pulvérisation d'un préparat biodynamique
Juin 24, 2021 cdefeche 0 comments
[Les Pieds dans la Terre] La biodynamie à la Ferme d’Arcadie

L’agriculture biodynamique est dans l’ADN de la ferme d’Arcadie depuis ses débuts… Elle n’avait pas encore pu s’y exprimer jusqu’à présent. Nous avions du matériel, nous avions des formations et des compétences mais il manquait encore de réellement prendre le temps de s’y lancer. Pour 2021 on se lance dans la grande aventure, même si, force est de le constater, les produits issus de l’Agriculture Biodynamique ne sont pas très nombreux dans le catalogue d’Arcadie !

Agriculture Biodynamique/Demeter

L’Agriculture Biodynamique, labellisée Demeter*, intègre les règles de l’Agriculture Biologique - pas d’utilisation d’intrants chimiques de synthèse, ni comme engrais, ni comme pesticides -, auxquelles s’ajoutent des soins particuliers tournés autour de la vie globale de l’ensemble du domaine. Celui-ci est perçu comme un organisme à part entière, si possible auto-suffisant, dont toutes les parties, tous les “organes“, sont pris en compte : le domaine physique (sol, relief…), les végétaux (cultures, mais aussi haies, jachères, etc.), les animaux (ce peut être aussi les animaux sauvages, les oiseaux… les sangliers !) et… les Hommes qui y œuvrent et apportent une impulsion fondamentale à ce tout. Toutes ces parties interagissent, si possible en symbiose, et forment un paysage, considéré lui aussi comme un fruit important de l’activité agricole.
Des préparations spécifiques sont pulvérisées sur les sols et les cultures pour développer vitalité et qualité. C’est l’équilibre global du domaine qui est recherché. La notion de “forces“ est assez centrale – même si parfois difficile à appréhender.
On vous en dira plus au fur et à mesure de nos pratiques, découvertes, observations… car in fine, c’est bien la mise en œuvre et l’observation qui priment sur toute théorie…

*Pour la vigne, on trouve encore d'autres labels : Biodyvin, Naturel, etc

Pourquoi la biodynamie à la Ferme d'Arcadie ?

Pour favoriser la vie sur nos terres !

Toutes les analyses et autres observations de celles-ci aboutissent à la même conclusion : des sols peu vivants, très peu résilients face aux épisodes météo extrêmes, courants dans notre région : trombes d’eau à l’automne, sécheresse estivale très prononcée. Même pour des plantes dites “de garrigue“, ces conditions sont de plus en plus difficiles à supporter ! D’autant plus que sur la ferme d’Arcadie, il n’y a pas d’irrigation.

Couvrir le sol par les plantes, introduire des arbres dans les cultures, apporter des composts, favoriser la biodiversité… sont autant de pratiques à l’essai sur le site de la ferme pour améliorer la fertilité globale du domaine, diminuer l’évaporation, augmenter les régulations naturelles. L’approche proposée par l’Agriculture Biodynamique, qui intègre déjà en soi toutes ces pratiques globales, attire notre attention sur la notion subtile de “vivant“. L’animal et le végétal ne sont pas des machines, qui, moyennant certains carburants, produisent de la matière. La plante n’est pas qu’un capteur solaire produisant de la cellulose.

A travers l’approche biodynamique à la ferme, nous aspirons à une autre manière de se reconnecter à la nature. Nous souhaitons (ré) apprendre à percevoir ces plantes avec lesquelles nous travaillons de manière plus sensible que ce que nous pouvions faire auparavant ; parce que nous sommes persuadés que le travail de ce lien ne peut qu’être bénéfique à l’ensemble de l’espace cultivé, Homme compris.

La biodynamie bouge dans le Gard

Arcadie est adhérente au MABD, Mouvement d’Agriculture Biodynamique, grâce auquel elle a pu bénéficier de plusieurs formations nouvellement organisées dans le Gard, ainsi que de la visite d’un conseiller.

Stephan, Yoachim et Jean Marot conseiller en biodynamie
Dans la parcelle de vigne rouge. Jean Marot, ancien viticulteur, conseiller pour le Mouvement d’Agriculture Biodynamique, se trouve pour la 1re fois devant un cas de vigne cultivée pour ses feuilles… C’est sûr, c’est pas commun !

En plus du contenu des formations, ces temps d’échange et de rencontre sont importants pour la création d’un réseau de praticiens.

Du concret sur le terrain de la Ferme pour 2021

Préparats biodynamiques sur notre tas de compost

le 1er février, nous avons préparé et apporté les préparats biodynamiques sur notre tas de compost à l’essai.

préparat biodynamique à partir de bouse de vache
“5 préparats différents sont introduits dans le tas de compost via des boulettes de terre
préparat biodynamiqueliquide épandu sur compost à la balayette
Le 6e préparat pour compost est liquide et épandu… à la balayette !!
essai de compost à la Ferme d'Arcadie
Le compost à l’essai sur les terres de la ferme. Après avoir reçu des préparats biodynamiques pour accompagner le processus, le tas est couvert et restera un certain temps à maturer… Février 2021

Première pulvérisation de préparat

Mi juin, une grande partie des terres a reçu une première pulvérisation de préparat. Avec ces pulvérisations, nous n’apportons pas de la matière (comme par exemple en apportant du compost ou des engrais organiques) mais une impulsion pour améliorer des processus autour du vivant (digestion, croissance, dégradation, etc…).

préparat biodynamique fait à base de bouse de vache
Une toute petite quantité de préparat (à base de bouse de vache) a été ajoutée à 100L d’eau de bonne qualité, brassée énergétiquement pendant 1h (ici à la machine). C’est cette préparation qui est apportée aux cultures
pulvérisation d'un préparat biodynamique
Notre jeune parcelle de sarriette reçoit sa première pulvérisation de préparat biodynamique mi juin. Au total c’est environ 4,5 ha qui ont pu être couvertes, avec le pulvérisateur attelé au tracteur… pas encore la totalité des terres de la ferme !

Une large place donnée à l'animal

Nous œuvrons également pour essayer de rééquilibrer le site en donnant une plus large place à l’animal, souvent absent dans nos régions (peu d’élevage). Le travail réalisé pour accueillir plus d’oiseaux en fait partie.

nichoir autour de la Ferme d'Arcadie
Les nichoirs installés sur le site, avec l’aide du Centre Ornithologique du Gard, invitent les oiseaux cavicoles à s’y installer

Aussi les échanges que nous avons avec l’éleveuse de chèvres Mohair qui avoisinent les terres de la ferme : celles-ci pâturent sur une partie de nos terres non cultivées.

Nous aimerions également améliorer notre processus de compostage en y introduisant du fumier animal, même en petite quantité.

chèvres Mohair en pature
les chèvres Mohair de l’élevage voisin de “la Pastourelle” apportent une belle présence animale en hiver dans nos cultures très végétales…

Enfin, nous avons programmé un temps de travail collectif régulier autour de réflexions, observations, retours sur les pratiques. C’est un temps pris sur le flux du travail quotidien, pour se poser, observer plus en profondeur telle ou telle plante, tel paysage (le dessin est une pratique intéressante !), pouvoir s’y connecter de manière plus subtile et qualitative.

Une minorité de produits Demeter au catalogue d'Arcadie

Au catalogue d’Arcadie, 5 produits sont labellisés Demeter, issus de 3 fermes différentes. Deux en Europe, produisant pour l’une le piment doux d’Espagne et pour l’autre la camomille (française). Et trois en Inde, issus du vaste domaine agricole de POABS : thés vert et noir, café, poivre.

Pour le piment doux d’Espagne et la camomille, on a affaire à des producteurs pionniers de l’Agriculture Biologique, qui ont ensuite voulu aller plus loin avec l’Agriculture Biodynamique. En 2021, Arcadie a commandé 5 tonnes de piment d’Espagne Demeter, et 400 kg de camomille.

Le partenariat historique avec POABS est, lui, symbolique de l’intérêt que portent les fondateurs d’Arcadie pour ce type d’agriculture et surtout la philosophie et le regard sur la nature qu’elle implique.

plantes aromatiques et médicinales en biodynamie
Au domaine agricole de POABS, dans le Kerala, en Inde, toutes les préparations biodynamiques sont réalisées sur place, ainsi que les cultures nécessaires : achillée millefeuille, camomille matricaire, pissenlit, etc.

Ces productions issues d’Agriculture Biodynamique restent cependant très minoritaires à Arcadie. Pour Anna, responsable de notre service commercial, la labellisation Demeter est clairement un plus pour nos produits. Elle fait sens et apporte une réelle valeur ajoutée, même si en France, c’est peu connu et reconnu par les consommateurs.

D’autres critères - comme les partenariats équitables, l’implication de nos producteurs en matière de développement de la biodiversité et la relocalisation de la production en France pour les plantes qui y sont cultivables - sont considérés comme plus prioritaires aujourd’hui.

