pour financer sa politique environnementale. Il est divisé en 4 sous-programmes, dont le programme « Nature et Biodiversité » qui vise notamment à renforcer la mise en œuvre du réseau Natura 2000.
** Les sites Natura 2000 sont désignés pour protéger un certain nombre d’habitats et d’espèces de la biodiversité européenne. La France compte 1766 sites, soit environ 12% du territoire.

Participation à la production de semences de plantes sauvages

Depuis 2023, nous consacrons une petite partie de nos terres (agricoles à St Etienne de l’Olm, et autour du site de l’usine à Méjannes les Alès) à un essai de culture de plantes sauvages pour en récolter les… graines ! Cet essai est réalisé dans le cadre d’un projet collectif européen SUDOE, puis FLoRE, pour la restauration de la biodiversité de sites dégradés, avec des plantes endémiques sauvages.

Notre participation à ce projet nous a permis de rencontrer de nouveaux acteurs et partenaires (notamment le semencier Semences Nature avec lequel nous avons travaillé), et d’expérimenter encore d’autres pratiques autour de la sauvegarde de la biodiversité.

La sauge à feuille de verveine (Salvia verbenaca en bas à gauche) est celle que nous parvenons le mieux à cultiver sur nos terres non irriguées. Le pavot cornu (Glaucium flavum en bas à droite), la nigelle de Damas et la Scabieuse maritime (Nigella damascena et Scabiosa atropurpurea – en haut) font aussi partie des 11 plantes qui ont été testées au départ, dans le cadre du projet SUDOE… Photo C. DEFECHE. Juin-juillet 2023.

Accueil d’animaux domestiques à la ferme

Chaque fois que c’est possible, nous sommes satisfaits de pouvoir travailler avec des éleveurs partenaires pour accueillir quelques animaux domestiques (chevaux, chèvres…). Ceux-ci apportent une présence animale précieuse sur ces lieux en pâturant certaines terres. Nous aimerions encore développer cet aspect dans l’avenir.

Champs de Calendula
Anecdotiques mais enthousiasmants, les quelques mètres carrés de Calendula officinalis (soucis) testés en 2021 ont résisté à l’été et offert une belle floraison automnale, magnifiant la présence des chevaux (au loin) en pension sur nos terres ! Octobre 2021, photo C.Defèche
En août 2025, un des bassins de rétention de l’usine à Méjannes a été surcreusé pour constituer également un bassin toujours en eau, très propice à la biodiversité. Les pierres habillant le bassin sont celles qui nous gênent dans les parcelles agricoles à St Etienne de l'Olm !

Sur le site industriel de Méjannes : engagement pour la biodiversité

L’équipe des terres étend son travail sur les espaces non bâtis entourant l’usine et les bureaux d’Arcadie dans la zone industrielle de Méjannes-les-Alès.

Ainsi, nous y avons démarré en 2022 une démarche de protection et de développement de la biodiversité, en partenariat avec le Centre Ornithologique du Gard : diagnostic initial “biodiversité”, identification et mise en place de mesures favorables, diagnostic final pour mesurer l’impact de nos aménagements… et s’améliorer encore et encore.

Nous ne nous leurrons pas quant à l’impact global que nous pourrons avoir sur la biodiversité étant donnée la petite surface concernée, en pleine zone industrielle (2 ha au total, dont ne reste que 0,5 ha de terres libres, chemins, haies…) ; mais cet engagement a pour vocation à montrer que même en zone industrielle, le peu de terres non bétonnées peut constituer des corridors de biodiversité précieux.