Par ailleurs, les producteurs de plantes aromatiques en Agriculture Biodynamique certifiée ne courent pas les rues (pour le moment !), et les volumes demandés par Arcadie dépassent bien souvent l’échelle de production de l’Agriculture Biodynamique.

Et puis cette Agriculture Biodynamique questionne forcément, en interne aussi on peut entendre : “L’Agriculture Biodynamique ? Reste encore à prouver que ça marche“… Il y a débat, et tant mieux, ça nous met en vie !

En attendant, les réflexions et impulsions pour re-questionner le lien de l’Homme à la nature animent Arcadie. L’expérimentation de l’Agriculture Biodynamique à la ferme, qui commence tout juste, est un pas concret de plus, qui fera certainement cheminer la réflexion par l’observation, et le vécu. Par la vie quoi !

Auteure de l'article : Cécile Defèche

Agronome de formation, je suis responsable de la ferme d'Arcadie qui englobe l'activité agricole sur les plantes aromatiques et médicinales et la gestion des espaces de "terre libre" autour des bâtiments industriels. Pas peu fière de travailler dans une entreprise qui prend autant soin de la terre (la Terre) et de la vie... Ma casquette de communicante me permet aussi de vous informer, de la manière la plus transparente possible, des belles avancées d'Arcadie et de ses partenaires... (et quand il y en a, aussi des bugs de passage). Célébrer la beauté du monde, la vie et... la préserver !!

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Domaines d'action et piliers de l'économie circulaire. Source Ademe
Juin 18, 2021 Martin Lacroix 0 comments
(ECO-CONCEPTION) #1 L’éco-conception : indissociable de l’économie circulaire

(ECO-CONCEPTION) #1 L'éco-conception : indissociable de l'économie circulaire

L'eco-conception est un sujet complexe que nous ne pouvions traiter en un seul article. C'est pourquoi nous vous proposons une série de plusieurs épisodes sur ce sujet. Commençons par expliquer ce qu'est l'économie circulaire et quels sont ses enjeux actuels.

Urgence : sortir de l’économie “linéaire”

La conscience grandissante de l’urgence à s’engager dans une transition écologique et sociale pousse le secteur économique à remettre de plus en plus fortement en question ses fonctionnements.
Le concept d’économie circulaire, décrit à la fin des années 1980, vise à limiter le gaspillage des ressources et les impacts environnementaux des produits, en augmentant leur efficacité à tous les stades de l’économie. Plus concrètement, cette approche vise à réduire l’exploitation des ressources et à faire durer, ainsi qu’à réutiliser ou recycler plutôt que jeter.
Il est opposé à celui de l'économie “linéaire”, basée sur le fonctionnement suivant : “je conçois - je consomme rapidement - je jette”.

Domaines d'action et piliers de l'économie circulaire. Source Ademe

Piliers et de l'économie circulaire (source : ADEME)

Notions d’économie circulaire

Parmi les mutations à opérer, la conception des produits dans un objectif de longue durée de vie, qui implique des matériaux de qualité et une “réparabilité” (exemple : rendre facile le changement de la batterie d’un téléphone portable...). Mais tous les produits ne sont pas concernés : lorsque vous buvez un jus de fruits, la bouteille vide n’est pas cassée mais vous n’en avez plus l’usage initial.
S’ouvrent alors les voies du réemploi (la bouteille est récupérée et remplie du même produit) ou de la réutilisation (je garde la bouteille comme carafe d’eau). Pour les objets plus complexes, le “remanufacturing” est possible (exemple : récupérer des ordinateurs usagés et en refaire de “nouveaux” à partir des éléments qui fonctionnent encore). Le recyclage ne devrait intervenir qu’après avoir épuisé toutes ces possibilités.

Révolutionnaire, l‘économie circulaire ? Pas si sûr… La réparation, le recyclage, le réemploi, la réutilisation étaient des pratiques courantes jusqu’au milieu du XXe siècle (1). L’évolution de l’économie au cours de la seconde moitié du 20è siècle est plutôt allée dans le mauvais sens et il est grand temps d’inverser la tendance, sans toutefois revenir aux modèles anciens d’économie circulaire, qui ne pourraient répondre aux enjeux actuels.

Exemple de représentation des phases de la vie d'un produit source (source : Cahiers du développement durable.be)

L’eco-conception s’intègre à l’économie circulaire

L’eco-conception est une approche de la conception des produits qui correspond aux objectifs de l’économie circulaire. Elle intègre des notions autres que la seule rentabilité économique et l’efficacité d’utilisation : l’impact sur les ressources naturelles pour la fabrication du produit, sa durée de vie, ses possibilités de seconde vie ou de recyclage sont pris en compte.

De plus en plus d'entreprises s’engagent à faire évoluer la conception de leurs produits pour diminuer leurs impacts écologiques. Elles dépendent d’évolutions à plus grande échelle, comme la disponibilité en certains matériaux, l’amélioration des filières de réemploi, de réutilisation et de recyclage.

Ref. :

1 - L’économie circulaire : mise en perspective historique et enjeux contemporains. Publié par Franck AGGERI | N° 498 - INTELLIGENCE ARTIFICIELLE / ÉCONOMIE CIRCULAIRE

martin lacroix

Auteur de l'article : Martin Lacroix

écolo (à tendance barjot) et communicant, passionné par les plantes, les humains, les relations entre agriculture et biodiversité. Je dirige le service communication d'Arcadie et suis heureux de mettre mes compétences à disposition d'une entreprise qui incarne de manière authentique la démarche du développement durable. Mon souhait profond est que notre communication contribue - à sa modeste échelle - au changement de société dont nous avons besoin.

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Juin 11, 2021 meganeforestier 0 comments
Arcadie, pionnier des épices bio ?

Arcadie, pionnier des épices bio ?

L’aventure Arcadie débute il y plus de 30 ans, dans une humanité en pleine mutation, au sein de laquelle certaines personnes commencent à se poser la question de leur place et d’une forme de justice pour la planète et tous ses habitants. Mais cette histoire est aussi celle de rencontres, d’initiatives qui ont permis de poser les bases de la bio telle que nous la connaissons aujourd’hui.
Retour aux sources avec Dominique Kimmel, co-fondatrice d’Arcadie…

 

Un amour pour la vie végétale et une soif de liberté

Aux fondations d’Arcadie, il y a un couple : Dominique et Bernard Kimmel. Citadins, ils décident de réorienter leur vie pour “retourner” à la terre : ils s’installent producteurs de plantes aromatiques et médicinales dans l’Aude. Ils souhaitent ainsi allier leur amour des plantes, leur volonté de sortir du monde tel qu’il est et le fait de vivre de cette passion. Il s’agit donc d’une recherche de la liberté qui,pour eux, passe par ce retour à la terre et par l’entreprenariat. Avec en filigrane, une valeur très ancrée dans leur pratique : la justice pour la Terre et les Hommes. Un idéal difficile à défendre dans le monde d’alors !

Dominique et Bernard Kimmel furent eux-mêmes agriculteurs bio avant de créer Arcadie, Cook et L’Herbier de France en 1990.

Le problème de l'offre et de la demande

Dans les années 1970-80, les circuits de distribution bio n’existent pas encore. Les petits producteurs bio déjà existants dans les plantes aromatiques et médicinales (PAM) commercialisaient leurs produits en vente directe, sur les marchés, les foires bio.

Les PAM sont assez méconnues du grand public, de même que leurs vertus.
La fin des années 80, début des années 90 marquent un tournant important : des circuits de magasins spécialisés bio commencent à se monter ! La demande grandit et les magasins sont friands de nouveautés.

L’irrégularité des récoltes et l’étendue de gamme sont deux points limitants pour cette production. Dominique & Bernard savent que leurs petites productions ne suffiront pas. Après des formations, ils décident de créer une coopérative. Le but : proposer une gamme étendue de produits et sécuriser les approvisionnements en étant plusieurs à cultiver toute une gamme de plantes. Un nouveau défi qu’ils ont relevé, non sans difficultés face à son ampleur :

« On ne savait pas forcément, on ne se rendait pas compte ».

La demande est telle que parfois, les producteurs doivent compléter leurs productions par d’autres venant de plus loin : des plantes venues d’Espagne notamment, ou de Pologne.

Boussole dans romarin
La boussole représente pour nous un cap à tenir, une direction à suivre.

D'heureuses rencontres et un marché à prendre

C’est au détour des formations sur la gestion d’une entreprise ou sur l’agriculture que Bernard et Dominique rencontrent les personnes qui les accompagneront pendant quelques années. Déjà adhérents au label Nature & Progrès, Bernard & Dominique travaillent avec d’autres groupements de producteurs sur la création d’un cahier des charges pour la production de PAM qui précise les conditions de productions de PAM et permet un contrôle plus strict, par Nature et Progrès, des provenances.

Nous sommes alors vers la fin des années 1980, et le groupement de producteurs doit faire face aux premières incertitudes : les décalages entre les stocks et la vente. On se retrouve avec un surstock… Or, dans une coopérative, les produits ne sont payés aux producteurs que lorsqu’ils ont été vendus !
Ce qui est inconfortable pour certains producteurs qui préfèrent suivre leur propre route.

En circuits de distribution bio, on commence à voir apparaître de la vanille bio commercialisée par une entreprise allemande… Bernard se demande s’il n’y a pas là un marché à prendre, une opportunité de faire découvrir les épices bio en France. Et ainsi de sécuriser économiquement le projet. Car à l’époque, il est très difficile de dégager des revenus suffisants pour vivre de cette production ! Alors que Bernard et Dominique entrent en contact avec le contrôleur de Nature et Progrès pour les pays du tiers monde pour en apprendre plus sur la possibilité de trouver des épices certifiées bio ; ils sont alors contactés par une productrice de Madagascar qui justement souhaite faire certifier ses épices en bio. Une nouvelle aventure commence.

Aujourd’hui, 30 ans plus tard, 20% de nos épices nous viennent encore de ce pays et nous permettent de faire, à elle seules, 18% de notre chiffre d'affaires. Si les partenaires ont changé avec le temps, notre amitié pour la grande île n’a pas changé.

1ers produits Cook et L'Herbier de France
1ers produits Cook et L'Herbier de France

En résumé

Si Arcadie n’a pas été la première entreprise à travailler dans les plantes & épices bio, elle a été pionnière dans sa manière de le faire, au travers d’une coopérative, puis d’une entreprise classique. Cela a été possible grâce à des rencontres, la force et la patience de ses fondateurs, et la passion des personnes impliquées dans ce projet. Si l’entreprise a beaucoup évolué, elle reste fidèle à ses valeurs et à son idéal et fera tout son possible pour garder le même cap.

Mégane Forestier

Auteure de l'article : Mégane Forestier

Communicante de formation & par passion, je suis à Arcadie pour faire rayonner la raison d'être et partager avec nos parties prenantes nos valeurs et nos engagements. Afficionada des technologies numériques, je mets mes compétences et mon exigence de transparence au service d'une entreprise engagée.

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désherbage d'une parcelle de thym bio dans le tarn
Juin 04, 2021 Martin Lacroix 0 comments
Notre vision de la bio : ce n’est pas une option !

Depuis toujours, le choix de la bio est pour nous un choix exclusif avec 100% de nos produits certifiés bio depuis la création de la coopérative de producteurs en 1985. Et à l’heure où le dérèglement climatique devient une réalité que nous pouvons toucher du doigt tous les jours, ce choix sans compromis nous apparaît encore plus indispensable.
La bio n’est pas un simple sigle qualité, une option que nous pourrions choisir parmi d’autres, selon notre envie du moment. La bio est la seule solution pour sauver l’humanité, et il faut cesser de toute urgence de déverser des millions de tonnes de pesticides (15 millions de tonnes de pesticides par an, et 150 millions de tonnes d’engrais chimiques), qui tuent la flore, la faune et transforment les terres arables en poussière morte.

Notre vision de la bio : ce n'est pas une option !

Le Bio ou La Bio ?

LE Bio peut être défini comme l’aspect réglementaire et pratique du label “Agriculture Biologique” : les cahiers des charges et autres règlements.

LA Bio est en revanche l’esprit de l’agriculture biologique, la philosophie qui sous-tend cette démarche. Elle va au-delà d’un simple ensemble de règles techniques. Il s’agit d’une vision de l’agriculture - et même de l’alimentation - dans laquelle les pratiques agricoles respectent l’environnement et les êtres humains, avec des filières dont chaque maillon de la chaîne (producteurs, transformateurs, distributeurs) respecte les mêmes engagements.

Nos fondateurs, très engagés dans la bio

Avant de créer Arcadie, Cook et L’Herbier de France, Dominique et Bernard Kimmel ont effectué un “retour à la terre” au début des années 1980. Ils ont produit des plantes aromatiques et médicinales en agriculture biologique dans l’Aude et ont même participé à l’élaboration du premier cahier des charges pour la culture AB de ces productions !

Dominique et Bernard ont réussi à transmettre leur passion et leurs valeurs à leurs équipes et cela explique en partie pourquoi notre lien à la terre est encore bien présent après leur départ, malgré la taille grandissante de notre entreprise.

Dominique et Bernard Kimmel furent eux-mêmes agriculteurs bio avant de créer Arcadie, Cook et L’Herbier de France en 1990.

Bio et commerce équitable devraient être indissociables

Les partenariats avec nos fournisseurs ont toujours été au cœur de nos préoccupations. Nous cherchons le bon équilibre, avec des prix suffisamment rémunérateurs pour les agriculteurs.

Pour nous, une agriculture biologique avec des prix d’achats insuffisants est un non-sens. Le modèle de l’agriculture chimique (qui nous l’espérons, ne s’appellera plus un jour “agriculture conventionnelle”), en plus de polluer notre environnement et de détruire la fertilité des terres et la biodiversité, rémunère souvent très mal les agriculteurs (qui ne survivent alors que grâce aux primes de la Politique Agricole Commune).

De même, une production agricole qui serait certifiée “commerce équitable” mais avec les méthodes de l’agriculture chimique n’a pas de sens selon nous : est-il vraiment équitable de laisser les agriculteurs s’empoisonner (ainsi que l’environnement) avec des produits chimiques ?

logo Biopartenaire commerce équitable et bio
Le label Biopartenaire® est le seul label de commerce équitable uniquement réservé aux productions issues de l’agriculture biologique.

C’est pourquoi nous avons choisi d’engager nos approvisionnements dans la labellisation Biopartenaire®. Ce label certifie en commerce équitable uniquement les productions issues de l’agriculture biologique. Fin 2021, nous devrions atteindre 50% de nos volumes labellisés Biopartenaire® .

La véritable durabilité est à la fois économique, environnementale et sociale

La véritable durabilité n’est atteinte que lorsque ces 3 domaines sont pris en compte : l’environnement, les aspects sociaux et bien sûr la dimension économique.

Par notre engagement d’achat pour minimum 3 ans, sur des prix et des volumes rémunérateurs, le côté “économique” est atteint avec un contrat Biopartenaire®. Pour évaluer ce prix juste, un calcul fin des coûts de production est effectué par le producteur.

La pratique de l’agriculture biologique est garante de la durabilité environnementale.

Quant à l’aspect social, chaque partie d’un partenariat Biopartenaire® s’engage à avancer dans une démarche globale de progrès social. Un “fonds de développement” de 1 à 5 % du montant annuel du contrat, géré par les producteurs, facilite la mise en place des progrès sociaux.

Schema developpement durable
Schéma conventionnel du développement durable (Source : Ministère de l’écologie et du développement durable et commissariat général du Plan

Les productions doivent être au maximum locales

Il est urgent de relocaliser tout ce qui peut l’être. Pour répondre à la demande actuelle française en plantes aromatiques et médicinales, les capacités de cueillette ou de production en France sont actuellement insuffisantes.

Nous déployons ainsi beaucoup d’énergie pour participer à la construction de nouvelles filières agricoles pour ces productions, comme par exemple pour la filière “plantes de garrigues en régions Sud et Occitanie”.

désherbage d'une parcelle de thym bio dans le tarn
Désherbage d’une parcelle de thym chez une agricultrice de notre filière “plantes de garrigues” (photo Martin Lacroix)

Biodiversité agricole : un enjeu crucial à mieux prendre en compte

La biodiversité est capitale pour la durabilité de l’agriculture :

+ de biodiversité = + de fertilité ;

+ de biodiversité = meilleure adaptation des plantes/animaux à leur environnement (variétés et races anciennes plus rustiques) ;

+ de biodiversité = + de régulations naturelles = moins de maladies.

Si les pratiques de l’agriculture biologique favorisent la biodiversité et la fertilité des sols, d’autres approches complémentaires plus spécialement focalisées sur l’ensemble de la biodiversité sont intéressantes pour améliorer encore cet aspect. Parmi elles, le Biodiscore, mis au point par un de nos partenaires, semble une piste intéressante pour évaluer les systèmes agricoles en matière de biodiversité et les améliorer.

Il est nécessaire d’aller au-delà du label “agriculture biologique”

Au-delà du respect des cahiers des charges de l’agriculture biologique (contrôlé par un organisme externe indépendant), nous sommes très attentifs aux risques de contamination des produits issus de nos producteurs par des pesticides issus de cultures non bio proches : nous vérifions les éventuelles contaminations par la recherche systématique de plusieurs centaines de molécules pesticides de synthèse.

Nous sommes également très exigeants sur les qualités sanitaire et organoleptique (saveur, odeur) des productions.

parcelles de thym bio
Les productions issues de l’agriculture biologique ne sont malheureusement pas exemptes de risque de contamination (photo Maxime Beaufey)

Nous souhaitons enfin favoriser au maximum une agriculture paysanne, avec des fermes à taille humaine, et accentuons la prise en compte de la biodiversité dans les zones de production ou de cueillette.