Crapaud
Nez à nez avec un crapaud Calamite ! Photo Y. Gruzelle, avril 2022
Chardonneret élégant sur un cyprès perché. Site de nos bureaux et ateliers à Méjannes...
Papillon sur de la lavande
...et Azuré commun (papillon) sur lavandes... Site de nos ateliers et bureaux à Méjannes. Photos Y. Gruzelle, avril 2022

Petit verger et premiers pas d’un potager collectif

Toujours sur le site de nos ateliers et bureaux à Méjannes, les 15 arbres fruitiers provenant d’un pépiniériste bio voisin, plantés en 2020 avec tous les salariés, commencent à se développer. Au milieu des petits essais de potager…
D’année en année, nombre de plantes arbres et arbustes productifs et/ou ornementaux, locaux et adaptés à la sécheresse, viennent compléter la diversité de ces espaces.

Visitessensibilisation, observation à la ferme

Notre travail sur le vivant s’accompagne d’une approche d’observation sensorielle. Comment amener les visiteurs (et nous-mêmes !) à être plus attentifs à ce qu’ils voient ? Mais aussi à ce qu’ils entendent, à ce qu’ils sentent et goûtent (et ressentent), à ce qu’ils peuvent toucher, etc ? Cette approche aide à se lier plus intensément à ce que nous percevons. Nous sommes convaincus qu’il s’agit d’un préalable indispensable à l’émergence d’une plus grande conscience écologique.

Photographies et dessins font également partie de ces outils que nous nous approprions progressivement pour appuyer ce travail d’observation, de réflexion.

Nous souhaitons par ce biais retisser un lien plus profond avec les vivants “autres qu’humains” (animaux, végétaux, paysage…) qui nous entourent pour développer un autre rapport au monde, plus juste.

Après une visite “sensorielle” du site, des Arcadiens sont invités à représenter, à l’aide de pastels secs, le parcours suivi et leurs ressentis (froid, sec, humide, chaud, aérien, bruyant…) ; une cartographie sensorielle du lieu est ainsi élaborée et discutée. Celle-ci met en exergue la place des différents éléments sur notre site (eau, terre, air, feu/chaleur), qui favorisent différentes niches écologiques, les contrastes, les zones à développer (autour de notre toute jeune mare), celles à retravailler (passages et transitions entre milieux écologiques différents), etc. Photo C.Defèche, avril 2022

Sur les terres cultivées d’Arcadie, nous produisons ainsi quelque 1,5 tonnes de plantes aromatiques séchées, triées, chaque année. En comparaison, les 13 producteurs de la filière régionale en produisent 19 tonnes (2025) et Arcadie achète plus de 500 tonnes de plantes chaque année.

Au-delà de la production de plantes, cette activité agricole qui préserve la biodiversité est précieuse pour Arcadie sur d’autres plans : elle permet aussi de sensibiliser au Vivant, et de tisser différents liens concrets entre les salarié·es, les partenaires (clients, producteurs, prestataires…) et autres visiteurs.

Ce lien à (re)tisser avec le Vivant d’une manière générale est aujourd’hui reconnu comme une voie incontournable pour répondre aux défis environnementaux auxquels nous sommes confrontés. La mise en place de nouveaux modèles économiques dits “régénératifs” passe par ce travail sur le vivant (nous-mêmes en tant qu’êtres humains, en lien avec tous les “non-humains”). Elle nous incite à sortir du modèle occidental dominant qui oppose nature et culture (l’Homme d’un côté, la “nature” de l’autre, le premier utilisant l’autre comme objet à sa disposition), pour trouver d’autres manières d’être au monde.
Toutes proportions gardées, c’est ce lien entre Arcadie et le Vivant que l’équipe des terres d’Arcadie s’efforce de tisser encore et toujours plus.

Article écrit par : Cécile Defèche

Agronome de formation, je suis responsable des terres d’Arcadie : activité agricole sur les plantes aromatiques et médicinales et gestion des espaces de “terre libre” autour des bâtiments industriels. Pas peu fière de travailler dans une entreprise qui prend autant soin de la terre (la Terre) et de la vie…  J’aime communiquer sur ce qui m’enthousiasme, et, malgré tout, continuer à mettre en avant la beauté du monde et cultiver l’émerveillement.

Portrait bio Cécile Defèche responsable terres d'Arcadie 2024