Notre vision de la bio c’est donc une agriculture durable, qui prend soin de l’environnement (fertilité des sols, absence de pollution, maintien d’une grande biodiversité) mais également des Hommes (conditions de travail dignes, rémunération suffisante, haute qualité des produits). Et au-delà de l’agriculture, il s’agit d’une chaîne d’acteurs solidaires et engagés, depuis les agriculteurs jusqu’aux magasins où vous trouvez nos produits.

C’est avec joie que nous progressons chaque jour vers cet idéal, avec l’aide de l’ensemble de nos partenaires.

Sources :

https://www.agencebio.org/questions/quelle-difference-entre-le-logo-ab-et-le-logo-europeen-ab/

https://www.quechoisir.org/conseils-produits-bio-dans-la-jungle-des-labels-n45768/

https://auris-finance.fr/normes-biologiques/

martin lacroix

Auteur de l'article : Martin Lacroix

écolo (à tendance barjot) et communicant, passionné par les plantes, les humains, les relations entre agriculture et biodiversité. Je dirige le service communication d'Arcadie et suis heureux de mettre mes compétences à disposition d'une entreprise qui incarne de manière authentique la démarche du développement durable. Mon souhait profond est que notre communication contribue - à sa modeste échelle - au changement de société dont nous avons besoin.

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Visite chez Phaël Flor Madagascar
Notre engagement commerce équitable : témoignage de la responsable des achats à Arcadie

Julie est responsable des achats à Arcadie. Arrivée en 2000, elle a vu Arcadie grandir et évoluer sur bien des questions. Son engagement et son travail au sein d'Arcadie permettent de mieux comprendre les évolutions que nous envisageons à long terme, notamment en matière de commerce équitable au travers du label Biopartenaire. Témoignage.

 

Notre engagement commerce équitable : témoignage de la responsable des achats à Arcadie

Arcadie : Est-ce que tu peux te présenter rapidement en quelques mots ?

Julie : Arrivée dans l'entreprise dans les années 2000, jeune adulte, j'ai eu la chance de pouvoir "grandir" aux côtés d'Arcadie. J'ai pu la voir se tromper, recommencer, essayer mais toujours progresser dans un environnement changeant. Les différentes évolutions ont fait d'Arcadie la société que l'on connaît maintenant. Je suis fière d'avoir pu m'accomplir ici, apporter ma pierre à l'édifice, devenir ce que je suis devenue dans la communauté arcadienne.

Julie Visite Fournisseur Madagascar Arcadie
Julie en visite fournisseur à Madagascar
Contrat Biopartenaire Exemple
Exemple d'un contrat Biopartenaire
A. Quand tu es arrivée à Arcadie, où en était-on avec le commerce équitable et Biopartenaire ?

J : A mes débuts d’Arcadienne, la notion de commerce équitable était déjà ancrée.
En effet, les pratiques d’achats ont toujours été vertueuses avec nos fournisseurs mais malheureusement ces démarches n’étaient pas certifiées ; peu de filières, peu de produits l’étaient à ce moment-là.

A. Cela signifie-t-il que pour toi il manquait une formalisation de cet aspect équitable qui permettait de protéger les producteurs & Arcadie ?

J : Il manquait la partie de formalisation des contrats pluriannuels avec un engagement sur les prix minimum et les volumes, ainsi que le versement du fonds de développement. La partie commerciale fondée sur le dialogue, la transparence et le respect était en revanche très ancrée.

Partenariat POABS Arcadie Jardins de Nelliyampathy rencontre 2005
Signature du contrat avec les Jardins de Nelliyampathy en 2005

"La mise en place de contrats équitables permet également de garantir une stabilité, une vision à long terme sur les volumes et les prix pour les producteurs."

A. Quel a été ton positionnement par rapport à cela ?

J : Pour moi, il s’agissait d’une priorité. Le fait qu’une filière soit certifiée, surtout les filières lointaines, nous garantit que de bonnes pratiques sont effectuées.
Clairement, la mise en place de contrats équitables permet également de garantir une stabilité, une vision à long terme sur les volumes et les prix pour les producteurs.
De plus, le versement du fonds de développement permet de créer des projets qui ont du sens pour les communautés locales.
Concernant la qualité des matières premières, grâce aux contrats équitables de longue durée, nous pouvons être dans un système d’amélioration continue, faire progresser les producteurs en termes de qualité et de connaissance.

A. Pourquoi est-ce important que la certification se fasse surtout sur les filières lointaines ?

J : Un audit externe de notre organisme de certification est réalisé sur ces filières afin de garantir l’usage de bonnes pratiques. En effet, plusieurs critères sont audités au cours du partenariat à savoir :

  • Des critères économiques : accès au marché facilité ; paiement d’un prix juste ; relations commerciales à long terme ; préfinancement des commandes si besoin ; transparence et traçabilité...
  • Des critères sociaux : respect des conventions fondamentales de l’organisation Internationale du travail avec absence du travail des enfants et du travail forcé
 ;
  • Des critères de renforcement et d’autonomie des producteurs : fonctionnement démocratique et participation aux décisions ; égalité des travailleurs...
  • Des critères environnementaux : respect de la biodiversité ; interdiction des substances dangereuses ; utilisation des ressources naturelles ; gestion écologique des déchets et des emballages...
  • Des critères de sensibilisation : sensibilisation des populations aux enjeux d’un commerce mondial plus juste
    Pour moi, les risques majeurs sont ceux qui touchent aux critères sociaux et économiques.

En effet, le travail peu ou mal rémunéré dans les pays en voie de développement est d’usage. Le fait de devoir présenter des calculs de coûts de production pousse les structures commerciales à de bonnes pratiques.

Reunion Annuelle Producteurs Curcuma Madagascar
Réunion annuelle de producteurs à Madagascar. Elle a notamment pour but de faire évoluer les pratiques dans le respect de l'environnement.
A. Lorsque tu parles de qualité des matières premières livrées, tu veux dire que le contrat équitable établi le fait que nous devons apporter notre aide aux producteurs pour les aider à gagner en qualité & en maîtrise de leur filière ?

J : En effet, dans la structure du contrat que nous avons choisi, nous ajoutons nos critères qualité afin de “parler” tous le même langage. Lorsqu’on discute d’une matière, le fournisseur/producteur connaît nos attentes en termes de qualité. Il n’y a pas de surprise. Celui-ci s’engage à nous livrer la qualité attendue. Si pour X raisons la qualité de la production de l’année n’est pas au rendez-vous, une discussion s’engage pour comprendre pourquoi et surtout trouver un terrain d’entente. Il s’agit également d’un but à atteindre. Nous sommes en soutien pour évoluer en termes de qualité tout au long du partenariat afin que le partenaire puisse également s’ouvrir d’autres marchés.

"Grâce aux contrats équitables de longue durée, nous pouvons être dans un système d’amélioration continue, faire progresser les producteurs en termes de qualité et de connaissances."

A. Et pour l’avenir, comment vois-tu le commerce équitable à Arcadie ?

Il me semble essentiel que l’ensemble de notre gamme réponde aux critères du commerce équitable.
En effet, pour les pays tiers, le fonds de développement permet une réelle amélioration de la qualité de vie locale.
Je souhaite que, par nos achats de matières premières équitables, nous ayons un impact sur le long terme sur l’ensemble de la communauté locale.

A. Cela signifie-t-il qu’Arcadie travaille actuellement à faire labelliser toutes nos filières via le label Biopartenaire ?

Nous recherchons des filières alignées à nos valeurs, des projets qui font sens. En effet, nous souhaitons que l’ensemble de notre gamme produits finis soit certifiée Biopartenaire.
Il s’agit d’un critère important dans la sélection de nos fournisseurs.

A : Si tu devais caractériser l'engagement d'Arcadie dans le commerce équitable, quel mot ou phrase te viendrait spontanément à l'esprit ?

J : Durable

Mégane Forestier

Propos recueillis par : Mégane Forestier

Communicante de formation & par passion, je suis à Arcadie pour faire rayonner la raison d'être et partager avec nos parties prenantes nos valeurs et nos engagements. Afficionada des technologies numériques, je mets mes compétences et mon exigence de transparence au service d'une entreprise engagée.

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extraction de la vanille
Fabrication de notre arôme vanille : la simplicité en ligne de mire

Chez Cook, nous mettons un point d’honneur à concevoir des arômes les plus naturels possible. Cela signifie que nous n’ajoutons pas d’additifs ou d’exhausteurs de goût. Notre arôme de vanille ne contient donc que deux choses : la gousse et l’éthanol, composé essentiel pour extraire toutes les saveurs de la vanille. Mais comment arrive-t-on de la gousse à un arôme ? Les réponses dans cet article.

 

Fabrication de notre arôme vanille : la simplicité en ligne de mire

Les étapes d’avant fabrication : analyses et coupes des gousses.

La première étape avant même de débuter la fabrication de notre arôme vanille est l’analyse de la gousse. Il s’agit ici de mesurer son taux d’humidité et sa concentration en vanilline. En effet, ces taux sont importants pour anticiper la concentration de notre produit final. Vous l’aurez deviné : plus le taux de vanilline est élevé, meilleur sera notre arôme vanille.

Après l’analyse, la coupe des gousses. Cette dernière a une influence sur la qualité du produit. Plus les morceaux sont petits, plus ils seront en contact avec le solvant (l’éthanol) et donc meilleure sera l’extraction.

Si la coupe est trop fine, il peut y avoir un problème d’encombrement des filtres. Tout l’art consiste donc à trouver le point d’équilibre et à homogénéiser les cuves. Pour tout vous dire, c’est une étape que nous travaillons encore au broyage car nous ne sommes pas encore pleinement satisfait des résultats d’homogénéisation.

lot de gousses de vanille coupées
Réception des gousses de vanille coupées
gousses de vanille coupées
Les gousses de vanille sont coupées finement, sans être totalement broyées afin de faciliter l'homogénéisation dans les cuves.

Bains pour nos gousses : un arôme vanille très concentré et non comestible

Une fois les gousses coupées, ces dernières sont transférées à l’atelier des arômes (à quelques dizaines de mètres de là) où elles vont faire trempette dans des cuves chauffantes de 300L. L’eau est chauffée et mélangée avec 40% d’éthanol. Ce dernier est un composant essentiel car c’est lui qui permettra la meilleure extraction de la vanilline. Si nous chauffons l’eau, c’est pour donner un produit d’encore plus grande qualité.
Les gousses trempent pendant 24h, et nous prenons soin de mélanger de temps en temps en journée pour que l’extrait soit encore plus concentré.
Une fois ce temps passé, nous enlevons le jus et le gardons précieusement. Quant aux gousses, elles repartent pour un nouveau bain ! Cette fois-ci, nous ne mettons que de l’eau que nous chauffons à une certaine température pendant 24h. Pourquoi pas d’éthanol me diriez-vous ? Tout simplement parce que nous ne voulons pas un extrait très concentré en alcool…

gousses de vanille placées dans les cuves chauffées
Les gousses de vanille coupées sont placées dans les cuves chauffantes avec de l'eau et de l'éthanol

Presser les gousses pour en extraire la substantifique moelle

Maintenant que nos gousses ont fait trempette, nous les pressons. Cela nous donne un 3ème jus. Mais cette opération n’est pas si simple car le fait de presser autant la vanille amène les graines dans les filtres. Il faut alors nettoyer ceux-ci et recommencer. L’opération peut donc durer toute une journée.

extraction de la vanille
Les gousses de vanille trempent durant 24h avec un mélange d'eau et d'éthanol. L'opération est réitérée une seconde fois, sans éthanol, pour 24h encore.

Homogénéiser l’arôme vanille et l'envoyer au conditionnement

Il est enfin temps de passer à l’étape finale : le mélange des jus. Nous en avons donc 3 : celui de la première extraction, fortement concentré en éthanol, celui de la seconde extraction qui ne contient que de l’eau et de la vanille, et le dernier jus après pression de nos gousses. Nous mélangeons le tout dans une cuve de 1000L. Mais encore une fois, ce n’est pas si simple… En effet, les jus contiennent encore de la matière solide. Il faut donc laisser le temps au mélange de décanter. Au bout de 24-48h la matière restante vient se déposer au fond de la cuve. On peut alors prendre l’extrait limpide et… l’analyser.
Ces analyses ont pour but de vérifier le taux d’éthanol. Nous ne voulons pas qu’il dépasse 18%. Nous vérifions aussi le degré Brix qui est un indicateur de concentration du sucre. Plus ce dernier est élevé, plus l'arôme vanille est concentré. Enfin, nous vérifions le pPH et la densité. Ces taux sont décidés en amont, via la fiche technique du produit. Cela nous permet de démontrer notre qualité auprès de nos clients et de vous assurer un produit fini stable et excellent.
Enfin, nous envoyons un échantillon pour analyse de vanilline pour notre service qualité. L'extrait peut enfin partir dans nos ateliers pour être conditionné en produit fini, celui que vous connaissez si bien.

récupération du jus pour homogénéisation et conditionnement de l'arôme vanille
Une fois les deux bains faits, le jus est placé dans une cuve et laissé au repos pendant 24 à 48h afin de laisser le temps à la matière dure de se déposer au fond.

Evolution du processus de fabrication de l’arôme vanille

Comme vous l’avez vu, notre arôme vanille subit deux bains et encore plus d’analyses. Ces dernières ne servent pas qu’à attester de la qualité de notre produit. En effet, leur but est aussi de nous permettre d’améliorer le processus de fabrication. En ce sens, ce sont ces analyses qui nous ont permis de faire évoluer le processus vers celui que je viens de vous écrire.
Évidemment, notre processus actuel n’est pas parfait et nous travaillons sans cesse pour l’améliorer.
Mais nous sommes fiers de vous présenter un produit aussi naturel que possible et espérons que vous saurez l’apprécier et l’utiliser. Ce sera d’ailleurs l’objet de notre prochain article.

Mégane Forestier

Auteure de l'article : Mégane Forestier

Communicante de formation & par passion, je suis à Arcadie pour faire rayonner la raison d'être et partager avec nos parties prenantes nos valeurs et nos engagements. Afficionada des technologies numériques, je mets mes compétences et mon exigence de transparence au service d'une entreprise engagée.

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les vélos à arcadie
Les vélos à Arcadie

Les vélos à Arcadie

On parle beaucoup des vélos en ville, dans les grandes agglomérations dotées de pistes cyclables agréables. On en parle peu en campagne, là où il faut souvent sortir la voiture pour aller au travail ou emmener ses enfants à l’école. Arcadie n’est pas située dans une grande agglomération. Si Alès dispose de pistes cyclables et développe de plus en plus un réseau de location de VAE (vélo à assistance électrique), notre entreprise se situe dans une zone artisanale non desservie par les transports en commun. Pourtant, nombreux sont les Arcadiens qui bravent les côtes et les nids de poule pour se rendre au travail à vélo ! 

Quelques motivations et caractéristiques des Arcadiens cyclistes

Nous avons interrogé quelques Arcadiens cyclistes afin de mieux comprendre ce qui pouvait les pousser à venir à vélo. La première réponse fut celle de l’exercice physique : venir à vélo permet de faire le sport que peu ont l’énergie de faire après le travail ou le week-end. Le confinement n’a pas non plus été propice pour les activités sportives, certains Arcadiens nous ont aussi avoué que c’était même leur seul moyen pour se dépenser.
Ajoutons également que pour les Arcadiens, choisir le vélo est aussi un moyen de faire du bien à la planète. Eviter la voiture, c’est faire le choix d’un transport plus écologique, qui ne pollue quasiment pas (j’y reviens un peu plus bas).
Font-ils autant de kilomètres que cela ? Celles et ceux qui viennent à vélo habitent aux alentours d’Arcadie, environ 8-10kms. Sur les Arcadiens que nous avons interrogés, la moitié viennent avec un VAE et avouent que sans cela, ce serait bien plus difficile pour eux de se déplacer par ce moyen de locomotion. Ajoutons à cela le fait que notre région  ne peut pas vraiment être qualifiée de plate, mais plutôt de vallonné…

le vélo à arcadie infographie

Quels sont les autres bénéfices pour les Arcadiens cyclistes et pour la planète ?

La loi Française, afin d’encourager les travailleurs à venir à vélo, a mis en place une IKV (Indemnité Kilométrique à Vélo). Concrètement, cela signifie que l’employeur verse une somme à chaque personne venant à vélo au travail. Cette dernière est calculée en fonction du nombre de kilomètres parcourus. Elle ne peut excéder 200 kms par an, sauf si l’employeur veut bien faire plus. Ainsi, à chaque fois qu’un Arcadien utilise son vélo, il le mentionne sur sa fiche horaire, ce qui lui vaut de recevoir un petit pécule.
Pour notre planète, le bénéfice est aussi au rendez-vous : un déplacement en vélo rejette 22 g de CO2 par kilomètre, tandis qu’en voiture, on dégage en moyenne 270g par km.* Nous avons calculé que nous économisons environ 1,2T de CO2 par an grâce aux 5 000km déclarés par nos cyclistes Arcadiens ! Et encore, ils ne déclarent pas tous leurs trajets, c’est vous dire !

* Nous nous basons sur les chiffres donnés ici pour faire nos calculs : https://www.avem.fr/2015/11/12/est-ce-que-le-vae-est-polluant/

Ce qu’il nous reste à faire pour faire sauter les freins à l’usage du vélo

Nous sommes 115 à travailler à Arcadie, et nous ne faisons que 5 000 kms par an à vélo ? Et bien oui, car certains Arcadiens ont certains freins, organisationnels ou autres.  En 1er lieu, la logistique : déposer les enfants à l’école, faire les courses, sortir les poubelles, etc. On est souvent très minuté et multi-tâches. Ensuite, la distance. Non pas que la perspective d’une heure de vélo en rebute plus d’un, mais avouez que se lever une heure plus tôt tous les jours pour arriver à l’heure au travail n’est pas très réjouissant. Surtout que pour certains, la perspective de sentir la transpiration n’est pas très plaisante non plus. On les comprend ! Enfin, et pas des moindres : le coût d’un VAE. Si des aides régionales, départementales et de différentes agglomérations existent, l’achat d’un tel vélo est tout de même un investissement. Or, tous n’ont pas les moyens de s’offrir cela, ni même la possibilité de rentabiliser cet investissement. Et puis il nous faudrait les infrastructures nécessaires pour recharger les vélos et leur permettre d’être à l’abri en cas de mauvais temps. 
C’est là que notre service de Maintenance intervient. Il porte en effet le projet de construire un hangar à vélos qui permettrait, en plus d’accueillir les vélos des Arcadiens, de recharger les VAE. Pourquoi un tel projet ? Parce que ces bricoleurs sont persuadés que s’il y a les infrastructures, cela motivera beaucoup plus de personnes.
Mais les bâtiments ne font pas tout ! De manière générale, nous réfléchissons à des mesures incitatives plus larges. et puis le vélo est-il réellement la seule solution ? Déjà, certains Arcadiens ont mis en place le covoiturage, peut-être pourrions-nous nous en inspirer pour tenter d’étendre cette initiative à tous ceux qui le peuvent ?
To be continued donc…

Mégane Forestier

Auteure de l'article : Mégane Forestier

Communicante de formation & par passion, je suis à Arcadie pour faire rayonner la raison d'être et partager avec nos parties prenantes nos valeurs et nos engagements. Afficionada des technologies numériques, je mets mes compétences et mon exigence de transparence au service d'une entreprise engagée.

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romarin cook
Avr 02, 2021 cdefeche 0 comments
Le romarin : de la terre au flacon

Le romarin : de la terre au flacon

Fin février, c’est l’époque de la récolte du romarin à la ferme d’Arcadie à St Etienne de l’Olm (Gard). C’est aussi la 1re récolte qui ouvre la saison, et signe du printemps qui arrive ! Viendront ensuite le thym, l’origan puis la sarriette.
Plante emblématique des petits et grands maux d’hiver, goûteuse en tisane, nous vous proposons aujourd’hui de suivre le romarin du champ jusqu’au conditionnement final…

 

Belle culture de romarin

A la ferme d’Arcadie, les plants mis en culture sont issus de pépinière (des bébés romarins quoi !). On compte 10 000 à 12 000 plants pour une parcelle de 1 ha (1ha = 100m * 100m = 10 000 m2).
Les premières années de culture du romarin sont les plus fastidieuses : entre la préparation du sol, la plantation, et les désherbages qui vont suivre, la culture prend beaucoup de temps pour… ne pas récolter grand-chose !! Tant que les plants sont petits et ne couvrent pas suffisamment le sol, les autres herbes en profitent pour prendre leur part… ce qui induit un désherbage d’autant plus important !

parcelle de peuplier
Jeune parcelle de romarin de 1 an et demi. Ferme d’Arcadie, mars 2020. Les entre-rangs (les plus larges) ont été couverts par un semis d’engrais verts : des plantes protégeant et amendant le sol. On devine ici un mélange d’une graminée et d’une légumineuse, assez classique. Cette parcelle ne pourra pas encore faire l’objet d’une récolte mais sera seulement étêtée pour renforcer les plants. Il va falloir attendre encore un an pour récolter. 

Il faut attendre 3-4 ans pour que la plante atteigne son max de développement. Le romarin sera récolté une dizaine d’années, parfois moins, parfois un peu plus selon les conditions de sol, l’entretien de la culture, etc. Puis les plants de romarin vont commencer à fatiguer et produire moins de feuilles : la culture touchera à sa fin. Le sol sera ensuite laissé au repos quelques années, peut-être aidé d’un “engrais vert“ (un semis de plantes ayant des fonctions régénérantes), avant de pouvoir accueillir une autre culture, de préférence autre que le romarin (la diversité est toujours une bonne option !).

Des producteurs locaux pour notre romarin

En 2020, les 9,5 tonnes de romarin vendues par Arcadie en commerce bio spécialisé – c’est-à-dire tout le romarin que vous trouvez en magasin !, en pur et dans les mélanges, sous les marques Cook et L’Herbier de France – ces 9,5 tonnes de romarin donc, ont été produites par les agriculteurs de la filière régionale, dans les régions Occitanie et PACA.
Sur le terrain, cela correspond à 6 producteurs et 12 hectares. Chacun de ces producteurs cultive entre 1 et 3 ha de romarin pour Arcadie, avec des parcelles qui font en moyenne 1 ha.
Du local dont nous sommes fiers !

Vive la 1ère récolte !

parcelle de romarin sur le point d'être récoltée
Même parcelle de la ferme d’Arcadie, 1 an plus tard, en février 2021 : après presque 2 ans et demi en terre, les plants sont enfin prêts pour une 1re récolte !
Récolte d'une parcelle de romarin
La récolte est mécanique (ici, à la ferme, avec Yoachim). Sont visibles les rangs déjà récoltés, et ceux restant à faire. Toutes les herbes indésirables doivent être écartées afin de ne récolter si possible QUE le romarin : sinon les étapes de tri après récolte seront d’autant plus fastidieuses… voire la récolte inutilisable pour l’herboristerie !

Opérations post-récolte : sécher, battre, trier

La récolte est mise à sécher. En février, selon la météo, en plus des ventilations, il faut parfois actionner des réchauffeurs afin que la plante sèche correctement sans risque de noircir ni de fermenter.

Séchage du romarin au hangar d'Arcadie
Au hangar d’Arcadie : les séchoirs sont faits de claies en inox recouvertes de fins filets sur lesquels sont étalées les branches de romarin immédiatement après récolte. Une ventilation permet d’améliorer la circulation de l’air.

Puis le romarin passe par une étape de battage : batteurs et contre-batteurs vont permettre de bien séparer les tiges des feuilles et réaliser un premier tri.

Battage du romarin
La production une fois sèche passe par l’étape de battage (ici toujours au hangar de la ferme) : les tiges sèches sont séparées des feuilles et évacuées.

Enfin la récolte est triée : des systèmes de grands tamis successifs permettent encore d’affiner le tri et d’obtenir la feuille entière indemne d’autres éléments indésirables.

Tri du romarin
L’impressionnante trieuse à Arcadie ! Au 1er plan, un aménagement réalisé récemment pour pouvoir alimenter la trieuse directement avec les big-bag. La matière monte ensuite à la trieuse (verte, au fond) via un tapis roulant. Puis passe par différents tamis. Plusieurs sorties (les différents sacs), que surveille Stéphane, récupèrent différentes qualités (feuilles entières, coupées, etc.). Les déchets (autres herbes, feuilles mortes, restes de tige, etc) pourront rejoindre le bac de biodéchets et alimenter…  le compost !

Vérification qualité et analyses

Comme tous les lots de matière entrant à Arcadie, le romarin apporté à l’entreprise pour transformation et conditionnement est alors échantillonné pour envoi en laboratoire : le romarin ne continuera son chemin que s’il passe nos critères stricts en matière de pesticides (un article paraîtra bientôt sur ce point important !), sans traces de développements microbiologiques (moisissures ou autres) et sans gluten.
Sa qualité organoleptique et visuelle est également étudiée : un cahier des charges est édité par Arcadie et transmis à tous les producteurs en amont du partenariat.

Produits

Dans les ateliers de conditionnement, le romarin pur peut prendre 3 directions :

  • Les sachets pour tisane L’Herbier de France,
  • Les flacons de 100 mL Cook
  • Les sachets éco-recharge de 25g Cook.

Dans ces différents conditionnements, le romarin peut aussi prendre plusieurs formes : en feuilles entières (plutôt pour les sachets Herbier de France), en feuilles coupées (0,3 à 1 cm), et encore plus petits : en flocons (0,1 à 0,3 cm - dans les flacons Cook par ex.).

Enfin, il peut aussi être mélangé à d’autres plantes pour intégrer nos mélanges (promis, on fera un article spécifique sur le travail de transformation / mélange à Arcadie !) : Mélanges Barbecue, Arrabiata, Paëlla & Riz, sans oublier les Herbes de Provence de chez Cook… Côté L’Herbier de France, le mélange pour tisane contenant du romarin est forcément… L’Hivernale (sachets vrac ou boites infusettes) !

Conditionnement aux ateliers L'Herbier de France

Conditionnement Herbier de France semi-automatique
Ateliers L'Herbier de France : le romarin est vidé dans la doseuse semi-automatique (en haut). Ici Sophie remplit les sachets un à un.
soudage des sachets après remplissage
Les équipes tournent par 2 à différents postes : après le remplissage, Laury Anne soude les sachets.
Mise en carton des sachets Herbier de France de romarin
Puis changements de postes : les sachets de romarin sont rassemblés par lots de 6 (Laury Anne est maintenant à la “fardeleuse“) puis mis en carton étiqueté (Sophie).

Et c’est reparti pour une nouvelle série de sachets…
Les postes sont semi-automatiques. En 1h, 380-400 sachets sont remplis, fermés, rassemblés, encartonnés et rejoignent le stock des produits finis.

Conditionnement Cook

A Arcadie il y a 2 lignes automatisées pour remplir les flacons Cook de 100mL. Les opérateurs surveillent que toutes les étapes se passent bien : remplissage des flacons, colle de l’opercule, fermeture du bouchon, étiquetage, puis mise en carton. La cadence ? 28 flacons sortent chaque minute, soit 1680 flacons par heure. C’est sans compter aller chercher la matière première dans le stock, en alimenter la chaîne de conditionnement, ranger les cartons dans le stock de produits finis, tout nettoyer avant conditionnement d’une autre matière… et les interventions de maintenance diverses et variées nécessaire ça et là, régulièrement !

Conditionnement du romarin chez Cook
Les caisses en plastiques sont là pour récupérer tous les flacons éjectés par pression d’air car non conformes : présence d’éléments métalliques (un aimant les détecte systématiquement), poids non conforme, etc…
Conditionnement du romarin chez Cook
En bout des deux chaînes Cook, la mise en carton. Ici Stéphane et Laurent.
Ensacheuse pour les éco-recharges Cook
Et voici la toute nouvelle ensacheuse d’Arcadie ! Notre romarin peut ainsi vous être proposé en sachets éco-recharge, un emballage contenant très peu de plastique - et bientôt plus du tout !! Ici Clément (en haut) vérifie le bon fonctionnement des doseurs, Nicolas (en bas) règle les paramètres… Matthieu (du service Informatique) n’est jamais loin car il y a encore quelques petits ajustements à faire, qui relèvent de son domaine. Comme régler l’imprimante à étiquettes.

Préparation de commandes et expédition

Le service commerce aux préparations des commandes
Pendant ce temps, Ghislaine et Malika de notre service commercial saisissent les commandes clients.
Expédition des commandes
Les cartons sont ensuite rangés dans le stock “produits finis“, par ordre alphabétique s’il vous plaît : les préparateurs de commande y naviguent comme des poissons dans l’eau, pour aller récupérer tous les produits commandés ! Les stocks de produits finis s’étagent sur 3 niveaux ! Il ne faut pas s’y perdre ! Ici, Julia et Audrey mettent sur leurs chariots ce qui est demandé par chaque client, que ce soit pour les petites commandes avec les clients particuliers, ou les plus grosses commandes des magasins… Les colis sont ensuite empaquetés, et emportés chaque jour par les transporteurs…

Voilà ! Arcadie a presque terminé son boulot ! Le romarin n’est plus très loin de votre assiette ou de votre eau chaude…
Presque ?
Arcadie vous accompagne encore avec ses idées recettes et autres préparations, ses communiqués, son service après-vente… et prend volontiers tous vos retours, pour améliorer ce qui doit encore l’être, et consolider le meilleur !!

romarin cook

Auteure de l'article : Cécile Defèche

Agronome de formation, je suis responsable de la ferme d'Arcadie qui englobe l'activité agricole sur les plantes aromatiques et médicinales et la gestion des espaces de "terre libre" autour des bâtiments industriels. Pas peu fière de travailler dans une entreprise qui prend autant soin de la terre (la Terre) et de la vie... Ma casquette de communicante me permet aussi de vous informer, de la manière la plus transparente possible, des belles avancées d'Arcadie et de ses partenaires... (et quand il y en a, aussi des bugs de passage). Célébrer la beauté du monde, la vie et... la préserver !!

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Gachis_Epices_Image_Mise_En_Avant
Mar 26, 2021 Martin Lacroix 0 comments
10 astuces pour ne pas gâcher vos épices

10 astuces pour ne pas gâcher vos épices

N’avez-vous pas déjà vécu cette scène : vous arrivez dans une location de vacances, ou un logement de particulier pour une nuit, voire chez des amis, vous allez dans la cuisine, et là vous découvrez un flacon de poivre qui semble comme usé par les siècles.
(Discrètement) vous l’ouvrez et approchez précautionneusement les narines de l’ouverture. Au mieux, rien ne se passe. Au pire, une odeur désagréable, ou juste la sensation piquante, sans plus aucun parfum.

Allez, de temps en temps, une bonne surprise vous attend. Le flacon était trompeur : fraîchement rechargé, son contenu n’a rien à voir avec l’aspect élimé de son contenant. Mais trop souvent, l’intérieur n’est guère plus reluisant que l’extérieur.

Quel dommage, d’autant plus lorsqu’il s’agit de produits résultats d’une grande somme de travail de tout une chaîne de personnes, depuis la production agricole jusqu’aux magasins.

La grande question du jour est donc : comment éviter de gâcher vos épices ?

1. Conervez-les dans de bonnes conditions

Comme pour de nombreuses denrées alimentaires, les principales causes de dégradation des épices sont la chaleur et l’humidité. Choisissez donc avec soin leur endroit de stockage, si possible également à l’abri de la lumière (cette dernière ne dégradera que la partie externe en contact avec elle). Et fermez bien les couvercles !

2. Choisissez les formes qui se dégradent le moins vite

Une règle simple à retenir : plus un produit alimentaire est fractionné en petits morceaux, plus sa dégradation gustative sera rapide (la fragmentation multiplie la surface en contact avec l’air et donc avec les réactions naturelles chimiques et autres de dégradation).

Donc, lorsque vous le pouvez, achetez les épices sous leur forme non moulue, qui se conservera plus longtemps. Cela vous demande de posséder un bon moulin ainsi qu’une bonne râpe (pour la muscade par exemple), mais c’est un investissement modéré et très rentable : qui dit meilleure conservation dit saveurs plus intenses plus longtemps.

3. Achetez des quantités adaptées à votre consommation

Mais qu’est-ce que c’est que cette marque qui ne pousse pas à la consommation !? On aura tout vu… Nous sommes très heureux que vous achetiez nos produits,mais encore plus que vous ne les gâchiez pas. Donc, veillez à acheter des quantités raisonnables, en rapport avec votre consommation. Si vous souhaitez développer votre utilisation des épices - ce qui nous semble une très bonne idée pour vous et ceux qui partagent votre logement - allez-y progressivement.
 Nous vous proposons plusieurs conditionnements, adaptés à différents niveaux d’utilisation.

4. Pensez à utiliser vos épices tous les jours

Cela peut sembler très bête à rappeler, mais nos observations nous incitent à le répéter : même conservées dans de bonnes conditions, les épices ne sont pas éternelles. Après plusieurs années de stockage, elles risquent d’avoir perdu la majeure partie de leurs saveurs, voire de devenir immangeables.
Nous achetons souvent un flacon d’épices dans l’optique de préparer un plat particulier. Pour ne pas gâcher ce qui reste dans le flacon, il faut penser à l’utiliser à nouveau par la suite. Pour cela, deux atouts majeurs : garder les épices bien visibles dans votre cuisine et planifier vos préparations culinaires.
Si vos épices sont cachées au fond du placard, la probabilité de les gâcher augmente significativement. Si vous cuisinez toujours au dernier moment, vous risquez de choisir très souvent les mêmes épices.
Pour vous aider à utiliser plus souvent vos épices, nous avons mis au point spécialement pour vous un moteur de recherche par épice sur ce site. Vous tapez le nom de l’épice, vous sélectionnez (ou pas) le type de plat recherché, vous ajoutez vos éventuelles intolérances alimentaires, vous appuyez sur le bouton recherche : les recettes correspondant à vos critères apparaîtront !

Et le reste du web regorge également de bonne idées culinaires, avec un grand nombre d’épices. Cela demande juste un peu d’anticipation.
Libérez-vous des canons culinaires, libérez-vous des étiquettes : mélange “couscous” dans vos pâtes, mélange “pâtes” dans votre riz, soyez fous ! Utilisez des épices pour vos plats les plus simples : courgettes au paprika, salade d'endives à l’ail des ours etc etc : la créativité n’a de limites que celles de votre imagination et de vos habitudes alimentaires !

5. Dosez suffisamment

Les débutants en assaisonnement sont souvent très prudents avec les quantités. Si cela est sage pour les épices brûlantes ou piquantes, ça peut s’avérer contre-productif pour des épices plus douces. Le risque est la déception d’une saveur peu relevée, qui tient juste à un dosage trop peu important.
Donc testez, et n’hésitez pas à mettre une petite cuillère de plus. Vous pouvez aussi préparer 2 versions du même plat, une plus piquante ou relevée pour les palais habitués, une autre moins concentrée pour les palais très sensibles.
Et pour celles et ceux qui aiment les épices en très petites quantités, vous serez ravi-e-s d'apprendre que nous proposerons dans les prochains mois un présentoir vrac en magasin, pour vous servir exactement la quantité que vous souhaitez, dans le contenant que vous préférez...

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6. Partagez, échangez

Lorsque vous constatez que vous ne réussissez pas à utiliser toutes vos épices, avez-vous déjà pensé à les proposer à votre entourage ? Rien de plus facile qu’un petit flacon à transporter, à donner à un collègue, une ami, quelqu’un de votre famille. Vous pourrez lui faire découvrir de nouvelles saveurs tout en évitant le gâchis.

7. Rendez visible et étiquettez bien !

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Dans un tiroir, des étiquettes placées sur les bouchons s’avèrent bien pratiques...

Conserver correctement les épices et les garder visibles peut de prime abord sembler contradictoire. Il faut nuancer quelque peu notre propos. La lumière dégrade certes un peu les épices, mais peu en comparaison de la chaleur et de l’humidité. Si vous gardez bien vos couvercles fermés, même avec des flacons translucides (ce qui est les cas de nos flacons Cook ou d’autres contenants en plastique transparent ou en verre) vous pouvez laisser vos épices hors des placards ou tiroirs, à condition de ne pas les stocker trop près d'une source de chaleur ou d’humidité. 
L'étiquetage de vos flacons peut jouer un rôle déterminant, surtout si vous avez une belle collection : si vos épices sont rangées dans un tiroir, un système d’étiquettes sur le bouchon des flacons vous permet de repérer vos épices sans avoir à les soulever une à une, pratique qui s’avère très fastidieuse a-delà de 5 flacons.
Si c’est un placard qui les accueille, l’étiquetage par le dessus peut encore fonctionner pour quelques flacons. Au-delà, un plateau tournant ou un étagement est nécessaire si vous ne voulez pas risquer d'oublier les flacons qui sont le plus au fond...

8. Dédiez-leur un mobilier de rangement !

Vous pouvez également dédier une petite étagère spécialement à vos épices. Elles le méritent bien, elles qui mettent tant de saveurs et de couleurs dans votre alimentation ! Une étagère murale très peu profonde mais avec pas mal de rayonnages fera parfaitement l’affaire. Si vous souhaitez la placer à proximité de votre cuisinière ou plaque de cuisson, des modèles vitrés vous permettront de réduire l'exposition à l’humidité, surtout si vous n’avez pas de hotte aspirante.

9. Tenez les bouchons toujours propres et fermés

Règle de base : gardez vos flacons toujours bien fermés. Cela semble facile, mais il se peut que les bouchons se salissent un peu au fur et à mesure de leur utilisation, surtout pour les poudres. Veillez donc à retirer régulièrement la poudre qui est restée sur la surface de votre bouchon verseur, sans quoi son accumulation peut compromettre la bonne fermeture du flacon.

10. Regardez la DDM et fiez-vous à vos papilles

Si vous transvasez dans des contenants différents vos épices, pensez à y reporter la date de durabilité minimale. Elle est normalement inscrite sur le flacon que vous aviez préalablement acheté. Même si, au-delà de cette date, les épices restent comestibles (1), leurs propriétés gustatives ne sont plus les mêmes. Ce serait dommage de passer à côté de cette info !
Enfin, en cas de doute, goûtez le produit concerné. Si vous le connaissez, vous saurez s’il est s’il n’est vraiment plus bon ou s’il est simplement moins puissant qu’auparavant. Dans ce dernier cas, vous doserez un peu plus qu’à votre habitude pour parvenir à la même intensité aromatique.

(1) Il est important de bien distinguer DDM (date de durabilité minimale) et DLC (date limite de consommation).
La DLC concerne les aliments frais, vendus dans les rayons réfrigérés des magasins et grandes surfaces comme les viandes, les poissons, certains produits laitiers ou de charcuterie. Consommer un aliment de ces catégories après cette date peut comprendre des dangers pour la santé. Cette date est du type jour/mois/année.
La DDM indique quant à elle la durée pendant laquelle le produit garde toutes ses qualités. Le consommer au-delà de cette date n’engendre pas de risque pour la santé mais le produit sera simplement moins savoureux, moins bon. Cette date est du type mois/année.

N° de lot à gauche et DDM à droite...

Munis de toutes ces informations, vous voilà désormais mieux ”équipés” pour éviter de gâcher vos épices. Nous comptons sur vous !

 

martin lacroix

Auteur de l'article : Martin Lacroix

Ecolo (à tendance barjot) et communicant, passionné par les plantes, les humains, les relations entre agriculture et biodiversité. Je dirige le service communication d'Arcadie et suis heureux de mettre mes compétences à disposition d'une entreprise qui incarne de manière authentique la démarche du développement durable. Mon souhait profond est que notre communication contribue - à sa modeste échelle - au changement de société dont nous avons besoin.

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Mar 19, 2021 Martin Lacroix 0 comments
Oxyde d’éthylène : nos produits sont-ils concernés ?

Nouveau scandale alimentaire : l’oxyde éthylène (ETO), un désinfectant gazeux classé cancérogène, majoritairement utilisé pour désinfecter le matériel médical, interdit pour les usages alimentaires dans l’Union européenne depuis 1991, a été retrouvé l’automne dernier dans des graines de sésame originaires d’Inde. Parmi les lots concernés figurent des lots issus de l’agriculture biologique.

Oxyde d'éthylène : nos produits sont-ils concernés ?

Quelques données sur l'oxyde d'éthylène

Synthétisé pour la première fois en 1859, l’oxyde éthylène (ETO) se déploie pendant la première guerre mondiale, avec un double usage comme ingrédient de fabrication d'un réfrigérant (l'éthylène glycol) mais aussi d'une arme chimique tristement célèbre : le gaz moutarde.
En 1938, une méthode de stérilisation des épices à l'oxyde d'éthylène est brevetée aux États-Unis.
Les propriétés fongicides et bactéricides de cette molécule sont également appréciées pour la désinfection du matériel médical (utilisation qui perdure actuellement).
Également utilisé pour fabriquer de nombreux autres produits chimiques, il est le 14è produit chimique le plus fabriqué au monde (1).

Scandale sanitaire dans l'agro-alimentaire

Classé cancérogène, l'oxyde d'éthylène est interdit pour les usages alimentaires dans l’Union européenne depuis 1991.
Et pourtant : il est retrouvé à l’automne 2020 dans des graines de sésame originaires d’Inde. Parmi les lots concernés figurent des lots issus de l’agriculture biologique.

Des centaines de produits contenant du sésame font ainsi l’objet de retraits des magasins.

D’autres catégories de produits dont des mélanges d’épices indiens sont ensuite citées comme sujettes à cette contamination, ainsi que d’autres provenances que l’Inde.

Nos produits sont-ils concernés ?

Nous souhaitons par cet article vous rassurer sur notre vigilance la plus haute à l’égard de cette problématique et vous informer sur les actions que nous mettons en place.

 

1) L’Inde, principale origine des contaminations, est une provenance très minoritaire dans nos approvisionnements. 

2) Nous avons mis à jour notre plan de contrôle pour y ajouter la détection de cette molécule pour les lots à risque vis-à-vis de cette problématique. Cela concerne l’ensemble de nos matières en provenance d’Inde, mais aussi quelques autres origines, au fur et à mesure des données qui remontent de la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) et des organisations professionnelles de notre secteur.
Nous sommes également en lien étroit avec nos fournisseurs afin qu’ils nous fassent part de leurs garanties concernant les risques de contamination par l’ETO.

3) Sur la vingtaine d’analyses commandées à ce jour (laboratoire Eurofins), toutes sont conformes (en-deçà des seuils). Aucun de nos produits n’a été rappelé. Des analyses menées par la Direction des Fraudes sur notre thé (d’origine Inde) sont également conformes.
D’autres analyses sont en cours (parmi lesquelles l'ensemble de nos matières en stock en provenance d'Inde), le délai s’étant considérablement rallongé du fait du surcroît de demandes (à la date de cette publication, le délai est d'une dizaine de jours).

 

Cet allongement du délai d’analyses est susceptible d’entraîner des ruptures ponctuelles sur certains de nos produits et nous nous en excusons par avance. Nous restons mobilisés pour vous garantir le maximum de sécurité sur nos produits.

(1) Site internet d'Andersen Europe, mars 2021 : https://www.anderseneurope.fr/eto-sterilisation/ethylene-oxide/facts-about-eto

 

 

 

 

martin lacroix

Auteur de l'article : Martin Lacroix

Biologiste de formation, passionné par la transmission, par les sujets de l'alimentation, l'agriculture bio, la biodiversité et plus largement le développement durable, je suis responsable du service communication d'Arcadie. Témoigner des efforts constants de notre entreprise pour mieux préserver l'Homme et l'environnement, rendre consommateurs et autres clients plus conscients des enjeux de notre secteur d'activité, telles sont les missions dont je m'acquitte avec joie chaque jour.

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